Entrisme islamiste : Retailleau défie Nuñez au Sénat
Le patron des Républicains défend mardi sa proposition de loi au Palais du Luxembourg, en concurrence frontale avec le ministre de l'Intérieur.
Bruno Retailleau défend mardi au Sénat sa proposition de loi contre l'entrisme islamiste. En face, Laurent Nuñez prépare son propre texte. Duel à droite, à un an de la présidentielle.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une concurrence frontale entre LR et l'exécutif
Retailleau et Nuñez défendent deux textes parallèles. Le calendrier illustre l'affrontement à droite à un an de 2027.
Un texte juridiquement fragilisé
La commission des lois a réécrit la proposition Retailleau en supprimant des dispositions jugées trop fragiles, après que les socialistes ont alerté sur des risques d'inconstitutionnalité, à l'aune des décisions DC 2015-713 et QPC 2017-695.
Des mesures pénales et administratives renforcées
Nouveau délit d'atteinte aux principes républicains, deux motifs de dissolution d'associations adossés à l'article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure, gel administratif des fonds, contrôle renforcé des préfets sur l'accueil de mineurs.
Le périmètre du texte gouvernemental
Le projet Nuñez vise toutes les formes de séparatisme et d'entrisme, y compris l'ultradroite, là où Retailleau cible exclusivement l'islamisme, un choix qui change la nature constitutionnelle du texte.
Une stratégie de campagne présidentielle
Le texte régalien s'inscrit dans le programme présidentiel de Retailleau, dévoilé au rythme d'une proposition tous les quinze jours.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Bruno Retailleau défend mardi sa proposition de loi n° 455 contre l'entrisme islamiste au Sénat.
- Laurent Nuñez prépare un projet de loi concurrent, plus large, actuellement au Conseil d'État.
- La commission des lois a réécrit le texte Retailleau pour sécuriser sa constitutionnalité.
- Les groupes communiste, écologiste et socialiste ont déposé une motion de rejet préalable.
- Le calendrier s'inscrit dans la stratégie de campagne présidentielle 2027 de Retailleau.
16 heures, mardi, Palais du Luxembourg [1]. Bruno Retailleau monte à la tribune [2]. Le sénateur de la Vendée [3] défend sa proposition de loi n° 455 [4], déposée le 16 mars 2026 [5], pour « lutter contre l’entrisme islamiste en France » [2]. En face, au banc du gouvernement, Laurent Nuñez [6]. Son successeur place Beauvau [7]. Et son concurrent direct.
« Le sénateur en campagne présidentielle versus le ministre de Macron » [8], résume-t-on chez Les Républicains. La formule dit tout. Retailleau, président de LR et candidat officiel à la présidentielle [9], a choisi le Sénat, où ses fidèles dominent [10], pour décliner son programme régalien [11]. À un an de l’élection présidentielle [12].
Un texte issu d’un rapport ministériel
La proposition de loi prolonge un rapport remis à Retailleau lorsqu’il était ministre de l’Intérieur en 2025 [14]. Document de 73 pages [15] intitulé « Les Frères musulmans et islamisme politique en France » [16]. Il recense 139 lieux de culte liés à la mouvance [17], 68 jugés proches de la fédération [18], 21 établissements scolaires identifiés [13]. « Une menace pour la République et notre cohésion nationale » [19], avait alerté Retailleau.
Le texte cible le système scolaire et périscolaire, les structures sportives et culturelles [20]. Il prévoit un nouveau délit consistant à contester ou appeler à contester l’application de la loi lorsque cela porte gravement atteinte à la cohésion nationale [21], deux nouveaux motifs de dissolution administrative d’associations [22], le gel administratif des fonds [23], un contrôle renforcé des préfets sur l’accueil de mineurs [24]. Et un durcissement des contrôles sur les financements étrangers [25].
Ce que les deux textes changent concrètement
Sur le volet pénal, la PPL Retailleau crée un délit autonome d’atteinte aux principes fondamentaux de la République [21], que la commission a recentré sur les seuls comportements d’entrisme [26]. Le texte s’inscrit dans le sillage de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République [27], qui avait déjà renforcé les contrôles sur les associations, les écoles hors contrat et certains services publics [28]. Le projet Nuñez, lui, ne crée pas de nouveau délit: il joue sur les leviers administratifs.
