Crimes sur mineurs : l’Assemblée veut abolir la prescription
Un rapport transpartisan propose de rendre imprescriptibles tous les crimes commis sur des enfants. Une proposition de loi a été déposée.
Trois députés de bords opposés veulent supprimer tout délai de prescription pour les crimes sur mineurs.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Le décalage entre prescription et révélation
Les victimes parlent en moyenne entre 45 et 50 ans en France, autour de 52 ans à l'échelle européenne. La prescription expire à 48 ans. Le rapport veut supprimer ce mur.
L'affaire Le Scouarnec comme détonateur
299 viols et agressions sexuelles, 19 victimes exclues pour prescription. L'affaire illustre les limites du droit actuel.
Une justice sous-dimensionnée
500 dossiers pour 9 enquêteurs à Nantes. Plaintes en hausse de 240 % en zone gendarmerie. Quatre fois moins de procureurs que la moyenne européenne.
L'imprescriptibilité sans moyens
Rendre un crime imprescriptible ne crée pas d'enquêteur. Le rapport ne chiffre ni les postes nécessaires ni le coût budgétaire pour traiter des faits vieux de 40 ou 50 ans. C'est sa lacune majeure.
La convergence européenne
Le Parlement européen a voté pour l'imprescriptibilité en juin 2024, mais le Conseil a retenu des délais minimaux de 10 à 20 ans. Le trilogue est en cours. La Suisse, la Belgique, les Pays-Bas et le Danemark l'ont déjà adoptée.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Un rapport transpartisan présenté le 15 avril propose l'imprescriptibilité de tous les crimes sur mineurs, au pénal et au civil.
- Les victimes de violences sexuelles dans l'enfance parlent en moyenne entre 45 et 50 ans en France (52 ans à l'échelle européenne) - la prescription expire à 48 ans.
- L'affaire Le Scouarnec (299 victimes, 19 exclues pour prescription) a servi de catalyseur au rapport.
- Le rapport ne chiffre aucun besoin en postes supplémentaires ni en budget pour traiter des dossiers anciens de 40 ou 50 ans.
- Le Parlement européen a voté l'imprescriptibilité en juin 2024, mais le Conseil a retenu des délais minimaux - le trilogue est en cours.
- Une proposition de loi transpartisane a été déposée le 9 avril, discussion espérée en juin.
Aux Invalides [1], ce mercredi 15 avril [2], une quinzaine [3] de militants tiennent des pancartes rouges. « Le temps passe, la douleur reste » [4]. « Pas de compte à rebours face à l’inceste » [5]. « Victimes à perpétuité » [6]. À deux pas de l’Assemblée nationale, le silence pèse plus que les slogans.
À l’intérieur du Palais-Bourbon, la délégation aux droits des enfants [7] examine le rapport de la mission d’information sur l’imprescriptibilité des violences sexuelles commises sur les mineurs [8]. Trente-quatre recommandations [9]. En tête: rendre imprescriptibles tous les crimes commis sur des enfants, au pénal comme au civil [10].
Le mur des 48 ans
Depuis la loi du 3 août 2018 [11], le délai de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs est de trente ans [12] à compter de la majorité de la victime, conformément à l’article 7 du Code de procédure pénale, modifié par cette même loi. Concrètement: une victime de viol survenu dans l’enfance peut porter plainte jusqu’à l’âge de 48 ans [13]. Pour les agressions sexuelles, c’est 20 ans [14] après la majorité - soit jusqu’à 38 ans [15]. En l’état du droit, l’article 222-24 du Code pénal punit le viol commis sur un mineur de quinze ans de vingt ans de réclusion criminelle. L’imprescriptibilité ne modifierait pas les peines encourues, mais supprimerait la date butoir au-delà de laquelle les poursuites deviennent impossibles.
