Draft NBA 2026 : un seul Français drafté, l’avenir reste prometteur
Malgré une cuvée 2026 décevante avec un seul représentant, les espoirs hexagonaux nourrissent les projections des années à venir.
La Draft NBA 2026 n'aura pas souri à la France aucun tricolore au premier tour pour la première fois depuis onze ans. Seul Narcisse Ngoy (Poitiers) a été récupéré au 57e rang par les Clippers, dans un montage inédit. Mais les projecteurs sont déjà tournés vers 2027 et 2028.
L’essentiel
- Fait 1 : Aucun joueur français n’a été sélectionné au premier tour de la Draft NBA 2026, une première depuis 2015.
- Fait 2 : Le seul Français appelé est le pivot Narcisse Ngoy (Poitiers, Pro B), choisi au 57e rang par Atlanta puis transféré aux Los Angeles Clippers.
- Fait 3 : Ngoy rejoint les Auburn Tigers en NCAA pour la saison 2026-2027, créant un cas rare de « draft-and-stash » universitaire.
- Fait 4 : Les projections pour 2027 et 2028 sont d’ores et déjà portées par Hugo Yimga Moukouri et Nathan Soliman (17 ans, arrivé à la JL Bourg en juin 2026).
Un premier tour sans Bleu
Les 24 et 25 juin 2026, le Barclays Center de Brooklyn accueillait la 80e Draft NBA. Comme l’a rapporté Info.fr, pour la première fois depuis 2015, aucun joueur français n’a entendu son nom lors du premier tour. AJ Dybantsa a été le premier choix des Washington Wizards, mais les espoirs tricolores espérés - notamment Hugo Yimga Moukouri - ont dû patienter. Seul Narcisse Ngoy, pivot de 2,14 m formé à Poitiers en Pro B, a sauvé l’honneur au second tour, en 57e position.
Narcisse Ngoy, un montage inédit
Sélectionné par les Atlanta Hawks, Narcisse Ngoy a été immédiatement transféré aux Los Angeles Clippers. Particularité : automatiquement éligible à 21 ans, le joueur a choisi de s’engager avec les Auburn Tigers en NCAA pour la saison 2026-2027. Comme l’explique Sports Illustrated, les Clippers conservent ses droits NBA pendant qu’il évolue en université, un « draft-and-stash » universitaire sans précédent. « C’est un cas rare qui ouvre une nouvelle voie pour les talents non américains », souligne le compte spécialisé BasketSession.com.
Ce choix permet à Ngoy de gagner en visibilité et en maturité dans le championnat universitaire américain, sans brûler les étapes. Il devrait faire ses débuts avec Auburn dès l’automne 2026.
Les espoirs 2027 et 2028 déjà dans les esprits
Si la cuvée 2026 marque un coup d’arrêt après une draft 2025 faste (six Français sélectionnés, dont Noa Essengue et Nolan Traoré au premier tour), les observateurs se tournent vers l’avenir. Hugo Yimga Moukouri, ailier de 2,03 m, est régulièrement cité dans les mock drafts pour 2027. Mais le nom qui enflamme X est celui de Nathan Soliman, 17 ans. Comme le rapporte Dicodusport, le jeune intérieur a officiellement rejoint la JL Bourg en juin 2026, un tremplin vers la NBA espéré pour 2028.
Le journaliste @nairod2193 résume le sentiment général : « Les Français finissent toujours par monter à la draft, généralement à tort ou à raison. » Un avis partagé par la communauté, qui voit dans le débat récurrent sur le niveau NBA des jeunes africains un écho aux interrogations sur la filière tricolore. Pourtant, l’excitation autour de Darryn Peterson chez le Utah Jazz montre que les fans français restent très investis dans l’actualité NBA.
Contexte dans le basket français
La draft 2026 met en lumière une période de transition pour le basket hexagonal. Après des années fastes (Wembanyama en 2023, Risacher en 2024, six picks en 2025), la génération 2005-2006 offre moins de têtes d’affiche. Mais les structures de formation - clubs de Pro B comme Poitiers, centres d’entraînement, filières NCAA - continuent de produire des talents. Le cas Ngoy illustre la diversification des parcours. Avec seulement 2,14 m et un profil de pivot classique, il a su convaincre les recruteurs malgré une Pro B peu exposée. Selon ESPN, les Clippers suivent de près sa progression à Auburn.
Prochaine étape : la saison NCAA 2026-2027, qui sera scrutée pour confirmer le potentiel de Ngoy. En parallèle, les drafts 2027 et 2028 pourraient relancer la machine tricolore, avec des noms comme Soliman et Yimga Moukouri déjà sur les tablettes.