Sur le volet administratif, le cœur du dispositif réside dans le régime de dissolution des associations - régi, on le rappelle, par l’article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure. Les deux textes partent du même socle existant et proposent, chacun de leur côté, d’y ajouter des motifs supplémentaires. La PPL Retailleau prévoit deux nouveaux motifs liés à la prévalence d’opinions religieuses sur la loi [22]. Le projet Nuñez, concurrent, prévoit un motif supplémentaire plus large, visant l’entrisme sous toutes ses formes [29]. Sur le volet financier enfin, les deux textes prévoient un gel administratif des fonds [23], que la commission sénatoriale a restreint « aux agissements d’une particulière gravité » [30].
La commission des lois a rectifié le tir
Le 29 avril 2026 [31], la commission des lois adopte le texte [32], après réécriture par la rapporteure Agnès Canayer [33]. Elle a circonscrit le nouveau délit aux seuls comportements d’entrisme [26], remplacé les notions floues de « principes fondamentaux » par un renvoi à l’article 1er de la Constitution [34], restreint le gel des fonds aux agissements d’une particulière gravité [30]. Traduction: le texte initial était juridiquement fragile.
Canayer le reconnaît à demi-mot. Elle a proposé de supprimer certaines dispositions « jugées trop fragiles juridiquement » [35]. Les sénateurs socialistes avaient pointé dès le 9 avril [36] « un risque évident d’inconstitutionnalité » [37]. Le groupe PS avait demandé à Gérard Larcher [38] de saisir le Conseil d’État. Refus [39]. Faute d’accord de l’auteur du texte.
Les craintes des socialistes ne sortent pas du néant. On se souvient que le Conseil constitutionnel, dans sa décision n° 2017-695 QPC sur la loi SILT, avait validé sous strictes réserves les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance, en exigeant qu’elles ne portent pas une atteinte disproportionnée aux libertés. Plus tôt, dans la décision n° 2015-713 DC sur la loi renseignement, il avait censuré le dispositif de surveillance internationale pour incompétence négative et imprécision. Deux précédents qui pèsent dans la rédaction d’un délit visant des « comportements diffus ».
Nuñez prépare un texte concurrent - plus large
Début avril [40], Laurent Nuñez annonce son propre projet de loi [41]. Périmètre élargi: « pas seulement l’entrisme islamiste », mais « toutes les formes de séparatisme et d’entrisme » [42]. Y compris l’ultradroite [43]. Le texte est au Conseil d’État [44], présenté « dans les prochaines semaines » [45].
Mesures phares: un motif supplémentaire de dissolution associative pour entrisme [29], l’interdiction d’activité en France de structures basées à l’étranger comme le Collectif contre l’islamophobie en France [46], la désignation obligatoire d’un liquidateur pour les associations dissoutes [47], l’allongement d’un à trois ans [48] du délai pour interdire des publications dangereuses pour les jeunes.
L’élargissement à l’ultradroite: un pari juridique
L’extension du périmètre du projet Nuñez à « toutes les formes de séparatisme et d’entrisme » [42], y compris les groupes d’ultradroite [43], n’est pas un détail rédactionnel. Elle change la nature constitutionnelle du texte. Un dispositif visant exclusivement l’islamisme s’expose au reproche de stigmatisation d’une religion - c’est précisément l’argument soulevé par Thani Mohamed Soilihi au Sénat [49]. À l’inverse, un texte généraliste, applicable à toute structure « qui provoque à la discrimination, la haine, la violence » ou « a pour vocation d’attenter à la République » [50], se présente comme neutre quant à l’opinion visée - un terrain plus solide devant le Conseil constitutionnel, attaché au principe d’égalité devant la loi.
Concrètement, l’élargissement permettrait au gouvernement de viser des collectifs identitaires, des associations radicales d’ultragauche, des structures complotistes ou négationnistes - bien au-delà du seul champ des associations cultuelles. Le projet prévoit également d’interdire d’activité en France des structures basées à l’étranger après dissolution [51], comme le Collectif contre l’islamophobie en France, dissous en France et reconstitué ailleurs [46]. La cible reste l’islam politique en pratique. L’habillage juridique, lui, vise tous les séparatismes.
Les contradictions de Retailleau
L’argumentaire du candidat LR repose sur une justification simple: « J’ai observé six mois de silence sur le sujet pour voir si le gouvernement agissait. Je n’ai rien vu venir. Je ne veux pas que ce rapport sur le frérisme reste lettre morte » [52]. Le procès est instruit: Macron n’agit pas, Retailleau prend le relais.
