Dordogne : 16 mois avec sursis pour une mère de famille qui avait agressé des pompiers

Le tribunal correctionnel de Périgueux a rendu son jugement le 22 mai 2026 après des faits commis à Mussidan en novembre 2025.

Dordogne : 16 mois avec sursis pour une mère de famille qui avait agressé des pompiers
Illustration Aurélie Lacoste / info.fr

Une femme de 38 ans, originaire de Mussidan, a été condamnée à 16 mois de prison avec sursis le 22 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Périgueux. Elle avait insulté et frappé à coups de pied des pompiers venus la prendre en charge. La prévenue était en récidive.

Une femme de 38 ans, originaire de Mussidan, a été condamnée à 16 mois de prison avec sursis le 22 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Périgueux. Elle avait insulté et frappé à coups de pied des pompiers venus la prendre en charge. La prévenue était en récidive.

L’essentiel

  • Condamnation : 16 mois de prison avec sursis prononcés le 22 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Périgueux.
  • Les faits : insultes et coups de pied sur des pompiers intervenus à Mussidan le 25 novembre 2025, sous emprise de l’alcool selon la défense.
  • Récidive : la prévenue avait déjà été condamnée pour des faits similaires.
  • Contexte local : 9 agressions de pompiers recensées à Mussidan depuis le début de l’année 2026, selon le juriste du SDIS.
  • National : 1 525 agressions contre des sapeurs-pompiers déclarées en France en 2025, contre 1 462 en 2024.

Les faits : une intervention tournée à l’agression

Le 25 novembre 2025, des pompiers se rendent à Mussidan pour prendre en charge une femme en difficulté. Sur place, la prévenue les insulte puis les frappe à coups de pied. Selon son avocat, Me Réda Hammouche, elle agissait sous l’emprise de l’alcool au moment des faits.

Mussidan est une commune de 2 771 habitants selon les données INSEE 2023, chef-lieu de canton dans l’Isle-Double. Ce n’est pas la première fois que cette femme comparaît pour des faits de ce type : le tribunal a statué en récidive.

La défense reconnaît, mais relativise

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Me Réda Hammouche, avocat pénaliste inscrit au barreau de Périgueux, n’a pas contesté les faits. Il a qualifié le comportement d’« inadmissible », tout en cherchant à en atténuer la portée. « Ce n’est pas le Jacques Mesrine local », a-t-il déclaré à l’audience, selon Sud Ouest. L’alcool a été présenté comme facteur explicatif, sans pour autant constituer une excuse légale dans ce contexte de récidive.

Le tribunal veut envoyer un signal

En prononçant 16 mois avec sursis, le tribunal correctionnel de Périgueux a affiché une volonté dissuasive. Le juriste des pompiers, lors de l’audience, a rappelé un chiffre édifiant : depuis le 1er janvier 2026, neuf pompiers ont subi une agression rien qu’à Mussidan, selon Sud Ouest. Ce contexte a pesé dans l’appréciation de la peine.

Les violences contre les secouristes constituent une circonstance aggravante dans le code pénal. La récidive a également alourdi la qualification retenue.

Contexte dans la Dordogne

La Dordogne (département 24) compte environ 413 000 habitants. Le SDIS 24 couvre un territoire rural étendu, où les pompiers assurent une part importante des interventions de secours à personnes, souvent seuls à intervenir en zone isolée. Les sapeurs-pompiers du SDIS 24 sont régulièrement sollicités sur des missions à risque, des incendies de forêt aux secours à personnes.

Au niveau national, les statistiques sont en hausse continue. En 2025, 1 525 agressions envers des sapeurs-pompiers ont été déclarées, contre 1 462 en 2024, selon les données officielles du ministère de l’Intérieur et du SDIS 70 dans son bilan annuel. Le chiffre mussidanais - 9 agressions en moins de cinq mois dans une commune de moins de 3 000 habitants - est disproportionné au regard de cette moyenne nationale.

Ce type d’affaire n’est pas isolé dans la région. Les tribunaux correctionnels de Nouvelle-Aquitaine ont eu à traiter plusieurs dossiers de violences impliquant des agents en intervention ces derniers mois. Par ailleurs, plusieurs SDIS en France ont mis la problématique des agressions au cœur de leurs bilans annuels.

Une peine qui reste suspendue

Les 16 mois de prison sont assortis du sursis : la condamnée ne sera pas incarcérée sauf nouvelle infraction. Le sursis constitue néanmoins une épée de Damoclès, renforcée par le contexte de récidive. La nature exacte de la condamnation antérieure n’a pas été précisée dans les éléments rapportés par Sud Ouest.

Le parquet de Périgueux n’a pas communiqué publiquement sur ce dossier à ce stade. La mairie de Mussidan n’a pas non plus fait de déclaration recensée.

La prochaine audience concernant une éventuelle mesure complémentaire - suivi judiciaire, obligation de soins liée à l’alcool - n’a pas été annoncée.

Sources

Aurélie Lacoste

Aurélie Lacoste

Aurélie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Dordogne (24), avec Périgueux pour chef-lieu. Spécialité du département : prehistoire (Lascaux) et image gastronomique Perigord. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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