Le problème tient en un chiffre. En France, l’âge moyen de révélation des violences sexuelles subies dans l’enfance se situe autour de 45 ans, selon certaines estimations [16]. À l’échelle européenne, selon un rapport du Brave Movement et de Child Global, cette moyenne se situerait autour de 52 ans [17] - un écart qui s’explique par des périmètres géographiques et des méthodologies de recueil différents, les données européennes intégrant des pays où la parole se libère encore plus tardivement. Quelle que soit la source retenue, le constat est le même: le délai de prescription, qui expire à 48 ans, est souvent dépassé avant que la parole ne se libère.
« Il m’a fallu 40 ans pour porter plainte, et la justice m’a dit que c’était trop tard » [18], témoigne une victime présente au rassemblement.
Trois députés, un texte
Les trois coauteurs du rapport viennent de familles politiques différentes: Arnaud Bonnet [19] (Les Écologistes, Seine-et-Marne), Perrine Goulet [20] (MoDem, Nièvre) et Alexandra Martin [21]. Pour cette dernière, les sources divergent sur l’étiquette exacte: le rapport la présente comme membre de « Nouvelle Énergie » (ex-LR) [21], tandis que d’autres sources la rattachent au groupe « Droite républicaine » [22]. La proposition de loi transpartisane a été déposée le 9 avril [23]. Les trois députés espèrent qu’elle sera discutée en juin [24].
« On ne touche pas aux enfants et si on le fait, on pourra être condamné jusqu’à sa mort » [25], résume Perrine Goulet [26] selon La Croix. Le choix d’étendre l’imprescriptibilité à tous les crimes - pas seulement sexuels - vise, selon elle, à garantir une « cohérence juridique » [27] et « d’envoyer un signal très clair, à toute la société, d’interdiction des violences sur les enfants, quelle que soit leur nature, et sans faire la différence entre elles » [28].
Arnaud Bonnet [22] enfonce le clou, selon Sud Ouest: « Il est temps qu’il y ait une véritable bascule en France sur la manière dont on considère la protection qu’on doit aux enfants, nous n’avons pas à leur faire porter la responsabilité du moment de la révélation » [29].
L’ombre Le Scouarnec
Le rapport tire les leçons de l’affaire Le Scouarnec [30]. L’ancien chirurgien Joël Le Scouarnec [31] a été condamné le 28 mai [32] par la Cour criminelle du Morbihan [33] à vingt ans de réclusion criminelle [34] pour 299 viols et agressions sexuelles aggravés [35] commis sur des mineurs de onze ans en moyenne [36], entre 1989 et 2014 [37], dans une dizaine d’hôpitaux [38].
Mais 19 victimes [39] ont été exclues de la procédure par la cour d’appel de Rennes [40] pour prescription. Sur les 312 retenues initialement [41], 293 [42] restent dans la procédure. Le parquet de Lorient [43] avait inclus 80 victimes [44] aux faits prescrits, en invoquant la notion d’obstacle insurmontable inscrite dans le Code pénal depuis février 2017 [45]. La cour d’appel a estimé que cet obstacle n’existait pas pour 19 d’entre elles.
Aucune des sources consultées ne mentionne de prise de position publique des collectifs de victimes de l’affaire Le Scouarnec - pourtant constitués en partie civile - sur cette proposition de loi spécifique. Un silence qui interroge, alors que ces associations ont porté le combat judiciaire pendant des années.
« La société ne comprendrait plus qu’un criminel qui a reconnu les faits ne puisse être jugé en raison de l’extinction de l’action publique » [46], écrivent les rapporteurs. « Cela permettrait de condamner un homme comme Le Scouarnec à la perpétuité » [47], fait valoir Perrine Goulet [26] selon 20 Minutes.
Le cadre juridique applicable
En droit français, l’article 7 du Code de procédure pénale fixe les délais de prescription de l’action publique: un an pour les contraventions, six ans pour les délits et vingt ans pour les crimes [48]. Pour les viols sur mineurs, la loi du 3 août 2018 [11] a porté ce délai à trente ans à compter de la majorité [49] - une dérogation au droit commun qui reconnaît la spécificité des violences sexuelles sur enfants. L’article 222-23 du Code pénal définit le viol et le punit de quinze ans de réclusion criminelle; l’article 222-24 porte cette peine à vingt ans lorsque la victime est un mineur de quinze ans. La loi du 21 avril 2021 [50] a renforcé la protection des mineurs contre les crimes et délits sexuels et l’inceste, en créant notamment de nouvelles infractions spécifiques.
