Coupe du Monde 2026 : l’attitude scandaleuse du Paraguay enflamme la polémique
Entre penalty contesté, insultes envers Deschamps et absence de cartons, le huitième de finale France-Paraguay soulève des questions sur l'arbitrage et l'esprit sportif.
Le huitième de finale remporté par la France face au Paraguay (1-0) à Philadelphie a déclenché une vague de critiques contre l'arbitrage et le comportement agressif des Sud-Américains, entre insultes envers Didier Deschamps et jeu dur resté impuni.
L’essentiel
- Fait 1 : La France s’est qualifiée pour les quarts de finale en battant le Paraguay 1-0 le 4 juillet 2026 à Philadelphie, grâce à un penalty de Kylian Mbappé à la 70e minute.
- Fait 2 : L’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev n’a adressé aucun carton jaune aux Paraguayens pendant le temps réglementaire, malgré 13 fautes commises.
- Fait 3 : Le sélectionneur Didier Deschamps a dénoncé des insultes proférées par le banc paraguayen visant sa mère récemment décédée.
- Fait 4 : Bradley Barcola a fustigé « un nombre inédit de coups en traître et de poussettes dans le dos » face aux micros de beIN Sports.
Ce qui s’est passé : un match sous haute tension
Le 4 juillet 2026, au Lincoln Financial Field de Philadelphie, l’équipe de France a décroché son billet pour les quarts de finale de la Coupe du Monde en dominant le Paraguay (1-0). Mais le score ne dit pas tout. La rencontre a viré au pugilat selon plusieurs observateurs, avec des 13 fautes paraguayennes restées largement impunies par l’arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev. Le seul but du match est venu sur penalty à la 70e minute, après une intervention de la VAR pour une faute de Diego Gómez sur Désiré Doué. Kylian Mbappé a transformé le penalty, portant son total à 7 buts dans le tournoi, à égalité avec Lionel Messi en tête du classement des buteurs.
Si la qualification est acquise, c’est l’attitude des joueurs paraguayens qui a dominé les débats. Les consultants de la BBC, dont l’ancien gardien Joe Hart, ont qualifié le laxisme arbitral de « scandaleux ». Aucun carton jaune n’a été distribué de la 1re à la 90e minute côté paraguayen, malgré des fautes jugées « en traître » par les attaquants français.
Les réactions : Deschamps, Barcola et Mbappé montent au créneau
L’incident le plus grave touche à la vie privée du sélectionneur. Didier Deschamps a révélé après le match que des insultes proférées depuis le banc paraguayen visaient sa mère récemment décédée. Une information confirmée par RMC Sport. « Certaines choses ont dépassé les limites du sport », a sobrement commenté le technicien.
Bradley Barcola, aligné sur l’aile, n’a pas mâché ses mots au micro de beIN Sports : « On a pris un nombre inédit de coups en traître, des poussettes dans le dos, sans parler des insultes. C’était du grand n’importe quoi. » Kylian Mbappé, lui, a répondu aux provocations avec une formule cinglante rapportée par Reuters : « S’ils pensent qu’on va arriver en smoking, ils se trompent. On sait aussi jouer un foot moche quand il le faut. »
L’arbitrage au cœur des critiques
Le nom d’Ilgiz Tantashev est désormais au centre de toutes les controverses. L’arbitre ouzbek a laissé filer des gestes dangereux sans sortir le moindre avertissement pendant 90 minutes. Selon le quotidien suisse Blick, qui a analysé les données, 13 fautes paraguayennes ont été commises sans qu’aucun carton jaune ne soit brandi. Un seul carton a été distribué à un joueur paraguayen, Carlos González, mais après le coup de sifflet final, lors d’échauffourées.
Les médias internationaux, notamment britanniques, ont relayé l’indignation. La BBC a titré sur un « scandale d’arbitrage », tandis que les supporters français sur les réseaux sociaux dénoncent une protection excessive des Sud-Américains. Le match a également été marqué par des insultes depuis le banc paraguayen, ce qui a fait monter la tension jusqu’au vestiaire.
Contexte en France : les Bleus au rendez-vous des quarts
Ce huitième de finale s’inscrit dans un parcours jusqu’ici maîtrisé des Bleus. Vainqueurs de l’Irak (3-0), de la Norvège (4-1) et de la Suède (3-0) en phase de groupes, les hommes de Didier Deschamps avaient déjà montré de la solidité défensive. Mais cette polémique vient ternir l’image de la compétition à l’approche du quart de finale contre le Maroc, programmé le 9 juillet. Le Maroc, qui a éliminé l’Italie, sera un adversaire coriace, mais les Bleus devront surtout gérer la fatigue et les séquelles émotionnelles de ce match houleux.
Le comportement paraguayen a ravivé les stéréotypes sur le « jeu sud-américain » fait d’antijeu et de provocations. Certains observateurs regrettent que la FIFA n’ait pas sanctionné plus fermement. Aucune déclaration officielle n’a encore été faite par l’instance sur d’éventuelles mesures disciplinaires à l’encontre de la sélection paraguayenne ou de l’arbitre.
Prochaine étape : un quart de finale sous pression
Les Bleus retrouveront le Maroc le 9 juillet pour une place dans le dernier carré. La question sera de savoir comment l’équipe de France digère cette atmosphère délétère. Didier Deschamps devra recadrer son groupe, tout en espérant que l’arbitrage sera plus rigoureux. En attendant, la polémique ne retombe pas et alimente les débats sur la nécessité d’une meilleure protection des joueurs et du fair-play en Coupe du Monde.