NBA Summer League : Dadiet et Salaün brillent, Essengue sombre
Les deux jeunes ailiers ont répondu présent avec 19 et 18 points. Pendant ce temps, Noa Essengue enchaîne les fautes.
À Las Vegas, les jeunes Français vivent des fortunes diverses. Pendant que Pacôme Dadiet et Tidjane Salaün enchaînent les performances solides, Noa Essengue accumule les fautes et peine à trouver son rythme.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Confirmation des lottery picks français
Dadiet et Salaün, draftés haut, doivent montrer qu'ils méritent leur statut. Leurs performances valident les choix de leurs franchises.
Apprentissage brutal pour Essengue
L'ailier des Bulls accumule les fautes et peine défensivement. La Summer League révèle ses lacunes face à l'intensité NBA.
Enjeu du temps de jeu en saison régulière
Ces performances conditionnent les rotations futures. Salaün et Dadiet plaident pour plus de minutes dès octobre.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Noa Essengue cumule 7 fautes en moins de 11 minutes face aux Lakers, différentiel de -11
- Noah Penda compile 10 points, 6 rebonds, 6 passes et 3 contres en 29 minutes pour Orlando
- La finale de la Summer League est prévue le 19 juillet à Las Vegas
Las Vegas, chaleur écrasante, 23h heure locale. Sur le parquet du Thomas & Mack Center, Pacôme Dadiet pose son maillot des Knicks sur le banc. Il transpire, sourit, tape dans la main d’un coéquipier. À quelques kilomètres de là, même soir, Tidjane Salaün sort du Cox Pavilion après avoir planté 18 points - pris 8 rebonds et contré deux tirs contre les Kings. Les deux Français tiennent leur rang. Pas Noa Essengue.
Le 17 juillet - face aux Lakers, l’ailier des Bulls a explosé en vol. 7 fautes en moins de 11 minutes. Un record personnel, le mauvais. Il termine avec 2 points, 1 rebond, un différentiel de -11. Sur le banc, Tiago Splitter ne dit rien. Il avait déjà critiqué son joueur plus tôt dans la semaine. Ce soir-là, les mots n’auraient servi à rien.
La Summer League autorise 10 fautes avant l’exclusion, contre 6 en saison régulière NBA. Même avec cette marge, Essengue se fait expulser mentalement. « Un apprentissage à la dure » - écrivent les observateurs. Euphémisme. À ce rythme, l’apprentissage ressemble à un naufrage. Les Bulls terminent avec 3 défaites en 4 matchs. Essengue n’y est pas pour rien.
Dadiet et Salaün enchaînent
Pendant qu’Essengue accumule les fautes, Dadiet accumule les performances. Il avait planté 20 points et 7 rebonds contre les Nets lors du premier match. Dadiet montre qu’il a sa place. Pas de fioriture, juste du basket solide.
Tidjane Salaün, lui, monte en puissance. Ses 18 points contre Sacramento s’ajoutent à des performances solides. L’ailier fort des Hornets - drafté 6e en 2024 - tire à 56% et montre une palette offensive qui surprend. L’an dernier, il tournait à 7,0 points et 5,3 rebonds en Summer League. Cette année, il explose.
Les autres Français, entre discrétion et absence
Noah Penda continue son bonhomme de chemin avec Orlando. 10 points, 6 rebonds, 6 passes et 3 contres en 29 minutes lors de la victoire contre Philadelphie. Penda continue son travail sans faire de bruit. Lucas Dufeal, lui, marque 6 points pour Dallas sans briller. Maxime Raynaud tourne à 11,5 points - 8 rebonds et 2,5 passes sur deux matchs avec Sacramento.
Gerald Ayayi reste discret. Joan Beringer, drafté 17e en 2025 par Minnesota, avait cartonné en début de Summer League avec 18 points - 11 rebonds et 4 contres face à New Orleans. Depuis, on ne l’a plus vu briller. Mohamed Diawara - considéré comme la star après sa saison rookie, reste dans l’ombre de Dadiet.
Ce que personne ne dit: Salaün tire mieux à trois points que ce qu’on croit
L’angle mort de cette Summer League, c’est le tir extérieur de Salaün. Tout le monde parle de sa puissance, de son jeu intérieur. Personne ne regarde les stats: 43,4% à trois points l’an dernier en saison régulière. Sur volume limité, certes. Mais la mécanique est là. Si les Hornets lui donnent de vraies opportunités, le gamin peut punir de loin. Pour l’instant, il attaque le cercle. Mais le trois points dort dans son arsenal.
La saison régulière de la Summer League s’est terminée le 17 juillet. Les demi-finales sont prévues le 18 juillet - la finale le 19 juillet. Certains brillent. D’autres, comme Essengue, rament. À Las Vegas, la chaleur ne pardonne pas. Le basket non plus.
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