Le rapport propose aussi d’allonger la prescription des violences physiques et psychologiques sur mineurs - actuellement de six ans [51] - à dix ans [52] à compter de la majorité, et à vingt ans [53] lorsqu’elles sont commises par un ascendant.
L’Assemblée nationale avait écarté l’imprescriptibilité lors de l’adoption en première lecture, le 28 janvier 2025 [54], d’une proposition de loi sur les violences faites aux femmes et aux enfants. Le Sénat, adoptant le texte le 3 avril 2025 [55], a en revanche allongé à 30 ans [56] la durée de prescription en matière civile.
L’Europe avance - et la France hésite
En juin 2024 [57], le Parlement européen a voté pour l’imprescriptibilité pénale des violences sexuelles sur mineurs [58], dans le cadre de la révision de la directive 2011/93/UE [59] relative à la lutte contre les abus sexuels. Ce vote s’inscrit dans la position du Parlement sur la proposition de directive soumise par la Commission le 6 février 2024 [60]. « Comme il faut souvent des décennies aux victimes pour témoigner, nous devons supprimer les délais de prescription pour ces crimes » [61], a déclaré le rapporteur Jeroen Lenaers [62] (PPE, Pays-Bas).
Mais ce vote ne crée pas, en l’état, d’obligation juridique pour les États membres. Le Conseil, dans sa position arrêtée le 13 décembre 2024 [63], a retenu une approche plus prudente: un délai minimum de dix ans [64] pour certaines infractions, et des délais plus longs pour les plus graves [65] - loin de l’imprescriptibilité. Les discussions interinstitutionnelles ont débuté le 23 juin [66]. Tant que le trilogue n’aboutit pas, la directive révisée reste en négociation et la France n’est juridiquement tenue par aucun calendrier d’harmonisation.
En Belgique, on se souvient que c’est l’affaire Dutroux, dans les années 1990, qui avait catalysé la réforme: le pays a instauré l’imprescriptibilité en 2019 [67]. La Suisse [68] l’avait fait dès 2012 [68], par votation populaire. Les Pays-Bas et le Danemark [69] ont aussi aboli les délais de prescription. La France se retrouve dans la catégorie C du classement européen, aux côtés de l’Allemagne et de l’Espagne, avec un délai prenant fin à 48 ans ou plus tard [70]. L’Irlande, la Belgique, Chypre, la Hongrie et les Pays-Bas [71] figurent parmi les mieux classés.
Neuf Françaises et Français sur dix [72] sont en faveur de l’imprescriptibilité des crimes d’inceste, selon le rapport.
Une justice sous-dimensionnée
Le rapport ne se limite pas à la prescription. Il pointe un appareil judiciaire exsangue. À Nantes, les brigades de protection des mineurs traitent 500 dossiers [73] pour neuf enquêteurs [74]. À Paris, le nombre d’affaires à la Brigade de protection des mineurs est passé de 600 en 2020 [75] à 2 000 en 2025 [76]. En zone gendarmerie, les plaintes ont augmenté de 240 % [77].
La France compte quatre fois moins [78] de procureurs et deux fois moins [79] de juges que la moyenne des pays européens. Les trois séances annuelles [80] obligatoires d’éducation à la vie affective et sexuelle à l’école sont encore très loin d’être effectives.
« Les outils juridiques actuels ne protègent pas les enfants » [81], dénonce le député Christian Baptiste [82] selon Le Figaro.
