Draft NBA 2026 : aucun Français sélectionné, une première depuis 2015
La série dorée du basket français s'arrête aucun joueur tricolore n'a été appelé lors de la Draft NBA 2026, mettant fin à une séquence de 14 choix en trois ans.
Pour la première fois depuis 2015, la Draft NBA n'a souri à aucun joueur français. Les espoirs Marc-Owen Fodzo Dada et Adam Atamna se sont retirés, tandis que Zacharie Perrin, automatiquement éligible, n'a pas été choisi. L'Américain AJ Dybantsa est le n°1.
L’essentiel
- Fait 1 : Aucun joueur français n’a été drafté en NBA en 2026, une première depuis 2015.
- Fait 2 : La série de 14 choix tricolores entre 2023 et 2025 est brisée, dont le record de 6 en 2025.
- Fait 3 : Les deux principaux espoirs, Marc-Owen Fodzo Dada et Adam Atamna, se sont retirés avant la draft.
- Fait 4 : Le pivot Zacharie Perrin, automatiquement éligible à 22 ans, n’a pas été sélectionné.
- Fait 5 : L’Américain AJ Dybantsa (BYU) a été choisi en première position par les Washington Wizards.
Ce qui s’est passé
Organisée les 23 et 24 juin au Barclays Center de Brooklyn, la Draft NBA 2026 restera comme un coup d’arrêt pour le basket français. Pour la première fois depuis l’édition 2015, aucun joueur tricolore n’a vu son nom affiché au tableau. Sur les 60 choix répartis sur deux tours - une première depuis 2021 - , les espoirs français ont brillé par leur absence.
Le meneur de jeu Marc-Owen Fodzo Dada (SLUC Nancy) avait retiré sa candidature le 28 mai dernier afin de préserver son éligibilité universitaire, comme l’a rapporté le site BleuBlancDunk. Adam Atamna, formé à l’ASVEL, a fait de même avant de signer avec le club allemand Ratiopharm Ulm le 22 juin. Quant à Zacharie Perrin, rendu automatiquement éligible par ses 22 ans révolus, son nom n’a pas été appelé, selon Eurohoops.
Les espoirs tricolores ont fait les frais du marché
Cette absence n’est pas due à une absence de talents, mais plutôt à un choix stratégique des principaux jeunes Français. « Les agents et les joueurs ont préféré sécuriser leur développement en Europe plutôt que de risquer un statut incertain en NBA », analyse un observateur du basket tricolore. Le retrait de Fodzo Dada et Atamna illustre une tendance : les clubs européens offrent des garanties de temps de jeu et de progression que les franchises NBA ne promettent pas toujours aux seconds tours.
En 2025, la France avait pourtant placé six joueurs - un record - , portant à 14 le nombre de joueurs français draftés entre 2023 et 2025. Cette série dorée avait été lancée par Victor Wembanyama, numéro un en 2023, et confirmée par des noms comme Bilal Coulibaly, Tidjane Salaün ou Zaccharie Risacher. Mais en 2026, le réservoir s’est tari.
Contexte dans le basket français
Avec cette draft blanche, le basket français perd un peu de son éclat international. Depuis l’émergence de « Wemby », la filière hexagonale était devenue une référence mondiale : formation de qualité, présence dans les académies Next Gen, et une génération 2007-2009 promise à un bel avenir. Pourtant, le cru 2026 a montré les limites d’un système qui n’aligne pas chaque année des talents NBA-ready. Les retraits des espoirs révèlent aussi une maturation : les jeunes Français n’hésitent plus à repousser leur entrée en NBA pour mieux se préparer.
En parallèle, les grands clubs français (ASVEL, Monaco, Paris Basketball) attirent de plus en plus de joueurs étrangers, ce qui comprime le temps de jeu des jeunes nationaux. « Il y a un effet ciseaux », résume un agent proche du milieu. « Les meilleurs partent tôt aux États-Unis, les autres stagnent en Europe. »
Prochaine échéance : les drafts suivantes
Si 2026 marque un trou dans la cuirasse, l’horizon reste dégagé. La génération 2008-2009, avec des noms comme Nolan Traoré ou Ilane Fibleuil, est déjà suivie par les scouts NBA. Le prochain grand rendez-vous est la Draft 2027, où plusieurs Français pourraient postuler. En attendant, les acteurs du basket tricolore devront travailler pour renouer avec une tradition de choix qui a fait sa force depuis le premier Français drafté, Tariq Abdul-Wahad, en 1997.