Digne-les-Bains : la mobilisation s’organise pour sauver une chapelle
Fermée depuis les années 1970, la chapelle Notre-Dame de Lourdes fait l'objet d'un appel aux fidèles relayé début juillet 2026
À Digne-les-Bains, une association créée fin 2024 relance depuis fin juin 2026 la mobilisation pour restaurer la chapelle Notre-Dame de Lourdes, fermée au public depuis un demi-siècle. Fidèles et riverains se mobilisent, sans décision municipale annoncée à ce stade.
L’essentiel
- Une association dédiée a été officiellement créée le 23 décembre 2024 pour porter la restauration de la chapelle.
- La chapelle est fermée au public depuis les années 1970, en raison de dégradations successives, selon le recensement du patrimoine religieux français.
- Un appel aux fidèles a été lancé le 27 juin 2026, avant une couverture médiatique le 4 et le 5 juillet.
- Julien Di Benedetto, maire de Digne-les-Bains depuis mars 2026, n’a pas annoncé de décision municipale sur ce dossier à ce stade.
Un appel aux fidèles relayé début juillet
La mobilisation autour de la chapelle Notre-Dame de Lourdes, sur les hauteurs de Digne-les-Bains, a franchi une nouvelle étape ces derniers jours. Un appel au sauvetage de l’édifice a été lancé auprès des fidèles le 27 juin 2026, selon Haute-Provence Info. Il a ensuite été relayé plus largement début juillet, avec un article de La Provence daté du 4 juillet, puis un reportage de Tribune Chrétienne publié le 5 juillet, qui décrit une chapelle « oubliée » et des fidèles qui se rassemblent pour la faire revivre.
Cette dynamique s’appuie sur une figure locale, Marie-Ange Giaime, présentée par Tribune Chrétienne comme à l’origine de la mobilisation citoyenne et religieuse actuelle. Ni la date d’une éventuelle réunion publique ni un calendrier de travaux n’ont été communiqués à ce stade.
Une chapelle fermée depuis un demi-siècle
La chapelle Notre-Dame de Lourdes date de la fin du XIXe siècle. Elle est fermée au public depuis les années 1970, à la suite de dégradations répétées, selon la fiche du recensement participatif du patrimoine religieux français. L’édifice fait partie du circuit touristique des trois chapelles du Mont Calvaire, mis en avant par l’office de tourisme de Digne-les-Bains, ce qui en fait un point de passage connu des randonneurs autant qu’un lieu de culte.
Des travaux avaient déjà été menés sur la chapelle en 2019, selon Midi Libre. Trois ans plus tard, en mai 2022, La Provence évoquait un édifice qui « aurait besoin d’une guérison », signe que la question de sa restauration ne date pas de cette année. La mobilisation actuelle s’inscrit donc dans un dossier suivi depuis plusieurs années, sans qu’une solution pérenne ait été trouvée jusqu’ici.
Une association constituée fin 2024
Le cadre juridique de cette mobilisation existe depuis plus d’un an. L’Association pour la restauration et la sauvegarde de la chapelle Notre-Dame de Lourdes de Digne-les-Bains a été officiellement créée le 23 décembre 2024, selon les données publiques consultables sur l’annuaire des entreprises et associations. Sa création avait précédé de plusieurs mois la campagne de communication de juin et juillet 2026, qui a permis de lui donner une visibilité plus large auprès des fidèles et des habitants du bassin dignois.
Aucune décision municipale n’a été annoncée à ce stade. Julien Di Benedetto, élu maire de Digne-les-Bains à l’unanimité le 28 mars 2026, dirige la commune pendant cette phase de mobilisation, sans qu’une prise de position officielle sur le dossier de la chapelle ait été rendue publique jusqu’à présent.
Contexte dans les Alpes-de-Haute-Provence
Digne-les-Bains, préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, concentre une part importante du patrimoine religieux du département, entre cathédrale, chapelles de quartier et petit patrimoine rural. Le dossier de Notre-Dame de Lourdes illustre une difficulté récurrente dans ce type de communes de montagne moyenne : des édifices anciens, parfois désacralisés dans les usages, dont l’entretien repose largement sur des associations de bénévoles plutôt que sur des budgets municipaux dédiés. La création d’une association ad hoc, comme celle constituée fin 2024 à Digne, est une démarche courante dans le département pour porter ce type de projet et, potentiellement, mobiliser des subventions patrimoniales ou du mécénat local.
À ce stade, aucun montant de travaux ni aucun financement précis n’a été communiqué publiquement pour ce dossier.
Ce qu’il reste à préciser
La mobilisation citoyenne semble réelle et documentée par plusieurs médias locaux et religieux entre fin juin et début juillet 2026. Ce qui manque encore, à ce stade, c’est un chiffrage des travaux nécessaires et une position formelle de la municipalité. Ces éléments détermineront si l’élan observé ces derniers jours se traduit par un chantier concret.