Deux-Sèvres : 565 hectares brûlés depuis juillet, 9 feux sur 10 d’origine humaine
Le préfet Simon Fetet appelle à la vigilance après un mois de juillet marqué par une multiplication des départs de feu, dont une journée critique avec six incendies simultanés
Depuis début juillet, 565 hectares d'espaces naturels sont partis en fumée dans les Deux-Sèvres. La préfecture rappelle que neuf incendies sur dix sont d'origine humaine et maintient son appel à une vigilance absolue face à la sécheresse.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 565 hectares d'espaces naturels brûlés dans les Deux-Sèvres depuis début juillet 2026
- 9 incendies sur 10 d'origine humaine selon la préfecture
- Le 21 juillet, six départs de feu simultanés ont détruit 24,5 hectares, trois confirmés d'origine humaine
- Vigilance rouge feux de forêt depuis le 7 juillet, restrictions préfectorales en vigueur
- Les pompiers du SDIS 79 ont préservé 56 hectares supplémentaires lors de la journée critique du 21 juillet
Le bilan est lourd. Depuis le début du mois de juillet 2026, 565 hectares d’espaces naturels n’ont pas été brûlés dans les Deux-Sèvres, selon les chiffres communiqués par la préfecture. Le préfet Simon Fetet tire la sonnette d’alarme : neuf incendies sur dix sont d’origine humaine dans le département.
Une journée critique le 21 juillet
Le 21 juillet a marqué un pic de tension pour les services de secours. Six départs de feu ont été enregistrés simultanément dans le département, détruisant 24,5 hectares d’espaces naturels. Selon Niort info, trois de ces incendies ont été confirmés d’origine humaine. Les sapeurs-pompiers du SDIS 79 ont réussi à préserver 56 hectares supplémentaires en limitant la propagation des flammes.
D’autres foyers ont éclaté ces dernières semaines à Cherveux, Sainte-Verge et dans plusieurs communes rurales du département. La multiplication des interventions mobilise fortement les moyens du service départemental d’incendie et de secours.
Des comportements imprudents pointés du doigt
La préfecture insiste sur la responsabilité humaine dans la quasi-totalité des départs de feu. Sur son site officiel, elle détaille les gestes à risque : jets de mégots, barbecues à proximité de végétation sèche, travaux agricoles ou forestiers générant des étincelles en période de forte chaleur.
Le préfet Simon Fetet appelle la population à une vigilance absolue. Les consignes de prévention sont claires : pas de mégot jeté au sol, pas de feu ni de barbecue près de la végétation, précautions renforcées pour les travaux à risque d’étincelles. La préfecture rappelle également l’importance du débroussaillement autour des habitations.
Restrictions préfectorales renforcées
Le département a été placé en vigilance rouge feux de forêt dès le 7 juillet. Des restrictions préfectorales encadrent désormais les travaux agricoles et l’accès aux massifs forestiers. Ces mesures visent à limiter les risques en période de sécheresse sévère.
Un arrêté préfectoral interdit certains travaux forestiers aux heures les plus chaudes et réglemente l’usage des machines agricoles susceptibles de provoquer des étincelles. L’accès à plusieurs massifs boisés est également restreint pour le public.
Contexte dans les Deux-Sèvres
Le département des Deux-Sèvres, situé en région Nouvelle-Aquitaine, n’est pas historiquement classé parmi les territoires les plus exposés aux feux de forêt, contrairement au sud de la France. Cette situation estivale 2026 marque une pression inhabituelle pour les services de secours locaux.
La situation dans les Deux-Sèvres s’inscrit dans un contexte national tendu. Dans les Hautes-Alpes, l’incendie du Bois Noir a récemment été fixé après une mobilisation importante. En Corse, près de 1 000 hectares ont été parcourus par les flammes à Corte, nécessitant le déploiement de 300 personnels. En Gironde, la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris a déployé une centaine de renforts supplémentaires face à la recrudescence des feux.
Prochaine étape : maintien de la vigilance en août
La préfecture maintient son dispositif de prévention et de surveillance pour les semaines à venir. Les conditions météorologiques restent défavorables avec la persistance de la sécheresse. Les services de secours appellent les habitants à signaler tout départ de feu au 18 ou au 112.