L’angle mort: l’imprescriptibilité sans moyens
Ce que personne ne dit: rendre un crime imprescriptible ne crée pas un enquêteur supplémentaire. Avec 500 dossiers [73] pour neuf enquêteurs [74] à Nantes, une explosion de 240 % [77] des plaintes en zone gendarmerie et un nombre d’affaires à Paris multiplié par plus de trois en cinq ans [75] [76], la question n’est pas seulement juridique. Elle est matérielle.
Or le rapport, issu d’auditions commencées en octobre 2025 [83], ne chiffre aucun besoin en postes supplémentaires - ni en enquêteurs, ni en magistrats, ni en experts médico-légaux. Il ne propose aucune estimation du coût budgétaire nécessaire pour traiter des faits anciens de plusieurs décennies [84], alors même que ces dossiers anciens exigent des moyens d’investigation considérables: preuves matérielles disparues, témoins décédés, expertises psychiatriques complexes. C’est la lacune majeure du rapport. L’imprescriptibilité sans moyens risque de devenir un droit théorique - une promesse de plus faite aux victimes. En France, la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles (Ciivise), née dans le sillage des révélations de l’affaire Matzneff, avait déjà reçu 30 000 témoignages [85] sans que le législateur ne franchisse le pas de l’imprescriptibilité.
Un tiers [86] des auteurs de violences sexuelles sur enfants sont eux-mêmes mineurs - une donnée qui complique encore la question de la poursuite à très long terme.
« Je pensais que j’étais folle »
Anne [87], 64 ans [87], victime d’inceste, a consulté une thérapeute pour la première fois à 55-56 ans [88]. Son père, 94 ans [89], est présumé innocent. « Je pensais que j’étais folle, je savais que quelque chose s’était passé, je m’en souvenais, mais je n’allais pas jusqu’au bout de l’horreur de ce souvenir » [90], confie-t-elle à France Bleu.
Près de 160 000 [91] enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles en France selon la Ciivise. Un enfant sur cinq [92] en Europe.
« La prescription, c’est un idéal pour les agresseurs. Eux se savent protégés par ce système de la loi » [93], dit Anne. Dehors, aux Invalides, les pancartes rouges n’ont pas bougé.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (93)
« Ce mercredi 15 avril, aux Invalides, à deux pas de l'Assemblée nationale »
liberation.fr ↗ ↩
« Ce mercredi 15 avril, aux Invalides, à deux pas de l'Assemblée nationale, leur mobilisation s'inscrit dans la continuité d'un rapport parlementaire transpartisan »
liberation.fr ↗ ↩
« Une quinzaine de militants, associatifs et victimes de violences sexuelles dans l'enfance, tient à bout de bras des pancartes rouges »
liberation.fr ↗ ↩
« «Le temps passe, la douleur reste» »
liberation.fr ↗ ↩
« «Pas de compte à rebours face à l'inceste» »
liberation.fr ↗ ↩
« «Victimes à perpétuité» »
liberation.fr ↗ ↩
« deux autres rapporteurs de la mission d'information de la délégation aux droits des enfants de l'Assemblée nationale »
la-croix.com ↗ ↩
« la délégation aux droits des enfants a examiné le rapport de la mission d'information sur l'imprescriptibilité des violences sexuelles commises sur les mineurs »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« En tête de ses trente-quatre recommandations figure la proposition de rendre ces crimes imprescriptibles »
lemonde.fr ↗ ↩
« recommande l'imprescriptibilité pour tous les crimes commis sur des enfants, au pénal comme au civil »
la-croix.com ↗ ↩
« le délai de prescription en cas de viol sur mineur est depuis la loi du 3 aout 2018 de trente ans »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« le délai de prescription pour les crimes sexuels sur mineurs a été allongé, en 2018, à 30 ans à compter de la majorité des victimes »
franceinfo.fr ↗ ↩
« le délai de prescription des crimes sexuels en vigueur depuis 2018 permet aux victimes de déposer plainte jusqu'à l'âge de 48 ans »
franceinfo.fr ↗ ↩
« pour lesquelles la prescription est de 20 ans après la majorité »
franceinfo.fr ↗ ↩
