Dordogne : une femme de 27 ans meurt écrasée par un chariot élévateur aux Lèches
La victime, salariée d'une entreprise de manutention, a été tuée par le basculement de l'engin le 2 juillet. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bergerac.
Une jeune femme de 27 ans a perdu la vie jeudi 2 juillet aux Lèches, en Dordogne, dans un accident du travail. Elle a été écrasée par un chariot élévateur. Les secours n'ont pas pu la ranimer.
L’essentiel
- Victime : une femme de 27 ans, salariée d’une entreprise de manutention aux Lèches.
- Circonstances : le chariot élévateur a basculé et l’a écrasée, jeudi 2 juillet.
- Enquête : la gendarmerie et l’Inspection du travail sont saisies sous l’autorité du parquet de Bergerac.
Ce qui s’est passé
Les faits se sont déroulés jeudi 2 juillet dans une zone d’activité de la commune des Lèches, en Dordogne. Selon les informations recueillies par Sud Ouest et confirmées par France Bleu Périgord, une jeune femme de 27 ans a été mortellement blessée par le basculement et le renversement d’un chariot élévateur. L’engin l’a écrasée sur son lieu de travail.
Les secours ont été alertés en début d’après-midi. À leur arrivée, la victime était en arrêt cardio-respiratoire. Les tentatives de réanimation n’ont pas permis de la ranimer. Son décès a été constaté sur place.
Le média local ICI Périgord a relayé l’information sur X peu après le drame. L’origine exacte de l’accident n’a pas encore été déterminée.
L’intervention des secours
Les sapeurs-pompiers du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Dordogne ont été dépêchés sur les lieux, ainsi qu’une équipe du SAMU. Un poste médical avancé a été brièvement déployé, mais l’état de la victime ne laissait aucun espoir. Ce type d’intervention lourde mobilise régulièrement les secours dans le département, comme récemment lors d’un feu de poubelle à Lannion où les mêmes moyens logistiques ont été engagés.
La gendarmerie a également été présente pour sécuriser la zone et procéder aux premières constatations. Le maire des Lèches a été informé et s’est rendu sur place, selon une source proche de la mairie.
L’enquête en cours
Une enquête a été ouverte par le parquet de Bergerac. Elle a été confiée à la gendarmerie, en collaboration avec l’Inspection du travail. Les objectifs sont clairs : déterminer les causes exactes du basculement du chariot élévateur, vérifier le respect des règles de sécurité et identifier d’éventuelles défaillances.
L’entreprise concernée n’a pas souhaité s’exprimer pour l’instant. L’engin a été saisi pour expertise. Une autopsie doit être pratiquée dans les prochains jours. Les auditions des collègues et responsables hiérarchiques sont en cours.
Ce drame rappelle un autre accident mortel survenu en juin 2026 en Vaucluse, où un chariot élévateur avait également tué un salarié, selon Ouest-France.
Contexte dans le département
La commune des Lèches compte environ 350 habitants. Située au sud de Mussidan, elle abrite plusieurs petites et moyennes entreprises axées sur la logistique et la manutention. La Dordogne, département rural, connaît une sinistralité au travail comparable à la moyenne nationale, mais chaque accident mortel y est particulièrement suivi.
D’après les données de la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), le secteur du transport et de la manutention est l’un des plus exposés aux accidents graves. En Nouvelle-Aquitaine, la prévention des risques liés aux engins de levage fait l’objet de campagnes régulières. Ce drame relance les interrogations sur l’application des consignes de sécurité dans les PME.
Un précédent accident similaire avait marqué les esprits en 2024 à Bergerac, où un employé avait été grièvement blessé par une charge tombée d’un chariot. L’enquête avait conclu à un défaut de formation.
Un drame national
Cet accident s’inscrit dans un contexte national préoccupant. Selon un rapport de la Direction générale du travail cité par TF1 Info, le nombre de décès liés au travail a augmenté en France ces dernières années, avec une moyenne d’environ deux morts par jour tous secteurs confondus. Les accidents de manutention et de logistique représentent une part significative de ces drames.
Les syndicats et associations de victimes appellent régulièrement à un renforcement des contrôles. L’Inspection du travail, dont les effectifs sont limités, peine à couvrir l’ensemble des établissements. Cet accident aux Lèches pourrait relancer le débat sur les moyens alloués à la prévention.
La cellule psychologique mise en place par l’employeur doit accompagner les salariés traumatisés. La communauté locale, choquée, s’est recueillie devant l’entreprise.
Dans l’attente des conclusions de l’enquête, la priorité est à la manifestation de la vérité pour la famille et les proches de la victime. Le parquet de Bergerac devrait communiquer ses premiers éléments dans les jours à venir.