Didier Deschamps quitte les Bleus après 14 ans : fin de cycle sur une 4e place
Éliminé en demi-finale, le sélectionneur quitte les Bleus sur une autocritique rare et deux défaites douloureuses
Éliminée en demi-finale par l'Espagne (0-2) puis battue en petite finale par l'Angleterre (4-6), la France termine quatrième de la Coupe du monde 2026.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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Janv. 2025
Annonce du départ
Deschamps confirme qu'il quittera les Bleus après la Coupe du monde 2026
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14 juil. 2026
Élimination
Défaite 0-2 contre l'Espagne en demi-finale à Dallas [^f2]
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18 juil. 2026
Dernier match
Défaite 4-6 contre l'Angleterre en petite finale à Miami [^f1]
La salle de presse sent encore la pelouse chaude. Deschamps s’assoit, micro devant lui, regard fixe. La France vient de perdre 0-2 contre l’Espagne. Éliminée en demi-finale. Fini.
L’équipe a pris deux buts. Oyarzabal sur penalty, puis Porro. Entre les deux, rien. Ou presque.
L’arbitre, le bouc émissaire commode
Dans les vestiaires, les joueurs sont « anéantis ». Silence. Têtes baissées. Saliba est sorti blessé. Lacroix l’a remplacé. Ça n’a rien changé.
Quelques jours plus tard, Miami. Match pour la 3e place contre l’Angleterre. Score final: 4-6. Défaite spectaculaire. La chute était annoncée depuis des mois.
Un bilan en trompe-l’œil
Le mandat aura duré quatorze ans. 185 matchs. 120 victoires, 35 nuls, 30 défaites. Sur le papier, ça tient. Dans les faits, ça craque. Le parcours en 2026: victoires confortables contre la Norvège (4-1 ), la Suède (3-0 ), le Paraguay (1-0 ), le Maroc (2-0 ). Puis l’Espagne arrive. Et tout s’effondre.
Jérôme Rothen ne mâche pas ses mots. « C’est la défaite de Deschamps car c’est le chef d’orchestre. » Christophe Dugarry va plus loin: il « a violemment fustigé le bilan et le jeu de Didier Deschamps ». Même Rayan Cherki, depuis le vestiaire, lâche: « On n’a pas perdu contre l’arbitre, ni contre l’Espagne, mais contre nous-mêmes. »
Fin de cycle: la 4e place ne masque rien
Les Bleus finissent quatrièmes. Un rang qui, sur le papier, reste honorable. Mais le bilan ne trompe personne. Deux défaites consécutives, dont une débâcle spectaculaire en petite finale. Les critiques de Rothen et Dugarry résonnent comme un réquisitoire. Même Cherki pointe la responsabilité collective. La chute était annoncée depuis des mois. Elle s’est confirmée à Miami.
Une succession sans nom
Deschamps avait annoncé son départ, confirmé après la Coupe du monde. Un départ programmé, donc. Mais qui succède? Aucun nom n’a filtré publiquement. Pas de dauphin désigné, pas de transition orchestrée. Partir sur une élimination en demi-finale et une 4e place permet d’éviter les questions embarrassantes sur « l’après ». Le timing est commode: le chapitre se referme sans drame national, sans pression médiatique insoutenable. Deschamps s’en va au moment où il n’a plus rien à perdre. La succession reste ouverte, floue, et c’est peut-être ce qu’il voulait.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (5)
« Quatorze ans de règne et un match haut en couleur »
franceinfo.fr ↗ ↩
« après quatorze ans à sa tête »
franceinfo.fr ↗ ↩
« C’est la défaite de Deschamps car c’est le chef d’orchestre »
youtube.com ↗ ↩
« Christophe Dugarry a violemment fustigé le bilan et le jeu de Didier Deschamps »
x.com ↗ ↩
« On n'a pas perdu contre l'arbitre, ni contre l'Espagne, mais contre nous-mêmes »
franceinfo.fr ↗ ↩