« jusqu'à 38 ans s'agissant des agressions sexuelles sur mineurs, pour lesquelles la prescription est de 20 ans après la majorité »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l'âge moyen de révélation des violences sexuelles subies dans l'enfance se situe entre 45 et 50 ans »
franceinfo.fr ↗ ↩
« L'âge moyen de divulgation tourne autour de 52 ans »
humanite.fr ↗ ↩
« «Il m'a fallu 40 ans pour porter plainte, et la justice m'a dit que c'était trop tard» »
liberation.fr ↗ ↩
« les trois coauteurs, les députés Arnaud Bonnet (Les Ecologistes, Seine-et-Marne) »
lemonde.fr ↗ ↩
« les trois coauteurs, les députés Arnaud Bonnet (Les Ecologistes, Seine-et-Marne), Perrine Goulet (MoDem, Nièvre) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Alexandra Martin (Nouvelle Energie, ex-LR, Alpes-Maritimes) »
lemonde.fr ↗ ↩
« le député écologiste Arnaud Bonnet et la députée Alexandra Martin (Droite républicaine) »
sudouest.fr ↗ ↩
« Une proposition de loi a également été déposée jeudi 9 avril par les trois députés à l'origine du rapport »
liberation.fr ↗ ↩
« Ils espèrent qu'elle sera discutée en juin »
liberation.fr ↗ ↩
« « On ne touche pas aux enfants et si on le fait, on pourra être condamné jusqu'à sa mort. » »
la-croix.com ↗ ↩
« la députée MoDem Perrine Goulet résume la teneur du rapport qu'elle a corédigé avec deux autres rapporteurs »
la-croix.com ↗ ↩
« Il permet aussi, défend-elle, de garantir une « cohérence juridique » »
lemonde.fr ↗ ↩
« a pour but « d'envoyer un signal très clair, à toute la société, d'interdiction des violences sur les enfants, quelle que soit leur nature, et sans faire la différence entre elles » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il est temps qu'il y ait une véritable bascule en France sur la manière dont on considère la protection qu'on doit aux enfants, nous n'avons pas à leur faire porter la responsabilité du moment de la révélation »
sudouest.fr ↗ ↩
« Les parlementaires ont savamment tiré les leçons de l'affaire Le Scouarnec, l'une des plus grandes affaires de pédocriminalité du siècle »
20minutes.fr ↗ ↩
« l'ex-chirurgien Joël Le Scouarnec, mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur plusieurs centaines de personnes »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Joël Le Scouarnec a été condamné, mercredi 28 mai, par la Cour criminelle du Morbihan »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« la Cour criminelle du Morbihan a condamné Joël Le Scouarnec à vingt ans de réclusion criminelle »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Joël Le Scouarnec a été condamné, mercredi 28 mai, par la Cour criminelle du Morbihan à vingt ans de réclusion criminelle »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Joël Le Scouarnec a été condamné pour avoir commis 299 viols et agressions sexuelles aggravés à l'encontre de mineurs »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« les viols et agressions sexuelles reprochés ont été commis sur des victimes de onze ans en moyenne »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Accusé d'avoir agressé sexuellement 299 mineurs entre 1989 et 2014 »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« dans une dizaine d'hôpitaux »
franceinfo.fr ↗ ↩
« La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes a exclu 19 victimes de la procédure judiciaire contre l'ex-chirurgien Joël Le Scouarnec »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la cour d'appel de Rennes a estimé qu'il n'y avait pas d'"obstacle insurmontable" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Au total, 293 victimes restent donc dans la procédure, sur les 312 retenues initialement. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Au total, 293 victimes restent donc dans la procédure, sur les 312 retenues initialement. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« le parquet de Lorient alors que les faits les concernant sont prescrits »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Ces 19 personnes font parties des 80 victimes incluses dans la procédure judiciaire par le parquet de Lorient alors que les faits les concernant sont prescrits. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« inscrite dans le Code pénal depuis février 2017 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « La société ne comprendrait plus qu'un criminel qui a reconnu les faits ne puisse être jugé en raison de l'extinction de l'action publique » »