Or la rapporteure Canayer livre, sans le vouloir, le contre-récit. « Le texte avait été travaillé avec différents services, les renseignements, Bercy. Ils avaient indiqué à Bruno Retailleau, lorsqu’il était ministre, qu’ils manquaient d’outils concrets pour combattre cette menace insidieuse » [53]. Traduction: Retailleau savait, depuis Beauvau, ce que ses propres services lui réclamaient. Il ne l’a pas inscrit dans la loi durant son passage au ministère.
La séquence se lit dès lors autrement. L’inaction reprochée au gouvernement Macron-Nuñez est aussi celle de Retailleau ministre. Le silence de six mois invoqué par le candidat est aussi celui d’un ministre qui disposait des leviers exécutifs et n’a pas légiféré. Lecture politique: le candidat LR reproche à Macron une « dépendance idéologique » sur les OQTF et les visas [54]. Il transforme en réquisitoire contre un successeur ce qui aurait pu être une loi de son propre passage à Beauvau.
La gauche dénonce un texte d’affichage
Les groupes communiste, écologiste et socialiste déposent une motion de rejet préalable [55]. Patrick Kanner juge le texte « plus opportuniste qu’opportun » [56]. La socialiste Corinne Narassiguin [57] est plus dure: « C’est un texte d’affichage politique, volontairement mal écrit pour que Bruno Retailleau puisse faire la démonstration que la Constitution ne permet pas de répondre à ses obsessions sur les immigrés et les musulmans » [58].
Thani Mohamed Soilihi, du groupe RDPI [59], alerte sur le risque de stigmatiser des musulmans étrangers à toute logique d’entrisme. « L’entité religieuse n’est pas le problème en soi » [49]. Même Hervé Marseille, président du groupe centriste allié des LR, le concède: « Ce n’est pas une initiative innocente » [60]. Le texte sera voté. Sa portée juridique réelle reste à démontrer.
Pourquoi maintenant
Le calendrier ne doit rien au hasard. Retailleau a été investi candidat LR à la présidentielle [11]. Une cinquantaine de groupes thématiques travaillent dans l’ombre pour bâtir son programme [61]. Une proposition dévoilée tous les quinze jours [62], objectif: présenter les axes principaux avant l’été [63]. Le régalien d’abord. Avant l’économie, avant l’éducation.
Nuñez juge le texte de Retailleau « une œuvre inachevée » [64]. Il vante un projet gouvernemental « plus complet » et « rigoureux » [65]. « Nuñez règle ses comptes avec Retailleau » [66], épingle un cadre LR. Le commentaire chez Les Républicains est plus cinglant: « C’est le syndrome des ministres de l’Intérieur: effacer systématiquement la trace de leurs prédécesseurs » [67].
L’angle mort
Ce que personne ne dit. Les deux textes coexistent. Le Sénat va voter celui de Retailleau les 5 et 6 mai [68]. Le projet Nuñez arrive « dans les prochaines semaines » [69]. À l’Assemblée nationale, où LR n’a pas la majorité, le texte sénatorial s’ensablera. Le projet gouvernemental, lui, dispose des navettes parlementaires et de la procédure accélérée. Retailleau le sait. Il joue ailleurs: sur le récit présidentiel, pas sur le Journal officiel.
Le cadre juridique en jeu
La loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République [27] avait déjà renforcé les contrôles sur les associations, écoles hors contrat et services publics [28]. Elle posait des garde-fous sur les subventions et les associations cultuelles [70]. La proposition Retailleau et le projet Nuñez se présentent comme un acte II. Le rapport du ministère de l’Intérieur sur les Frères musulmans, rendu public en mai 2025 [71], en constitue la justification factuelle.
Mais le périmètre constitutionnel est étroit. Outre les décisions n° 2017-695 QPC (loi SILT) et n° 2015-713 DC (loi renseignement) déjà évoquées, on rappellera la décision n° 2021-823 DC du 13 août 2021 sur la loi confortant les principes de la République, par laquelle le Conseil constitutionnel avait censuré plusieurs dispositions pour méconnaissance de la liberté d’association ou de la liberté d’enseignement. La rapporteure Canayer l’a admis en supprimant des pans entiers du texte initial [35]. Le Conseil d’État, saisi du projet Nuñez [72], rendra son avis dans les prochaines semaines.
