Coupe du monde 2026 : l’Irak, un adversaire à ne pas sous-estimer pour les Bleus à Philadelphie
Porté par sa diaspora et un duo offensif redoutable dans les airs, le 58e mondial défie la France ce lundi au Lincoln Financial Field.
Qualifié après 40 ans d'absence, l'Irak affronte la France ce lundi 22 juin à Philadelphie pour son premier match de Coupe du monde depuis 1986. Emmené par Ali Al-Hamadi et Aymen Hussein, le 58e mondial a montré sa capacité à surprendre en tenant l'Espagne en échec (1-1) en préparation.
L’essentiel
- Première historique : France et Irak s’affrontent pour la première fois de leur histoire, ce lundi 22 juin 2026 à Philadelphie.
- Qualification surprise : L’Irak s’est qualifié en battant la Bolivie 2-1 lors du barrage intercontinental le 1er avril 2026, avec des buts d’Ali Al-Hamadi (10e) et Aymen Hussein (53e).
- Préparation solide : Les Lions de Mésopotamie ont fait match nul 1-1 contre l’Espagne avant de s’incliner 0-2 face au Venezuela.
À 40 ans de la dernière participation irakienne au Mondial (Mexique 1986), la sélection dirigée par l’Australien Graham Arnold débarque à Philadelphie avec un statut d’outsider assumé. Mais derrière le 58e rang mondial, c’est tout un peuple et une diaspora estimée à 10 millions de personnes qui poussent.
Un duo Al-Hamadi-Hussein qui monte
Le danger irakien porte deux noms : Ali Al-Hamadi et Aymen Hussein. Le premier, formé à Liverpool après avoir fui la guerre de 2003, évolue à Luton Town (D3 anglaise). Sa mobilité et son sens du but ont fait la différence lors du barrage décisif. Le second, capitaine et véritable talisman, a inscrit le but de la qualification. « Ce sont deux joueurs qui ont une grosse présence dans la surface et une capacité à marquer de la tête », souligne un observateur cité par Orange Sports. Face à une défense française qui a parfois montré des fragilités sur les coups de pied arrêtés, le duo irakien pourrait capitaliser.
La force de la diaspora
Selon Graham Arnold, interrogé par Orange Sports, la diaspora irakienne - environ 10 millions de personnes - constitue un moteur psychologique considérable. « La pression est énorme, mais la fierté aussi. Ces joueurs savent qu’ils portent les espoirs de tout un peuple, en Irak et à l’étranger. » À Philadelphie, où la communauté irakienne est significative, le Lincoln Financial Field pourrait résonner de chants arabes.
Contexte dans le groupe I
La France, la Norvège et le Sénégal complètent ce groupe I. L’Irak, dernier qualifié, n’a rien à perdre. Son match nul contre l’Espagne (1-1) en préparation a prouvé qu’il pouvait tenir tête à une grande nation. Sa défaite 0-2 contre le Venezuela, plus récente, rappelle toutefois les limites d’une équipe encore en construction. Mais dans un groupe où chaque point comptera, les Bleus ne peuvent se permettre de prendre ce match à la légère.
Prochaine étape : un exploit à portée de crampons ?
Le coup d’envoi sera donné à 21 heures (heure française) au Lincoln Financial Field. Une victoire française lance idéalement sa campagne. Un faux pas, et l’Irak entrerait dans l’histoire du football mondial en signant l’un des plus grands exploits de la Coupe du monde 2026.
Sources
- L'Équipe : Futur adversaire des Bleus, l'Irak termine sa préparation par une défaite contre le Venezuela
- 20 Minutes : Coupe du monde 2026 : L'équipe de France connaît son dernier adversaire, l'exploit de l'Irak
- Orange Sports : Coupe du monde 2026 : Comment l'Irak peut-il surprendre les Bleus ?
- FFF : Et ça sera l'Irak