20minutes.fr ↗ ↩
« « Cela permettrait de condamner un homme comme Le Scouarnec à la perpétuité », fait valoir Perrine Goulet »
20minutes.fr ↗ ↩
« un délai de prescription d'un an pour les contraventions, de six ans pour les délits et de vingt ans pour les crimes »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« le délai de prescription en cas de viol sur mineur est depuis la loi du 3 aout 2018 de trente ans à compter de la majorité de la victime »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« la loi n° 2021-478 du 21 avril 2021 visant à protéger les mineurs des crimes et délits sexuels et de l'inceste »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Actuellement, ces délits de droits communs sont soumis à une prescription de 6 ans »
francebleu.fr ↗ ↩
« Le rapport propose de faire passer le délai à dix ans à compter de la majorité de la victime »
20minutes.fr ↗ ↩
« et même à vingt ans, lorsque ces violences sont commises par un ascendant ayant autorité »
20minutes.fr ↗ ↩
« l'Assemblée nationale avait écarté une telle proposition lors de l'adoption du texte en première lecture le 28 janvier 2025 »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« le Sénat, adoptant à son tour le texte en première lecture le 3 avril 2025 »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« il a en revanche allongé à 30 ans (contre 20 aujourd'hui) la durée de prescription en matière civile »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« En juin 2024, le Parlement européen a voté pour l'imprescriptibilité pénale des violences sexuelles sur mineurs »
humanite.fr ↗ ↩
« En juin 2024, le Parlement européen a voté pour l'imprescriptibilité pénale des violences sexuelles sur mineurs »
humanite.fr ↗ ↩
« la directive 2011/93/UE relative à la lutte contre les abus sexuels et l'exploitation sexuelle des enfants et la pédopornographie »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« la Commission avait soumis le 6 février 2024 une proposition de révision de la directive de 2011 »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« comme il faut souvent des décennies aux victimes pour témoigner, nous devons supprimer les délais de prescription pour ces crimes. Nous devons aux victimes un soutien total dans le cadre judiciaire et l'assurance que justice soit faite »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Le rapporteur Jeroen Lenaers (PPE, Pays-Bas) »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« le Conseil avait, dans une position arrêtée le 13 décembre 2024, introduit un nouveau paragraphe »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« cette période aille d'au moins dix ans pour les infractions passibles d'une peine maximale d'au moins cinq ans d'emprisonnement »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« à au moins vingt ans pour les infractions passibles d'une peine d'emprisonnement maximale d'au moins dix ans »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« Les discussions interinstitutionnelles ont débuté le 23 juin »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« citant les exemples de la Suisse (2012) et de la Belgique (2019) »
franceinfo.fr ↗ ↩
« citant les exemples de la Suisse (2012) et de la Belgique (2019) »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Certains, parmi lesquels la Suisse, les Pays-Bas, le Danemark, ou encore la Belgique, ont aboli les délais de prescription »
leclubdesjuristes.com ↗ ↩
« La France se retrouve dans la catégorie C, aux côtés de l'Allemagne et de l'Espagne, avec un délai de prescription prenant fin à 48 ans ou plus tard »
humanite.fr ↗ ↩
« Parmi les mieux classés figurent l'Irlande, la Belgique, Chypre, le Danemark, la Hongrie et les Pays-Bas »
humanite.fr ↗ ↩
« neuf Françaises et Français sur dix sont en faveur de l'imprescriptibilité des crimes d'inceste »
