Côtes-d’Armor : alerte sécheresse renforcée au Sud, restrictions d’eau étendues
Le préfet François de Keréver a placé le département en alerte sécheresse ce 15 juillet. La zone Sud reste en alerte renforcée avec des mesures strictes.
Face à un déficit hydrique qui s'aggrave, le préfet des Côtes-d'Armor a déclenché lundi l'alerte sécheresse sur l'ensemble du département. La zone Sud demeure en alerte renforcée (niveau Orange), tandis que le reste du territoire bascule en alerte simple (niveau Jaune).
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le préfet des Côtes-d'Armor a déclenché l'alerte sécheresse le 15 juillet 2026 sur l'ensemble du département.
- La zone Sud reste en alerte renforcée (niveau Orange), le reste du territoire passe en alerte simple (niveau Jaune).
- L'arrosage des pelouses et espaces verts est totalement interdit, celui des potagers autorisé hors plage 10h-20h ou 12h-20h selon les zones.
- Le remplissage des piscines privées et le lavage des véhicules à domicile sont interdits.
- L'irrigation agricole par goutte-à-goutte ou sondes électropilotées bénéficie de dérogations.
Le 15 juillet 2026, François de Keréver, préfet des Côtes-d’Armor, a signé un arrêté plaçant l’ensemble du département en alerte sécheresse. La zone Sud, déjà sous surveillance, est maintenue en alerte renforcée (niveau Orange). Le reste du territoire passe en alerte simple (niveau Jaune). Cette décision intervient après plusieurs semaines de chaleur et un déficit pluviométrique persistant qui menace les ressources en eau.
Les mesures restrictives en vigueur
L’arrosage des pelouses, massifs floraux et espaces verts est totalement interdit sur l’ensemble du département, selon la préfecture. Pour les potagers, l’arrosage reste possible mais uniquement en dehors de la plage 12 heures-20 heures. Ces restrictions s’appliquent même à l’eau de pluie préalablement collectée et stockée.
Le remplissage et la vidange des piscines privées sont interdits. Le lavage des véhicules à domicile l’est également, sauf pour les véhicules ayant une obligation professionnelle de propreté. Les golfs et terrains de sport doivent transmettre un suivi hebdomadaire des volumes d’eau consommés à la préfecture.
Dérogations pour l’agriculture
L’irrigation agricole bénéficie de dérogations ciblées. Les systèmes de goutte-à-goutte, micro-aspersion ou enrouleurs équipés de sondes électropilotées restent autorisés, précise la préfecture. Ces dispositifs permettent une irrigation localisée et économe en eau. Les autres méthodes d’arrosage agricole sont soumises aux mêmes créneaux horaires que les particuliers.
Risques d’incendies et mesures complémentaires
En parallèle, la préfecture avait déjà interdit temporairement les feux d’artifice du 9 au 15 juillet pour limiter les risques d’incendies. Des communes comme Saint-Nicolas-du-Pélem ont également suspendu les travaux agricoles de moisson et de pressage de paille entre 13 heures et 21 heures, selon la mairie. Ces mesures visent à prévenir tout départ de feu durant les heures les plus chaudes.
La Loire-Atlantique et les Landes, départements voisins, ont elles aussi été placées en vigilance jaune canicule ce jeudi, tandis que les Landes ont aménagé les horaires de chantiers pour protéger les travailleurs.
Contexte dans les Côtes-d’Armor
Le département avait déjà été placé en vigilance sécheresse le 25 juin 2026, selon la préfecture. Les Côtes-d’Armor, territoire de 600 000 habitants, dépendent fortement de ses nappes phréatiques et de ses cours d’eau pour l’agriculture, l’élevage et la vie quotidienne. La zone Sud, qui regroupe notamment les bassins versants les plus fragiles, subit un stress hydrique plus prononcé. Le déficit pluviométrique cumulé depuis le début de l’année pèse sur les réserves.
L’arrêté préfectoral détaille l’ensemble des restrictions par zone et par usage. La carte actualisée des zones concernées et la liste complète des mesures sont consultables sur le site officiel de la préfecture : cotes-darmor.gouv.fr.
Prochaine étape
La situation sera réévaluée dans les prochains jours en fonction de l’évolution météorologique et des niveaux des nappes. Si le déficit hydrique persiste, de nouvelles restrictions pourraient être déclenchées. La préfecture appelle les usagers à la vigilance et à une gestion économe de la ressource en eau.
