Coutances : un homme de 63 ans jugé pour viols répétés sur la sœur mineure de sa compagne

La cour criminelle de la Manche examine des faits survenus entre 2012 et 2017, la victime ayant 13 ans au début des agressions.

Coutances : un homme de 63 ans jugé pour viols répétés sur la sœur mineure de sa compagne
Illustration Benoît Lecomte / info.fr

Un homme de 63 ans, de nationalité française et d'origine togolaise, est jugé depuis cette semaine devant la cour criminelle de la Manche à Coutances. Il est accusé de viols et agressions sexuelles répétés sur la sœur mineure de sa compagne, entre 2012 et 2017. Le verdict est attendu ce 5 mai 2026.

Un homme de 63 ans, de nationalité française et d’origine togolaise, comparaît devant la cour criminelle de la Manche à Coutances pour viols et agressions sexuelles sur mineure. La victime était la sœur cadette de sa compagne. Les faits remontent à une période allant de 2012 à 2017, selon actu.fr. Le verdict est prévu ce mardi 5 mai 2026.

L’essentiel

  • Accusé : un homme de 63 ans, français d’origine togolaise, en couple avec la sœur aînée de la victime entre 2012 et 2015
  • Faits : viols et agressions sexuelles répétés sur la sœur mineure de sa compagne, commencés alors que la victime avait 13 ans
  • Période : de 2012 à 2017, dans la région de Saint-Lô (Hébécrevon et domicile parental)
  • Peine encourue : 20 ans de réclusion criminelle
  • Verdict : attendu le 5 mai 2026 à Coutances

Des faits sur cinq ans, dans la région de Saint-Lô

Selon actu.fr, les agressions auraient débuté en 2012 alors que la victime était âgée de 13 ans. Elles se sont poursuivies jusqu’en 2017, dans plusieurs lieux : le domicile parental de la victime et celui du couple, à Hébécrevon, dans la Manche. L’accusé était alors en relation avec la sœur aînée, de 35 ans sa cadette.

Toujours selon la même source, la manipulation décrite à l’audience ne se limitait pas aux actes physiques : des contacts via SMS auraient accompagné les faits sur la durée.

L’accusé nie à l’audience malgré des aveux partiels en garde à vue

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En garde à vue, l’homme avait partiellement reconnu les faits, selon actu.fr. Devant la cour, il les nie en totalité, invoquant des pressions subies lors de son audition par les forces de l’ordre. La présidente de la cour lui a adressé cette observation, rapportée par actu.fr : « Vous avez une véritable attirance pour les très jeunes filles. »

L’accusé encourt 20 ans de réclusion criminelle. Ce type de dossier, impliquant un adulte de l’entourage proche d’une mineure, reste l’une des configurations les plus fréquentes dans les affaires de violences sexuelles sur enfants portées devant les cours criminelles départementales. Un cas comparable à Perpignan, jugé récemment, illustre la diversité des profils jugés pour ce type d’infractions.

Contexte dans la Manche

La cour criminelle de la Manche siège à Coutances. Lors de sa première session 2026, du 26 janvier au 6 février, elle avait déjà jugé cinq affaires de viols ou agressions sexuelles sur mineurs, selon Ouest-France. Ce type d’audience est devenu un marqueur régulier du calendrier judiciaire manchois depuis la création des cours criminelles départementales en 2023, qui ont déchargé les cours d’assises de certains dossiers de crimes passibles de moins de 20 ans.

En novembre 2025, un homme avait été condamné à six ans de prison par cette même cour pour viols sur la fille mineure de sa compagne dans le département, selon actu.fr. L’affaire jugée cette semaine présente un profil similaire mais une durée des faits plus longue et une peine maximale encourue plus élevée.

À l’échelle nationale, le ministère de l’Intérieur recensait en 2025 quelque 132 300 victimes de violences sexuelles enregistrées par les services de police et de gendarmerie, dont 76 200 mineures - soit une hausse de 8 % par rapport à 2024. Cette progression statistique nourrit le flux de dossiers traités par les juridictions pénales, y compris en Normandie. Le récent procès d’un animateur périscolaire parisien pour agressions sur écolières illustre l’ampleur nationale du phénomène.

Prochaine étape : le verdict ce 5 mai

La cour criminelle de la Manche devait rendre son verdict ce mardi 5 mai 2026, selon actu.fr et Ouest-France. Les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense n’ont pas été détaillées publiquement à ce stade.

Sources

Benoît Lecomte

Benoît Lecomte

Benoît est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Manche (50), avec Saint-Lô pour chef-lieu. Spécialité du département : chantier naval Cherbourg (Naval Group, sous-marins) et Mont-Saint-Michel. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Normandie.

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