Créteil : des riverains alertent sur les plongeons dangereux dans la Marne
Malgré l'interdiction de baignade, des adolescents sautent depuis la passerelle des Uzelles. Une pétition réclame des mesures de sécurité.
Des groupes d'adolescents pratiquent régulièrement des plongeons depuis la passerelle des Uzelles à Créteil, dans le Val-de-Marne. Les riverains du quartier des bords de Marne dénoncent les risques d'accidents graves et réclament des dispositifs anti-sauts.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Des adolescents de 10 à 15 ans sautent régulièrement depuis la passerelle des Uzelles à Créteil, malgré l'interdiction de baignade dans la Marne.
- Une pétition lancée le 18 juin 2026 par Loïc Evenou réclame des dispositifs anti-sauts et une surveillance accrue.
- Plus de 40 % des noyades accidentelles en France concernent les mineurs de moins de 18 ans, selon Santé publique France.
- Les riverains dénoncent les risques de blessures graves sur des obstacles immergés (béton, ferraille) et les nuisances sonores associées.
Des adolescents de 10 à 15 ans sautent régulièrement depuis la passerelle des Uzelles, qui prolonge la rue Monfray et enjambe le bras du Chapitre de la Marne vers l’île Sainte-Catherine, à Créteil. La baignade y est pourtant interdite par arrêté préfectoral.
Selon Le Parisien, les riverains du quartier des Uzelles alertent sur les risques de blessures graves, voire mortelles. « L’un d’entre eux va se blesser ou pire », témoigne un habitant. Les sauts s’accompagnent de nuisances sonores : cris, musique forte. Le rivage de l’île Sainte-Catherine, en face, se dégrade.
Une pétition lancée mi-juin
Le 18 juin 2026, Loïc Evenou a lancé une pétition sur Change.org pour dénoncer les sauts dangereux des mineurs et le tapage diurne. Le texte demande des mesures concrètes : dispositifs anti-sauts, surveillance accrue. La pétition circule dans le quartier depuis plus d’un mois.
Une proposition déposée au budget participatif de Créteil va dans le même sens. Elle vise à sécuriser les bords de Marne au 21 chemin du Bras du Chapitre et cite explicitement « les risques d’accidents graves liés à la pratique récurrente des sauts malgré l’interdiction ».
Des risques bien réels
La baignade sauvage dans la Marne est formellement interdite par arrêté préfectoral pour des raisons de sécurité et de santé, rappelle la ville de Créteil. Les risques incluent des blessures graves sur des obstacles immergés - béton, ferraille - et des courants imprévisibles, selon Voies Navigables de France (VNF).
Selon Santé publique France, plus de 40 % des noyades accidentelles en France concernent les mineurs de moins de 18 ans. Les autorités invitent le public à privilégier les sites aménagés et surveillés.
Contexte dans le Val-de-Marne
Créteil compte environ 93 000 habitants. La ville est traversée par la Marne, qui dessine plusieurs îles dont l’île Sainte-Catherine et l’île de loisirs. Le département du Val-de-Marne recense chaque été des accidents liés à la baignade sauvage en rivière.
Les services de sécurité, dont la police fluviale, mènent des patrouilles régulières et utilisent parfois des drones pour prévenir les risques, selon l’AFP. Mais la surveillance ponctuelle ne suffit pas à dissuader les adolescents, soulignent les riverains.
Prochaine étape : des dispositifs physiques ?
Les riverains espèrent que la municipalité installera des filets ou des barrières anti-sauts sur la passerelle des Uzelles. La proposition du budget participatif attend son examen. En attendant, la mairie n’a pas encore détaillé de calendrier de travaux.
Les habitants du quartier des bords de Marne restent mobilisés. Ils craignent qu’un drame survienne avant la mise en place de mesures pérennes.
