Dun-sur-Auron : interpellé avec 1,5 g d’alcool après une course-poursuite sur l’A71

Un conducteur a refusé d'obtempérer avant d'être rattrapé sur l'autoroute A71 dans le Cher.

Dun-sur-Auron : interpellé avec 1,5 g d'alcool après une course-poursuite sur l'A71
Illustration Emma Girard / info.fr

Les faits remontent au 26 avril 2026. Un automobiliste a pris la fuite sur l'A71 après un contrôle à Dun-sur-Auron. À l'interpellation, son taux d'alcoolémie atteignait 1,5 g/L de sang, soit trois fois la limite légale.

Le conducteur a refusé de s’arrêter lors d’un contrôle à Dun-sur-Auron, dans le Cher, avant d’engager une course-poursuite sur l’autoroute A71. Les forces de l’ordre ont finalement procédé à son interpellation. L’éthylotest a relevé un taux de 1,5 g/L de sang, pour une limite légale fixée à 0,5 g/L.

Un délit passible de deux ans de prison

Le refus d’obtempérer constitue un délit. Selon le cabinet spécialisé Benezra, il est passible de jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. En cas de mise en danger d’autrui, la suspension de permis peut atteindre cinq ans. L’affaire devrait être examinée par le tribunal correctionnel de Bourges dans les prochaines semaines.

Un phénomène en hausse dans le Cher et en France

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Le Cher avait déjà enregistré au moins trois cas sérieux de refus d’obtempérer à l’été 2025, dont une poursuite partie de l’Indre et terminée à Vasselay après un choc avec une voiture de police, selon Le Berry Républicain. En novembre 2025, un Berruyer de 27 ans avait écopé de neuf mois ferme pour un ensemble d’infractions similaires, toujours selon Le Berry.

À l’échelle nationale, les refus d’obtempérer ont progressé de 11 % en 2025, passant de 25 500 à 28 200 cas, d’après TF1 Info. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a précisé le 3 février 2026 que « plus d’un tiers » de ces cas comportaient une mise en danger de la vie d’autrui, selon France Info.

Sources

Emma Girard

Emma Girard

Correspondante à Bourges, elle traite l'industrie militaire, la céramique, l'agriculture céréalière et les coupes budgétaires dans les services publics ruraux. Issue du CFJ, elle a travaillé en agence avant de rejoindre la rédaction locale. Méthode : croiser les bilans d'entreprises, interroger les syndicats, vérifier les annonces de subventions, ne rien publier sans avoir confronté les versions.

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