Dijon : hommage aux victimes des rafles et aux Justes de France
Une cérémonie officielle s'est tenue dimanche à la gare SNCF en présence d'autorités civiles et militaires, 84 ans après les déportations de juillet 1942.
Le 19 juillet 2026, Dijon a commémoré la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français. Présidée par la sous-préfète Magalie Malerba, la cérémonie a rassemblé élus et représentants de la communauté juive sur le Cours de la Gare SNCF, d'où 21 personnes avaient été déportées en 1942.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Cérémonie officielle tenue le 19 juillet 2026 à Dijon sur le Cours de la Gare SNCF, lieu d'où 21 personnes juives ont été déportées en juillet 1942.
- Présidence assurée par Magalie Malerba, sous-préfète de la Côte-d'Or, en présence d'autorités civiles, militaires et d'élus locaux.
- Discours de Johanna Linsler (Mémoire(s) vive(s)), Franck Ayache (Association cultuelle israélite) et kaddish par le rabbin Simon Sibony.
- Dépôts de gerbes par la conseillère départementale Viviane Vuillermot, l'adjoint au maire Jean-Philippe Morel, la vice-présidente régionale Françoise Tenenbaum et le député René Lioret.
- Lecture du message d'Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, rendant hommage aux Justes de France.
Dimanche, autorités civiles, militaires et associations se sont réunies devant la gare SNCF de Dijon pour rendre hommage aux victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français. La cérémonie, présidée par Magalie Malerba, sous-préfète et secrétaire générale adjointe de la Préfecture de la Côte-d’Or, s’inscrit dans la Journée nationale commémorative des rafles des 16 et 17 juillet 1942.
Un lieu chargé d’histoire
Le choix du Cours de la Gare n’est pas anodin. Selon Le Bien Public, c’est de ce lieu précis que 21 personnes juives ont été déportées en juillet 1942, lors des rafles qui ont frappé la France occupée. La cérémonie y ramène chaque année les autorités locales et les associations mémorielles pour que ces événements ne sombrent pas dans l’oubli.
Johanna Linsler, présidente de l’association Mémoire(s) vive(s), et Franck Ayache, vice-président de l’Association cultuelle israélite, ont pris la parole. Le rabbin Simon Sibony a récité le kaddish, la prière juive pour les défunts.
Dépôts de gerbes et message ministériel
Plusieurs gerbes ont été déposées au nom des institutions : la conseillère départementale Viviane Vuillermot, l’adjoint au maire Jean-Philippe Morel, la vice-présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté Françoise Tenenbaum, et le député René Lioret ont tour à tour rendu hommage aux victimes.
Un message d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, a été lu devant l’assemblée. Le texte rendait hommage aux Justes de France, ces citoyens qui ont caché et sauvé des milliers de juifs pendant la guerre.
Contexte dans la Côte-d’Or
La Côte-d’Or compte environ 535 000 habitants. Dijon, préfecture du département, rassemble plus de 160 000 habitants dans son agglomération. La ville a été occupée par les Allemands entre juin 1940 et septembre 1944. Les rafles de juillet 1942, orchestrées par le régime de Vichy, ont touché plusieurs villes françaises, dont Dijon.
Des commémorations similaires se sont tenues partout en France ce week-end. Nice a également rendu hommage aux victimes lors d’une cérémonie présidée par la préfecture des Alpes-Maritimes. À Gap, le préfet a rendu hommage dans un autre contexte mémoriel, celui d’un militaire tué en opération.
Une journée nationale instituée en 1993
La Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux Justes de France a été créée par la loi du 10 juillet 2000. Elle commémore la rafle du Vélodrome d’Hiver des 16 et 17 juillet 1942, au cours de laquelle plus de 13 000 juifs ont été arrêtés à Paris et en banlieue avant d’être déportés vers les camps d’extermination. L’hommage aux Justes de France y a été intégré en 2000, selon le site Chemins de mémoire.
Ces cérémonies locales permettent de rappeler que la Shoah ne s’est pas jouée uniquement à Paris, mais dans toute la France occupée.
Prochaines étapes
D’autres commémorations se tiendront dans le département tout au long de l’année, notamment pour les anniversaires des libérations de camps et la Journée nationale du souvenir de la déportation en avril.