Dole : il veut graver le nom de son lévrier sur sa tombe, la mairie refuse

Patrick Blondey, 68 ans, se bat depuis plusieurs années pour rendre hommage à Vanaîs, mort en 1999, sur sa stèle au cimetière de Landon

Dole : il veut graver le nom de son lévrier sur sa tombe, la mairie refuse
Illustration Anne Perrin / info.fr

À Dole, dans le Jura, un habitant de 68 ans demande depuis octobre 2025 à la mairie d'autoriser le nom de son lévrier sur sa concession funéraire. La ville refuse, invoquant la loi. Une stèle en verre a été posée, mais sans le nom ni la photo de l'animal.

L’essentiel

  • Demande déposée en octobre 2025 : Patrick Blondey a sollicité la mairie de Dole pour graver le nom de son lévrier Vanaîs et sa date de naissance sur sa stèle funéraire au cimetière de Landon.
  • Refus municipal confirmé : La mairie estime que la mention du nom d’un animal sur une sépulture suggère une inhumation illégale, contraire à la législation française.
  • Stèle en verre posée sans le nom : Un texte-hommage générique a été autorisé ; ni le nom ni la photo du chien n’y figurent.
  • Vanaîs est mort en 1999 à l’âge de 15 ans. Son maître se bat depuis plusieurs années pour cet hommage.

Une demande déposée en octobre 2025

Patrick Blondey, 68 ans, habite Dole. En octobre 2025, il a adressé à la mairie une demande précise : inscrire sur sa stèle funéraire, déjà réservée au cimetière de Landon, le nom de son lévrier Vanaîs et la date de naissance de l’animal. Le chien est mort en 1999, à 15 ans. Selon Le Parisien et L’Est Républicain, qui ont tous deux couvert l’affaire, Blondey vit seul et décrit Vanaîs comme son « seul ami dans le Jura ».

Il confie aux médias avoir traversé une période difficile : « J’ai affronté une déception sentimentale très forte et je voulais arrêter de vivre », rapporte Midi Libre. L’animal l’aurait aidé à surmonter cette période. La stèle en verre, déjà posée avenue de Landon, porte aujourd’hui un texte sobre autorisé par la ville : « Patrick rend hommage à son petit chien qui lui a sauvé la vie ». Ni nom, ni photo.

Le refus de la mairie : une question de droit

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La mairie de Dole a opposé un refus clair, rapporté par L’Est Républicain dès mai 2026. L’argument est juridique : mentionner le nom d’un animal et sa date de naissance sur une sépulture dans un cimetière communal suggère une inhumation d’animal, ce qui est interdit par la loi française.

En France, les cimetières communaux sont réservés aux personnes humaines. Le Code général des collectivités territoriales et les textes du service public le confirment : les animaux de compagnie doivent être incinérés ou inhumés dans des cimetières animaliers dédiés. La mairie de Dole, dirigée depuis mars 2026 par Jean-Baptiste Gagnoux, n’a pas publié de communiqué officiel sur le dossier ; sa position est connue uniquement par les déclarations rapportées aux médias.

Aucun recours officiel - contentieux administratif ou pétition - n’a été annoncé à ce jour par Patrick Blondey, selon les sources disponibles.

Un monument qui attire les curieux

La stèle en verre installée au cimetière de Landon - le plus grand des cinq cimetières dolois, situé au 71 avenue de Landon - intrigue les visiteurs, selon plusieurs médias. Le texte-hommage autorisé, sobre mais inhabituel pour une concession réservée à une personne encore vivante, suscite des questions.

Patrick Blondey a déjà fait modifier la stèle pour retirer les mentions refusées. Il cherche désormais une formulation qui satisfasse à la fois son souhait personnel et les exigences de la réglementation, sans qu’une solution de compromis ait été trouvée à ce jour, dans une ville de Dole qui n’est pas étrangère aux affaires judiciaires insolites.

Contexte dans le Jura

Dole compte environ 23 840 habitants selon l’INSEE (chiffre 2023-2025). Sous-préfecture du Jura, la ville dispose de cinq cimetières municipaux. La question du deuil animal et des hommages funéraires aux animaux de compagnie est un sujet émergent en France : plusieurs communes ont ouvert ou élargi des cimetières animaliers ces dernières années, mais la réglementation sur les cimetières humains n’a pas évolué.

L’affaire Blondey a rapidement dépassé le cadre régional. Outre L’Est Républicain et France 3 Franche-Comté, Le Parisien, Midi Libre, Le Progrès et La Voix du Nord ont relayé l’histoire entre mai et juin 2026, signe d’un écho national pour un fait divers initialement très local.

Une bataille personnelle, sans issue annoncée

Patrick Blondey n’a pas précisé ses prochaines démarches. Il n’existe à ce stade aucune indication d’un recours administratif, d’une médiation ou d’un vote municipal sur le sujet. La stèle reste en l’état : un hommage en verre, sans nom d’animal.

La question posée par cette affaire - jusqu’où la réglementation funéraire peut-elle s’adapter au lien entre un homme et son animal - reste, pour l’heure, sans réponse officielle à Dole. Le débat, lui, a largement commencé, comme d’autres dossiers mêlant animaux et espaces publics réglementés l’illustrent ailleurs en France.

Anne
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Sources

Anne Perrin

Anne Perrin

Anne est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Jura (39), avec Lons-le-Saunier pour chef-lieu. Spécialité du département : AOC comte et viticulture vin jaune (Château-Chalon). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

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