Dakhla confirmée comme site majeur de l’hydrogène vert marocain
Une étude internationale place la ville du Sud parmi les zones les plus compétitives du royaume pour cette filière énergétique stratégique
Le Maroc poursuit son développement dans l'hydrogène vert avec Dakhla en tête des sites les plus prometteurs. Cette confirmation s'appuie sur une étude publiée dans l'International Journal of Hydrogen Energy et s'inscrit dans l'« Offre Maroc », cadre lancé en 2024 pour mobiliser investissements et foncier industriel.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Dakhla confirmée comme l'un des sites les plus compétitifs du Maroc pour l'hydrogène vert selon une étude de l'International Journal of Hydrogen Energy publiée le 29 juillet 2026.
- Le Maroc a réservé un million d'hectares de foncier dédié, dont 300 000 hectares en première phase, dans le cadre de l'« Offre Maroc » lancée en 2024.
- Les États-Unis ont accordé le 28 juillet 2026 une subvention de 5,7 millions de dollars pour des études techniques à Laâyoune.
- Cinq consortiums internationaux ont été sélectionnés en mars 2025 pour développer des projets majeurs dans les provinces du Sud.
Une étude publiée dans l’International Journal of Hydrogen Energy confirme ce 29 juillet que Dakhla figure parmi les sites les plus compétitifs au Maroc pour la production d’hydrogène et d’ammoniac verts, selon LesEco.ma. Cette reconnaissance technique intervient alors que le royaume consolide son positionnement sur une filière énergétique appelée à peser dans les échanges internationaux.
Un million d’hectares réservés dans le Sud
Le gouvernement marocain a mis en place l’« Offre Maroc », cadre opérationnel lancé en 2024 pour structurer les investissements. Selon Masen, l’agence marocaine de l’énergie solaire, près d’un million d’hectares ont été réservés pour accueillir des projets intégrés d’hydrogène vert, dont une première phase de 300 000 hectares déjà identifiée, rapporte l’OCDE.
Cinq consortiums internationaux ont été sélectionnés en mars 2025 par Rabat pour développer des projets dans les provinces du Sud, précise Western Sahara Resource Watch. Ces acteurs bénéficient d’un accès prioritaire au foncier et aux infrastructures portuaires stratégiques.
5,7 millions de dollars américains pour Laâyoune
L’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) a accordé le 28 juillet une subvention de 5,7 millions de dollars pour financer des études d’ingénierie préliminaires à Laâyoune, selon Hespress FR. Ce financement marque l’intérêt croissant des États-Unis pour la filière marocaine, dans un contexte où Washington diversifie ses partenariats énergétiques.
Les études porteront sur la faisabilité technique et économique de projets industriels intégrés, incluant production, stockage et transport. L’annonce intervient quelques mois après la visite à Rabat d’une délégation économique américaine.
Le port de Dakhla comme atout stratégique
Le port atlantique de Dakhla est identifié comme une infrastructure indispensable pour l’exportation à grande échelle vers les marchés européens et africains, note La Tribune. Sa position géographique permet de réduire les coûts logistiques vers l’Union européenne, principale cliente potentielle du royaume.
Les conditions naturelles de Dakhla - ensoleillement élevé, vents soutenus, disponibilité foncière - expliquent sa compétitivité technique. L’étude de l’International Journal of Hydrogen Energy compare plusieurs régions marocaines et place le Sud en tête pour le coût de production au kilogramme.
Contexte au Maroc
Le Maroc importe 87,5% de son énergie et cherche à basculer vers les renouvelables tout en devenant exportateur. Le royaume vise 52 % d’électricité renouvelable d’ici 2030 et positionne l’hydrogène vert comme relais de croissance industrielle.
Cette stratégie attire des capitaux européens, américains et du Golfe. Selon l’OCDE, le Maroc pourrait capter une part significative du marché européen de l’hydrogène décarboné à horizon 2035, sous réserve de sécuriser financements et débouchés commerciaux.
Les provinces du Sud concentrent plusieurs méga-projets en cours de structuration. Leur statut territorial, disputé au plan international, n’a pas empêché les investissements mais impose une vigilance accrue aux acteurs privés.
Prochaine étape
Les études financées par l’USTDA à Laâyoune devraient aboutir d’ici fin 2026. Rabat attend également les résultats de la phase pilote de l’« Offre Maroc » avant d’attribuer de nouvelles parcelles aux consortiums.
