Draft NBA 2026 : après les années fastes, le basket français face à une cuvée creuse

Après Victor Wembanyama et Zaccharie Risacher, la draft 2026 pourrait ne voir qu’un seul Français sélectionné, Adam Atamna, loin des sommets attendus.

Draft NBA 2026 : après les années fastes, le basket français face à une cuvée creuse
Illustration Sandra Lemoine / info.fr

La draft NBA 2026, prévue les 23 et 24 juin au Barclays Center, s’annonce comme une année de transition pour le basket français. Selon les médias spécialisés, seul Adam Atamna (ASVEL) figure dans les premières projections, dans un contexte marqué par la baisse historique des inscriptions anticipées en NCAA.

L’essentiel

  • Fait 1 : La Draft NBA 2026 se déroule les 23 et 24 juin au Barclays Center de Brooklyn.
  • Fait 2 : Adam Atamna (ASVEL) est le seul Français dans la mock draft de Bleacher Report, au 23e rang.
  • Fait 3 : Le nombre d’inscrits anticipés atteint un minimum historique de 71 candidats, en raison de la règle NIL dans la NCAA.
  • Fait 4 : En 2025, six Français avaient été sélectionnés, après deux premiers choix en 2023 et 2024.
  • Fait 5 : L’Américain AJ Dybantsa est le grand favori pour le premier choix de la draft.

Les projecteurs de la NBA vont se braquer sur Brooklyn les 23 et 24 juin prochains pour la draft 2026. Après les années record pour le basket français - Victor Wembanyama (2023), Zaccharie Risacher (2024) et six sélectionnés en 2025 - l’édition 2026 s’annonce beaucoup plus discrète côté tricolore. Selon Basket USA, la première mock draft de Bleacher Report ne place qu’un seul Français : l’arrière Adam Atamna, formé à l’ASVEL, à la 23e position. ESPN, de son côté, n’en liste aucun dans sa première projection. Un contraste saisissant avec l’engouement des années passées.

Adam Atamna, le seul espoir du premier tour

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Âgé de 19 ans, Adam Atamna s’est fait remarquer lors du tournoi Adidas Next Generation d’Ulm en février 2025, où il a tourné à 33 points de moyenne, dont un match à 43 points contre l’Olympiakos. Sa polyvalence et son adresse extérieure en font un prospect suivi par plusieurs équipes NBA. Néanmoins, selon BeBasket, le joueur pourrait faire machine arrière et renoncer à se présenter à la draft, ce qui réduirait encore la représentation française. Au deuxième tour, NBAdraft.net place deux autres Français : Noa Kouakou-Heugue (44e) et Mathias M’Madi (48e), mais ces projections restent très volatiles à quelques semaines de l’événement.

Une génération sacrifiée par le NIL ?

La faiblesse du contingent français s’explique en partie par un contexte global. Le nombre d’inscrits anticipés pour la draft 2026 est historiquement bas : 71 candidats, selon BeBasket. Cette chute est directement liée à l’essor du NIL (Name, Image, Likeness) dans la NCAA, qui permet aux joueurs universitaires américains de percevoir des revenus. Beaucoup choisissent désormais de rester en université plutôt que de se présenter tôt à la draft. Ce phénomène réduit mécaniquement le nombre de places disponibles, mais aussi l’exposition des prospects européens, concurrencés par des Américains plus âgés et expérimentés.

« Le NIL a changé la donne », confiait récemment un recruteur NBA à Basket USA. « Les joueurs américains n’ont plus la même urgence à passer pro. Cela resserre le marché pour les internationaux, surtout ceux qui ne sont pas des top-5 certains. » Les jeunes Français doivent donc composer avec une concurrence accrue, alors même que la génération 2007-2008, née de l’essor des filières comme l’INSEP et le Pôle France, tarde à produire des talents aussi précoces que Wembanyama.

Contexte en France : du sommet à l’attente

Le basket français traverse pourtant une période faste au plus haut niveau. En 2025, six joueurs tricolores ont été appelés lors de la draft, un record. Les Spurs de Victor Wembanyama n’ont pas disputé les finales NBA. Mais l’effet de génération semble marquer une pause. Le réservoir 2026 est moins riche, et les regards se tournent déjà vers 2027, où NBAdraft.net projette trois Français au premier tour, dont Hugo Yimga-Moukouri à la 14e place. « Il faut prendre du recul », tempère un observateur de la LNB. « Le basket français a construit une filière solide, mais les cycles de talents ne sont pas linéaires. 2026 sera une année de transition, pas un effondrement. »

La folie Dybantsa et les stratégies de draft

Côté américain, le favori pour le premier choix est l’ailier AJ Dybantsa, un joueur qui a évolué en France au sein du centre de formation de l’ASVEL pendant deux saisons avant de retourner aux États-Unis. Son parcours illustre le lien croissant entre la NBA et les structures françaises. Les Wizards de Washington, qui détiennent le premier choix, devraient jeter leur dévolu sur lui, selon Trip Double. Derrière, Utah, Memphis et Chicago complètent le top 4. Les experts considèrent cette cuvée comme solide sur les quatre premières places, mais moins profonde que les années précédentes.

Plusieurs franchises pourraient tenter de monter au classement. Les Celtics de Boston, par exemple, préparent un package pour grimper dans la draft, selon une information d’info.fr. Par ailleurs, l’ancien meneur John Wall a donné son avis sur le choix des Wizards, estimant que Dybantsa serait « un bon pivot pour reconstruire » (lire son analyse sur info.fr).

Prochaine étape : le 23 juin, avec la première soirée de la draft. Pour les Français, l’enjeu sera de voir si Adam Atamna reste dans la course, et si Noa Kouakou-Heugue ou Mathias M’Madi parviennent à se hisser dans le tableau final. L’année 2027 semble d’ores et déjà plus prometteuse, mais la draft 2026 rappelle que le passage de relais n’est jamais automatique.

Sandra
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Sources

Sandra Lemoine

Sandra Lemoine

Sandra est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans le tennis et les sports individuels (natation, judo, athlétisme). Elle lit chaque match au prisme des classements ATP/WTA, des chronos et des têtes de série, replace tout résultat dans le calendrier des Grands Chelems et des échéances olympiques, et bannit l'approximation statistique.

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