Verdict
Retailleau ne légifère pas. Il fait campagne. Le texte sera voté au Sénat. Il s’ensablera ailleurs. Le projet Nuñez prendra le relais, plus large, plus solide juridiquement. Reste pour Retailleau l’essentiel: avoir occupé le terrain le premier. Le candidat LR a posé son drapeau. Le ministre déroulera la loi. Chacun son rôle. À un an du premier tour [12], la concurrence à droite s’appelle déjà 2027 [73].
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (73)
« A partir de 16h00 au Palais du Luxembourg, le sénateur de Vendée est attendu à la tribune »
france24.com ↗ ↩
« A partir de 16h00 au Palais du Luxembourg, le sénateur de Vendée est attendu à la tribune pour défendre un texte visant à 'lutter contre l'entrisme islamiste en France' »
boursorama.com ↗ ↩
« le texte porté par le Vendéen Bruno Retailleau arrive ce mardi au Sénat »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Texte n° 455 (2025-2026) de M. Bruno RETAILLEAU et plusieurs de ses collègues »
senat.fr ↗ ↩
« Texte n° 455 (2025-2026) de M. Bruno RETAILLEAU et plusieurs de ses collègues, déposé au Sénat le 16 mars 2026 »
senat.fr ↗ ↩
« le ministre est annoncé au banc pour défendre la position du gouvernement. »
boursorama.com ↗ ↩
« son successeur au ministère de l’Intérieur, Laurent Nuñez »
lefigaro.fr ↗ ↩
« « Le sénateur en campagne présidentielle versus le ministre de Macron », charge-t-on chez Les Républicains (LR) »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Redevenu sénateur, mais surtout le candidat officiel du parti Les Républicains à la présidentielle, le patron de LR a joint le geste à la parole en déposant il y a deux mois une proposition de loi visant à lutter contre l’entrisme islamiste »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le président des Républicains entend cette fois mettre à profit le Sénat, où ses fidèles sont nombreux, pour décliner un nouvel axe de sa feuille de route. »
boursorama.com ↗ ↩
« À peine investi, le chef des Républicains met l’accent sur le régalien »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Un déplacement très politique, à un an de l’élection présidentielle »
lefigaro.fr ↗ ↩
« 21 établissements qui étaient identifiés comme liés à la mouvance « frériste » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« un texte tout droit issu d'un rapport sur les Frères musulmans, qu'il avait rendu public lorsqu'il était ministre en 2025. »
boursorama.com ↗ ↩
« Le rapport de 73 pages évoquait 139 lieux de culte musulmans liés aux Frères musulmans »
publicsenat.fr ↗ ↩
« un rapport intitulé « Les Frères musulmans et islamisme politique en France » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« 139 lieux de culte musulmans liés aux Frères musulmans »
publicsenat.fr ↗ ↩
« 68 lieux « considérés comme proches de la fédération » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Une menace pour la République et notre cohésion nationale », avait alerté Bruno Retailleau »
publicsenat.fr ↗ ↩
« La proposition de loi de Bruno Retailleau cible des secteurs où l’influence peut être jugée stratégique, comme le système scolaire et périscolaire, ou encore les structures sportives et culturelles. »
cnews.fr ↗ ↩
« - la création d’un délit consistant à contester ou appeler à contester l’application de la loi, lorsque cette contestation ou cette provocation porte gravement atteinte à la cohésion nationale ou à la forme républicaine des institutions; »
senat.fr ↗ ↩
« - la création d’un nouveau motif de dissolution des associations qui se prévalent ou encouragent à se prévaloir de ses opinions, y compris religieuses pour ne pas respecter la loi, dans des conditions qui portent atteinte aux principes républicains et qui visent à déstabiliser le fonctionnement de la société et à porter atteinte à la cohésion nationale; »
senat.fr ↗ ↩
« - la possibilité de geler administrativement les fonds et ressources économiques des entités dont les agissements correspondent aux motifs de dissolution prévus par la loi; »
senat.fr ↗ ↩
« - l’institution d’un pouvoir de contrôle renforcé des préfets sur tout dispositif d'accueil de mineurs, pour garantir le respect des principes républicains et des exigences de protection de l'enfance. »
senat.fr ↗ ↩
