DFCO Féminin : tournoi et mobilisation autour d’un club sous pression

Le DFCO Féminin organise un tournoi pour promouvoir le sport féminin, alors que la section affronte un déficit de 1,5 million d'euros.

DFCO Féminin : tournoi et mobilisation autour d'un club sous pression
Illustration Simon Perrot / info.fr

Le DFCO Féminin rassemble clubs amateurs et pros autour d'un tournoi à Dijon pour valoriser le football féminin en Bourgogne. L'événement intervient dans un contexte tendu : la section, 5e de D1 Arkema, est menacée de perdre son statut professionnel. Le dossier est entre les mains du président Pierre-Henri Deballon.

Le DFCO Féminin organise un tournoi de football à Dijon pour promouvoir l’égalité sportive, réunissant équipes amateurs et professionnelles de la région. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large : la Ligue Bourgogne-Franche-Comté de Football a lancé ses États généraux du football féminin le 7 mars 2026, selon MaCommune.info. La Ville de Dijon, de son côté, accueille ce 22 avril une conférence intitulée « Sportives ! À Dijon, le sport féminin nous rassemble » à l’Hôtel de Ville.

Un club formateur aux racines solides

Créée en 2006, la section féminine du DFCO évolue en D1 Arkema depuis 2018. Elle compte aujourd’hui environ 150 licenciées réparties dans sept équipes, jeunes et seniors confondues, selon le club. En 2025, le DFCO avait remporté le festival U13 féminin devant le FC Sochaux-Montbéliard, illustrant son rôle dans la formation locale.

Un avenir professionnel menacé

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Derrière l’événement, la situation financière est préoccupante. La section accuse un déficit de 1,5 million d’euros pour la saison 2025/2026, conséquence directe de l’effondrement des droits TV, selon un communiqué officiel du DFCO. Le président Pierre-Henri Deballon négocie avec deux repreneurs potentiels via la société 17Sport, rapporte Le Bien Public. La fin du statut professionnel de l’équipe première n’est pas exclue.

Le 9 avril, les joueuses ont publié un communiqué dénonçant une gestion qu’elles jugent « confuse et désinvolte », réclamant le respect de la convention collective.

Le cas dijonnais n’est pas isolé. Les capitaines de D1 Arkema et de Seconde Ligue ont signé une tribune dans L’Équipe pour réclamer une convention collective, pointant que les sections féminines sont souvent les premières sacrifiées en période de crise, comme à Bordeaux et Soyaux.

Prochaine étape : Des évolutions sur la reprise de la section féminine du DFCO sont attendues dans les prochaines semaines, selon Le Bien Public. Le dossier reste ouvert.

Sources

Simon Perrot

Simon Perrot

Basé à Dijon, traite la viticulture bourguignonne, les tensions sur les classements UNESCO, l'université et les restructurations hospitalières. Diplômé du CFJ, il a fait ses classes en agence avant de s'ancrer en Côte-d'Or. Conviction éditoriale : vérifier les chiffres des ventes aux enchères, interroger vignerons et négociants, ne jamais se contenter des communiqués des syndicats viticoles.

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