Dijon : la mairie lance une « Brigade du tigre » contre le moustique tigre
Annoncée le 12 juin 2026, la campagne municipale prévoit des agents de terrain, des actions dans les jardins familiaux et une sensibilisation renforcée.
La Ville de Dijon a annoncé le 12 juin 2026 un renforcement de sa lutte contre le moustique tigre. Parmi les mesures à l'étude une « Brigade du tigre » composée d'agents municipaux. L'insecte est implanté en Côte-d'Or depuis 2018.
L’essentiel
- 12 juin 2026 : la Ville de Dijon publie un communiqué annonçant le renforcement de ses actions de prévention contre le moustique tigre.
- « Brigade du tigre » : dispositif expérimental d’agents municipaux pour des interventions de proximité, actuellement à l’étude.
- 2 500 pièges pondoirs distribués gratuitement en 2025 dans les quartiers prioritaires, dont Bourroches.
- Implanté depuis 2018 en Côte-d’Or, le moustique tigre est désormais présent dans les 8 départements de Bourgogne-Franche-Comté.
- Premier cas autochtone de chikungunya identifié à Dijon en 2025, selon Santé publique France.
Une brigade expérimentale à l’étude
La Ville de Dijon a communiqué le 12 juin 2026 sur un renforcement de ses dispositifs de lutte contre le moustique tigre (Aedes albopictus). La mesure phare annoncée reste à ce stade expérimentale : une « Brigade du tigre » composée d’agents municipaux chargés d’intervenir directement auprès des habitants, selon Infos-Dijon et ICI Bourgogne qui rapportent simultanément l’annonce.
Le principe : des agents de terrain se rendraient chez les particuliers pour identifier les gîtes larvaires - récipients d’eau stagnante, coupelles de pots de fleurs, bâches mal tendues - et conseiller sur les bons gestes. Ce type d’intervention de proximité n’existe pas encore à Dijon sous cette forme structurée. La mairie ne précise pas à ce stade le calendrier de déploiement ni les effectifs mobilisés.
Jardins familiaux et sensibilisation ciblée
Au-delà de la brigade, l’annonce du 12 juin mentionne des actions spécifiques dans les jardins familiaux et partagés de la ville, relevés comme des points de concentration potentiels de gîtes larvaires. Des campagnes de sensibilisation auprès des habitants sont également prévues, relève Le Bien Public.
La Ville maintient par ailleurs une page dédiée sur dijon.fr, mise à jour en avril 2026, listant les gestes de prévention. Le magazine municipal Dijon Mag n°401, daté de juin 2026, consacre un article à cette mobilisation en lien avec l’Agence régionale de santé (ARS).
2 500 pièges distribués en 2025
La campagne 2026 s’appuie sur un précédent concret. En 2025, la Ville avait distribué 2 500 pièges pondoirs gratuits dans les quartiers les plus touchés, notamment Bourroches, selon Actu.fr et Le Bien Public. Ces pièges permettent de capturer les femelles venues pondre et de réduire localement les populations. La reconduction et l’éventuel élargissement de cette distribution en 2026 n’ont pas encore été précisés par la municipalité.
L’ARS Bourgogne-Franche-Comté, de son côté, active chaque année une surveillance renforcée du 1er mai au 30 novembre. L’agence rappelle que le moustique tigre est impossible à éradiquer une fois implanté sur un territoire : l’objectif est de limiter les populations et de réduire le risque de transmission de maladies. Pour en savoir plus sur les actions de prévention sanitaire menées à Dijon, la collecte de produits d’hygiène organisée au Monoprix illustre la tendance de la ville à mobiliser acteurs publics et privés sur des enjeux de santé communautaire.
Contexte dans la Côte-d’Or
Le moustique tigre s’est implanté en Côte-d’Or entre 2018 et 2019, selon les données de l’ARS et d’Agir BFC. Aujourd’hui, il est présent dans les 8 départements de Bourgogne-Franche-Comté. Sa progression suit les axes routiers et les échanges humains ; une fois établi, il ne disparaît pas.
Le signal le plus préoccupant est venu en 2025 : un premier cas autochtone de chikungunya a été identifié à Dijon, selon le bulletin régional de Santé publique France publié le 11 juin 2026. Un cas autochtone signifie que la transmission a eu lieu localement, sans voyage dans une zone d’endémie. Le chikungunya provoque des douleurs articulaires intenses et peut durer plusieurs semaines. La dengue et le virus Zika sont également transmissibles par ce vecteur.
Dijon est la principale commune de Côte-d’Or avec environ 155 000 habitants. Sa densité urbaine, ses espaces verts et ses jardins partagés en font un territoire de surveillance prioritaire. D’autres institutions dijonnaises multiplient également les initiatives de présence dans la ville ce mois de juin.
Ce que disent les gestes de prévention
La page dijon.fr rappelle les recommandations de base : vider les soucoupes sous les pots de fleurs, couvrir les récupérateurs d’eau de pluie, changer l’eau des vases tous les deux jours, entretenir les gouttières. Ces gestes individuels restent la première ligne de défense, en complément des actions municipales.
Le signalement de nids peut se faire via le site national signalement-moustique.anses.fr, géré par l’Anses. La carte nationale de présence est mise à jour régulièrement et sert de base aux décisions des collectivités.
La saison de surveillance court jusqu’au 30 novembre 2026. La mairie de Dijon devrait préciser les modalités de déploiement de la « Brigade du tigre » dans les prochaines semaines.