« Elle vise ainsi à durcir les règles pour certaines associations, accentuant les contrôles sur les financements notamment en provenance de l’étranger. »
cnews.fr ↗ ↩
« - circonscrit le nouveau délit « d’atteinte aux principes fondamentaux de la République » aux seuls comportements relevant spécifiquement des stratégies d’entrisme; »
senat.fr ↗ ↩
« En 2021, la loi confortant le respect des principes de la République a renforcé les contrôles sur les associations, les écoles hors contrat et certains services publics. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« En 2021, la loi confortant le respect des principes de la République a renforcé les contrôles sur les associations, les écoles hors contrat et certains services publics. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« un huitième motif de dissolution de structure associative, pour entrisme »
europe1.fr ↗ ↩
« - sur la possibilité de geler administrativement les fonds et ressources économiques des entités dont les agissements correspondent aux motifs de dissolution prévus par la loi, elle a restreint le périmètre du dispositif aux agissements d’une particulière gravité; »
senat.fr ↗ ↩
« Rapport n° 575 (2025-2026) de Mme Agnès CANAYER, déposé le 29 avril 2026 »
senat.fr ↗ ↩
« Le texte a été adopté ce mercredi en commission des lois »
publicsenat.fr ↗ ↩
« le texte de Bruno Retailleau adopté en commission après avoir été réécrit partiellement par la rapporteure Agnès Canayer (App LR) via l’adoption de différents amendements »
publicsenat.fr ↗ ↩
« - garanti la proportionnalité et sécurisé juridiquement les deux nouveaux motifs de dissolution d'association, en remplaçant notamment les références aux notions juridiques floues de principes fondamentaux de la République et de cohésion nationale par un renvoi aux principes de la République limitativement énumérés à l’article 1er de la Constitution; »
senat.fr ↗ ↩
« il a aussi reconnu des difficultés de rédaction et proposé de supprimer certaines dispositions jugées trop fragiles juridiquement. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Les sénateurs PS avaient relevé plusieurs dispositions potentiellement inconstitutionnelles, notamment le nouveau délit d’atteinte aux principes fondamentaux de la République, ainsi que de l’instauration de nouveaux motifs de dissolution administrative des associations dans un communiqué publié le 9 avril »
publicsenat.fr ↗ ↩
« « Ces mesures comportent un risque évident d’inconstitutionnalité car elles ne répondent pas aux principes constitutionnels de clarté et d’intelligibilité de la loi », avaient pointé les élus socialistes »
publicsenat.fr ↗ ↩
« demandé au président du Sénat Gérard Larcher de saisir le Conseil d'Etat sur cette proposition »
boursorama.com ↗ ↩
« Le groupe PS avait demandé au président du Sénat Gérard Larcher de saisir le Conseil d'Etat sur cette proposition, mais sa demande a été rejetée »
boursorama.com ↗ ↩
« l'annonce début avril par Laurent Nuñez d'un futur projet de loi contre le séparatisme »
boursorama.com ↗ ↩
« le gouvernement lui-même s'est emparé de la question, avec l'annonce début avril par Laurent Nuñez d'un futur projet de loi contre le séparatisme, en cours d'examen au Conseil d'Etat. »
boursorama.com ↗ ↩
« Le projet de loi gouvernemental contre l’entrisme ne ciblera « pas seulement l’entrisme islamiste », mais « toutes les formes de séparatisme et d’entrisme » »
sudouest.fr ↗ ↩
« Celui de l'exécutif s'attaquera "à toutes les structures ou individus séparatistes ou ultraviolents, comme les groupes d'ultradroite" »
europe1.fr ↗ ↩
« Le projet de loi, actuellement au Conseil d'Etat »
europe1.fr ↗ ↩
« devrait être présenté "dans les prochaines semaines" »
europe1.fr ↗ ↩
« comme "le Collectif contre l'islamophobie en France" »
europe1.fr ↗ ↩
« Il faudra désormais désigner un liquidateur" pour s'assurer que les biens d'une association dissoute "ne seront pas dévolus à une autre structure" similaire »
europe1.fr ↗ ↩
« allonge d'un à trois ans le délai pour s'opposer à des "publications dangereuses pour les jeunes" »
europe1.fr ↗ ↩
« Thani Mohamed Soilihi a, lui, alerté sur le risque de stigmatiser des musulmans qui n’ont rien à voir avec l’entrisme, en rappelant que l’entité religieuse n’est pas le problème en soi. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« ceux « qui provoquent à la discrimination, la haine, la violence » ou « ont pour vocation d’attenter à la République » »
sudouest.fr ↗ ↩
« interdire d'activité" en France des structures basées à l'étranger, notamment celles dissoutes ici et reconstituées ailleurs »
europe1.fr ↗ ↩
« "Ce n'est pas un caprice. J'ai observé six mois de silence sur le sujet pour voir si le gouvernement agissait. Je n'ai rien vu venir. Je ne veux pas que ce rapport sur le frérisme reste lettre morte", insiste le candidat à l'Elysée »
france24.com ↗ ↩
« « Le texte avait été travaillé avec différents services, les renseignements, Bercy… Ils avaient indiqué à Bruno Retailleau, lorsqu’il était ministre, qu’ils manquaient d’outils pour combattre cette menace insidieuse » »
publicsenat.fr ↗ ↩
« Il dénonce une «dépendance idéologique», notamment sur les OQTF et la politique des visas »
lefigaro.fr ↗ ↩
« les groupes communiste, écologiste et socialiste ont tous trois déposé une motion de rejet préalable de ce texte »
boursorama.com ↗ ↩
« Patrick Kanner a jugé le texte « plus opportuniste qu’opportun » »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« s'indigne la socialiste Corinne Narassiguin. »
boursorama.com ↗ ↩
« 'C'est un texte d'affichage politique, volontairement mal écrit pour que Bruno Retailleau puisse faire la démonstration que la Constitution ne permet pas de répondre à ses obsessions sur les immigrés et les musulmans', s'indigne la socialiste Corinne Narassiguin. »
boursorama.com ↗ ↩
« Thani Mohamed Soilihi a, lui, alerté sur le risque de stigmatiser des musulmans qui n’ont rien à voir avec l’entrisme »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« 'Ce n'est pas une initiative innocente', reconnaît le président du groupe centriste allié des LR, Hervé Marseille »
boursorama.com ↗ ↩
« Une cinquantaine de groupes thématiques œuvrent dans l’ombre pour le candidat à la présidentielle »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Au rythme d’une proposition thématique dévoilée tous les quinze jours, le candidat des Républicains espère présenter aux Français les principaux axes de son programme avant l’été »
lefigaro.fr ↗ ↩
« présenter aux Français les principaux axes de son programme avant l’été »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le texte de Bruno Retailleau est une « œuvre inachevée », estime M. Nuñez »
sudouest.fr ↗ ↩
« vantant les mérites du projet gouvernemental, 'plus complet' et 'rigoureux' selon lui car il ne ciblera 'pas seulement l'entrisme islamiste'. »
boursorama.com ↗ ↩
« "Nuñez règle ses comptes avec Retailleau", épingle un cadre LR »
france24.com ↗ ↩
« « C’est le syndrome des ministres de l’Intérieur: effacer systématiquement la trace de leurs prédécesseurs. » »
lefigaro.fr ↗ ↩
« la séance publique des 5 et 6 mai 2026 »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Le projet de loi, actuellement au Conseil d’État, devrait être présenté dans les prochaines semaines »
sudouest.fr ↗ ↩
« la loi de 2021 avait déjà posé des garde-fous sur les subventions, les associations cultuelles et le contrôle des établissements. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Le ministère de l’Intérieur a aussi rendu public, en mai 2025, un rapport sur les Frères musulmans et l’islamisme politique en France. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Le projet de loi, actuellement au Conseil d’État »
sudouest.fr ↗ ↩
« Alors qu'il dévoile au fil des jours les principaux volets de son programme pour 2027 »
boursorama.com ↗ ↩
Sources
- Lutter contre l'entrisme islamiste en France
- Le Sénat examine la proposition de loi de Bruno Retailleau sur l’entrisme islamiste
- Entrisme islamiste : deux lois, un même risque
- Laurent Nuñez détaille son projet de loi contre «toutes les formes de séparatisme et d'entrisme»
- Proposition de loi visant à lutter contre l'entrisme islamiste en France
- Entrisme islamiste : le texte de Bruno Retailleau adopté en commission
- Lutte contre « l’entrisme » et le « séparatisme » : Laurent Nuñez détaille son projet de loi
- Lutte contre "l'entrisme": Retailleau défend son projet au Sénat, en concurrence avec Nuñez
- Entrisme islamiste : la proposition de loi Bruno Retailleau examinée en Commission au Sénat ce mercredi
- Lutte contre "l'entrisme": Retailleau défend son projet au Sénat, en concurrence avec Nuñez