20minutes.fr ↗ ↩
« A Nantes, les brigades de protection des mineurs doivent traiter 500 dossiers pour seulement neuf enquêteurs »
20minutes.fr ↗ ↩
« A Nantes, les brigades de protection des mineurs doivent traiter 500 dossiers pour seulement neuf enquêteurs »
20minutes.fr ↗ ↩
« Au sein de la Brigade de protection des mineurs de Paris, le nombre d'affaires est passé de 600 en 2020, à 2 000 en 2025. »
francebleu.fr ↗ ↩
« Au sein de la Brigade de protection des mineurs de Paris, le nombre d'affaires est passé de 600 en 2020, à 2 000 en 2025. »
francebleu.fr ↗ ↩
« En zone gendarmerie, les plaintes ont augmenté de 240 % »
francebleu.fr ↗ ↩
« La France compte quatre fois moins de procureurs et deux fois moins de juges que la moyenne des pays européens »
20minutes.fr ↗ ↩
« La France compte quatre fois moins de procureurs et deux fois moins de juges que la moyenne des pays européens »
20minutes.fr ↗ ↩
« les trois séances annuelles obligatoires sont encore très loin d'être effectives »
20minutes.fr ↗ ↩
« «Les outils juridiques actuels ne protègent pas les enfants», dénonce le député Christian Baptiste »
lefigaro.fr ↗ ↩
« dénonce le député Christian Baptiste, auteur d'une proposition de résolution sur ce sujet »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Les auditions menées dans le cadre de leurs travaux, commencées en octobre 2025 »
liberation.fr ↗ ↩
« même quarante ou cinquante ans après les faits »
nouvelobs.com ↗ ↩
« de l'affaire Matzneff aux 30 000 témoignages reçus par la Commission sur l'inceste (Ciivise) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Un tiers des auteurs de violences sexuelles sur des enfants sont eux-mêmes des mineurs. »
francebleu.fr ↗ ↩
« Anne, aujourd'hui âgée de 64 ans, a été victime d'inceste dans son enfance. »
francebleu.fr ↗ ↩
« Anne explique qu'à l'âge de "55-56 ans", elle va voir une thérapeute »
francebleu.fr ↗ ↩
« Son père, âgé aujourd'hui 94 ans, est présumé innocent. »
francebleu.fr ↗ ↩
« Je pensais que j'étais folle, je savais que quelque chose s'était passé, je m'en souvenais, mais je n'allais pas jusqu'au bout de l'horreur de ce souvenir »
francebleu.fr ↗ ↩
« Selon la Ciivise, près de 160 000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles en France »
sudouest.fr ↗ ↩
« Alors qu'un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles en Europe »
humanite.fr ↗ ↩
« La prescription, c'est un idéal pour les agresseurs. Eux se savent protégés par ce système de la loi »
francebleu.fr ↗ ↩
Sources
- L’imprescriptibilité des crimes envers les mineurs défendue par un rapport parlementaire
- L’imprescriptibilité des violences sexuelles commises sur les mineurs : examen du rapport d’information
- Trois députés annoncent une proposition de loi pour mettre fin à la prescription des crimes sur mineurs, après un rapport sur les violences sexuelles contre les enfants
- On résume les propositions du rapport sur les violences faites aux enfants
- Crimes sur mineurs : un rapport parlementaire relance le débat sur l’imprescriptibilité
- «Il m’a fallu 40 ans pour porter plainte, et la justice m’a dit que c’était trop tard» : l’imprescriptibilité des crimes sur mineurs au centre d’un rapport parlementaire
- Un rapport parlementaire préconise de rendre imprescriptibles les crimes sur mineurs
- 1 enfant sur 5 victime de violences sexuelles dans l’UE : l’urgence de se battre contre la prescription
- Imprescriptibilité des violences sexuelles sur mineurs : "Je savais que quelque chose s'était passé", confie une victime
- Affaire Le Scouarnec : 19 victimes exclues de la procédure pour prescription
- Vers l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs ? La position radicale du Parlement européen
- Violences faites aux enfants : un rapport parlementaire prône l’imprescriptibilité des crimes sur mineurs
- Affaire Le Scouarnec : l'ancien chirurgien condamné à vingt ans de réclusion criminelle
- «Un signal fort à la société» : les crimes sur mineurs doivent devenir imprescriptibles, préconise une mission parlementaire