Dijon : 9,4 M€ et 1 191 places – le CPOM Asile 2026-2030 signé le 19 mai

L'État et l'association Coallia ont formalisé mardi un contrat pluriannuel couvrant l'hébergement des demandeurs d'asile en Bourgogne-Franche-Comté jusqu'en 2030.

Dijon : 9,4 M€ et 1 191 places – le CPOM Asile 2026-2030 signé le 19 mai
Illustration Simon Perrot / info.fr

Le CPOM Asile Bourgogne-Franche-Comté 2026-2030 a été signé le 19 mai à Dijon entre l'État et l'association Coallia. Le contrat engage 9,4 M€ pour 1 191 places d'accueil réparties en Côte-d'Or et dans l'Yonne. Santé mentale et logement sont les deux priorités affichées.

Le CPOM Asile Bourgogne-Franche-Comté 2026-2030 a été signé le 19 mai à Dijon entre l’État et l’association Coallia. Le contrat engage 9,4 M€ pour 1 191 places d’accueil réparties en Côte-d’Or et dans l’Yonne. Santé mentale et logement sont les deux priorités affichées.

L’essentiel

  • Date : Signature le 19 mai 2026 à Dijon du CPOM Asile Bourgogne-Franche-Comté pour la période 2026-2030.
  • Budget : 9,4 M€ engagés sur cinq ans par l’État.
  • Capacité : 1 191 places (971 CADA en Côte-d’Or et Yonne, 170 HUDA en Côte-d’Or, 50 CPH dans l’Yonne).
  • Opérateur : Coallia, association créée en 1962, 4 000 salariés dans 44 départements, 22,4 % du parc régional.
  • Priorités : repérage des troubles psychiques liés à l’exil ; gestion locative sociale pour l’insertion par le logement.

Un contrat signé à trois

La cérémonie s’est tenue mardi matin à Dijon. Violaine Démaret, préfète de la région Bourgogne-Franche-Comté et de la Côte-d’Or, Pascal Jan, préfet de l’Yonne, et Arnaud Richard, directeur général de Coallia, ont apposé leur signature sur le document, selon la préfecture de la Côte-d’Or.

Le CPOM - contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens - fixe le cadre de la relation entre l’État et l’opérateur pour cinq ans. Il remplace le précédent accord et détaille les engagements financiers, les objectifs de qualité et les publics visés.

1 191 places réparties sur deux départements

Publicité

Le détail des places, tel qu’il ressort des sources croisées (macommune.info, dijon-actualites.fr) :

  • 971 places en CADA (centres d’accueil pour demandeurs d’asile), réparties entre la Côte-d’Or et l’Yonne ;
  • 170 places en HUDA (hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile), exclusivement en Côte-d’Or ;
  • 50 places en CPH (centre provisoire d’hébergement), dans l’Yonne.

Coallia assure ainsi 1 346 places dans le dispositif régional au total, soit 22,4 % d’un parc régional qui compte 6 006 places, selon dijon-actualites.fr. Le taux d’occupation tourne autour de 100 % malgré une baisse de 17 % des arrivées enregistrée sur un an.

Deux priorités : santé mentale et logement

Le contrat identifie deux axes de travail spécifiques. Premier axe : le repérage et la prise en charge des troubles psychiques liés aux parcours d’exil. Les personnes accueillies présentent fréquemment des séquelles de traumatismes vécus avant ou pendant leur migration ; le CPOM prévoit un accompagnement structuré sur ce point, selon la préfecture de la Côte-d’Or.

Second axe : la gestion locative sociale. L’objectif est de développer l’autonomie dans le logement comme vecteur d’insertion durable. Cette orientation rejoint des problématiques transversales - accès au parc locatif, suivi post-hébergement - que l’on retrouve dans d’autres dispositifs sociaux territoriaux, comme les plans pluriannuels adoptés dans d’autres régions.

Contexte dans la Côte-d’Or

La Bourgogne-Franche-Comté dispose de 6 006 places dans son dispositif d’accueil pour demandeurs d’asile et réfugiés. En dix ans, selon creusot-infos.com, l’État a doublé ces capacités régionales. Coallia est l’un des opérateurs historiques sur ce territoire : l’association, fondée en 1962, emploie plus de 4 000 personnes dans 44 départements à l’échelle nationale.

Dijon, préfecture de région et de la Côte-d’Or, constitue le principal pôle administratif de ce dispositif. La signature du CPOM à Dijon confirme la centralité du chef-lieu dans la coordination des politiques migratoires régionales. Sur un plan national, les préfectures jouent un rôle croissant d’interface entre État et opérateurs associatifs dans plusieurs domaines d’action publique.

Le taux d’occupation proche de 100 % des places disponibles, malgré une baisse de 17 % des arrivées sur un an, traduit une tension persistante entre demande et capacités, même en période de reflux des flux.

Coallia, opérateur de référence

L’association Coallia gère des structures d’hébergement social bien au-delà de l’asile : foyers de travailleurs migrants, résidences sociales, établissements médico-sociaux. Dans le périmètre de ce CPOM, elle intervient sur les deux départements signataires avec une équipe dédiée. Son directeur général Arnaud Richard était présent à Dijon pour la signature.

Le recours à un opérateur associatif de cette taille s’inscrit dans le modèle français de délégation de service : l’État fixe les objectifs et finance, l’association opère sur le terrain. Ce cadre est formalisé par le CPOM, outil réglementaire issu du secteur médico-social et étendu progressivement à l’hébergement des demandeurs d’asile.

Prochaine étape

Le contrat couvre la période 2026-2030. Les modalités de mise en œuvre des deux priorités - santé mentale et gestion locative - n’ont pas encore été détaillées publiquement à ce stade. Un bilan intermédiaire sera vraisemblablement conduit à mi-parcours, selon les pratiques habituelles de ce type de contrat, sans que la préfecture ait communiqué de date précise à ce jour.

Sources

Simon Perrot

Simon Perrot

Simon est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Côte-d'Or (21), avec Dijon pour chef-lieu. Spécialité du département : viticulture Cote-de-Nuits/Cote-de-Beaune et Cite gastronomie. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie