Coupe du monde 2026 : la Belgique obtient le droit de faire appel pour Balogun, le huitième sous tension

Le carton rouge de Folarin Balogun, suspendu par la FIFA après un coup de fil de Donald Trump, provoque une crise diplomatique sportive à 24 heures du choc États-Unis – Belgique.

Coupe du monde 2026 : la Belgique obtient le droit de faire appel pour Balogun, le huitième sous tension
Illustration Karim Hadj / info.fr

La Belgique a obtenu de la FIFA le droit de faire appel de la décision qui autorise l'attaquant américain Folarin Balogun à jouer son huitième de finale ce mardi 7 juillet. Une procédure d'urgence a été ouverte, ravivant la polémique autour d'une intervention présidentielle américaine.

L’essentiel

  • Fait 1 : Folarin Balogun a reçu un carton rouge direct le 1er juillet lors du seizième de finale États-Unis - Bosnie-Herzégovine.
  • Fait 2 : La FIFA a annulé sa suspension le 5 juillet, après un appel téléphonique de Donald Trump à Gianni Infantino.
  • Fait 3 : La fédération belge a obtenu le droit de faire appel en urgence, avec une audience prévue quelques heures avant le coup d’envoi du 7 juillet.

Le feuilleton judiciaire de la Coupe du monde 2026 connaît un nouveau rebondissement. Alors que le huitième de finale entre les États-Unis et la Belgique doit se jouer ce lundi 6 juillet au Seattle Stadium, la Belgique a obtenu le droit de contester la décision de la FIFA de blanchir l’attaquant américain Folarin Balogou, expulsé le 1er juillet contre la Bosnie-Herzégovine. L’instance a désigné en urgence un membre neutre de sa commission d’appel, sans lien avec les confédérations UEFA et CONCACAF, pour examiner le recours.

Le carton rouge devenu sujet d’État

Tout est parti d’une expulsion le 1er juillet. À la 73e minute du seizième de finale remporté par les États-Unis face à la Bosnie-Herzégovine, Folarin Balogun, l’attaquant de l’AS Monaco, reçoit un carton rouge direct pour un geste jugé dangereux. Le règlement de la Coupe du monde (article 10.5) prévoit alors une suspension automatique d’un match, soit le huitième de finale à venir.

Mais le 5 juillet, la FIFA annonce une décision spectaculaire : la suspension de Balogun est « suspendue pour une période probatoire d’un an », en vertu de l’article 27 de son code disciplinaire. Le joueur devient donc éligible pour le choc contre la Belgique. Selon l’AFP, cette annulation fait suite à un échange téléphonique personnel entre le président américain Donald Trump et le président de la FIFA Gianni Infantino. Une information confirmée par plusieurs médias, dont The Athletic.

La réaction de l’Union belge de football (URBSFA) ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué, la fédération s’est dite « stupéfaite » par cette décision, estimant qu’elle « viole les règles d’équité et le règlement officiel du tournoi ». Le sélectionneur Rudi Garcia a ironisé en conférence de presse : « On se croirait au 1er avril. Un appel de Trump suffit à changer les règles ? »

Une procédure d’appel express

La Belgique a officiellement obtenu le droit de faire appel, révèle The Athletic. Un membre de la commission d’appel de la FIFA, non lié à l’UEFA ni à la CONCACAF pour éviter tout conflit d’intérêts, a été désigné pour examiner le recours. Les deux fédérations ont dû soumettre leurs observations écrites avant 5 heures du matin, heure du Pacifique, ce lundi. La décision finale pourrait tomber quelques heures seulement avant le coup d’envoi, prévu à 19 heures locales (4 heures du matin mardi en France).

La partie belge conteste la base juridique de la décision initiale : un carton rouge direct pour une faute violente relève normalement d’une suspension ferme, et non d’un sursis. L’Union belge argue que l’article 27 du code disciplinaire de la FIFA est conçu pour des circonstances exceptionnelles, pas pour des gestes de jeu. « On a l’impression que la règle a été écrite spécialement pour ce cas », a glissé un membre de la délégation belge sous couvert d’anonymat.

Contexte dans les Alpes-Maritimes

Folarin Balogun, 25 ans, évolue depuis 2023 sous les couleurs de l’AS Monaco. Le club de la Principauté, situé dans les Alpes-Maritimes (06), suit avec attention ce feuilleton. Formé à Arsenal, l’attaquant est devenu un cadre de l’équipe américaine depuis sa naturalisation en 2023. Son entraîneur en Principauté, Adi Hütter, n’a pas souhaité commenter, mais l’entourage du joueur fait savoir qu’il se prépare normalement pour le match. Le sélectionneur belge Rudi Garcia, lui-même Français et ancien entraîneur de Lille, de l’Olympique de Marseille et de l’Olympique lyonnais, connaît bien la Ligue 1. Son opposition frontale à la décision de la FIFA ajoute une dimension franco-belge à cette affaire.

Un précédent dangereux pour l’équité sportive

Ce n’est pas la première fois qu’une intervention politique ébranle le monde du football. En 2022, la question du Mondial au Qatar avait déjà suscité des pressions diplomatiques. Mais un appel direct d’un chef d’État en exercice à quelques jours d’un match éliminatoire est sans précédent. « Cela ouvre une boîte de Pandore », estime un expert juridique cité par Eurosport. La Belgique, vice-championne du monde en 2018 et demi-finaliste en 2022, voit dans cette affaire une menace directe pour ses chances de progression. Les Diables Rouges, emmenés par Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku, restent sur une solide victoire 3-2 contre le Sénégal en seizième de finale, le 1er juillet.

Les États-Unis, de leur côté, défendent bec et ongles la présence de Balogun. Leur fédération a soumis un mémoire juridique détaillant les « circonstances atténuantes » du geste. La pression est maximale : le match de ce lundi est l’affiche la plus attendue du début de la compétition, avec près de 70 000 spectateurs attendus.

Prochaine étape : la décision de la commission d’appel

La commission d’appel de la FIFA doit rendre son verdict d’ici la fin de matinée, heure locale. Si le recours belge est rejeté, Balogun pourra jouer. S’il est accepté, sa suspension sera rétablie et il manquera le huitième de finale. Dans les deux cas, cette affaire laissera des traces : la FIFA a déjà promis une révision de ses procédures disciplinaires après la compétition. En attendant, le football retient son souffle.

Karim
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Sources

Karim Hadj

Karim Hadj

Karim est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans les sports de combat : boxe, MMA et arts martiaux. Il maîtrise les catégories de poids, les palmarès et les organisations (UFC, PFL, boxe professionnelle), décrit les styles sans sensationnalisme et resitue chaque affiche dans son enjeu de ceinture ou de carrière.

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