Éric Roy, ancien joueur de l’OM, est décédé à 58 ans : le monde du football lui rend hommage
L'ancien milieu défensif de l'Olympique de Marseille (1996-1999) est mort mercredi 17 juin des suites d'un cancer. Le club, ses anciens coéquipiers et l'équipe de France lui ont rendu hommage.
Éric Roy s'est éteint mercredi 17 juin 2026 à l'âge de 58 ans, après trois ans et demi de lutte contre un cancer du pancréas. L'ancien joueur de l'OM, passé par le club de 1996 à 1999, laisse le souvenir d'un milieu défensif engagé, acteur de la finale de la Coupe UEFA 1999.
L’essentiel
- Décès : Éric Roy est décédé le 17 juin 2026 à 58 ans des suites d’un cancer du pancréas, annoncé par sa famille sur Instagram.
- Carrière à l’OM : Milieu défensif de 1996 à 1999, 104 matchs et 12 buts, finaliste de la Coupe UEFA 1999.
- Hommages : L’Olympique de Marseille a publié un communiqué ; Didier Deschamps, Christophe Dugarry et Jocelyn Gourvennec ont salué sa mémoire. L’équipe de France a observé une minute de silence.
Le football français est en deuil. Éric Roy, ancien milieu défensif de l’Olympique de Marseille et entraîneur du Stade Brestois, est mort mercredi 17 juin 2026 à l’âge de 58 ans. Sa famille a annoncé la nouvelle dans un communiqué publié sur Instagram : « Nous avons la très grande tristesse de vous annoncer le décès de notre papa et mari, Éric Roy. Depuis trois ans et demi, Papa se battait contre un cancer du pancréas. »
Un joueur de devoir à l’OM
Éric Roy a porté le maillot olympien de 1996 à 1999, sous les ordres de Gérard Gili puis Rolland Courbis. Recruté pour son abattage au milieu de terrain, il dispute 104 matchs toutes compétitions confondues et inscrit 12 buts. Son passage coïncide avec l’une des meilleures périodes du club : deuxième du championnat 1998-1999 et finaliste de la Coupe UEFA la même année, perdue face à Parme (3-0).
« C’était un taulier, un joueur qui donnait tout pour le collectif », a réagi un proche du club auprès de La Provence.
Hommages en cascade
L’Olympique de Marseille a publié un communiqué officiel sur ses réseaux sociaux, saluant « son professionnalisme, son attachement au collectif et sa contribution à la finale de la Coupe UEFA 1999 ». Le club a adressé ses condoléances à sa famille et à ses proches.
Didier Deschamps, sélectionneur de l’équipe de France, a tenu à rendre hommage au « technicien très compétent et surtout à l’homme de qualité », selon des propos rapportés par RMC Sport. Christophe Dugarry, autre ancien Olympien, a confié sur Foot Marseille sa tristesse : « On perd un ami, un frère de combat. » Jocelyn Gourvennec, qui a partagé le vestiaire marseillais avec Roy, a également exprimé son émotion dans Ouest-France.
Mercredi soir, l’équipe de France a observé une minute de silence avant son entraînement, en présence de Didier Deschamps. Un geste fort qui témoigne de l’empreinte laissée par Roy dans le football français.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Marseille, ville au maillot bleu et blanc, pleure l’un des siens. L’OM reste le club emblématique du département et de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les joueurs passés par le club, même pour quelques saisons, y conservent un statut particulier. Le décès d’Éric Roy rappelle l’importance de la mémoire collective du football local : des anciens comme lui restent des figures respectées, souvent invités aux matchs ou consultés par les médias. Le Vélodrome, stade où il a évolué, accueillera d’ailleurs une demi-finale de Top 14 ce week-end, symbole de la vitalité sportive de la cité phocéenne. Ce décès vient rappeler la fragilité des héros du passé, dont l’héritage continue d’inspirer les jeunes générations.
Éric Roy était également, depuis 2023, l’entraîneur du Stade Brestois. Il avait mené le club finistérien à une troisième place historique en Ligue 1 en 2023-2024, synonyme de qualification pour la Ligue des champions. Son nom restera associé à cette épopée bretonne autant qu’à son passage marseillais. L’hommage qui lui est rendu dépasse les clivages de clubs - l’After Foot et le monde du football pleurent l’entraîneur de Brest. La disparition d’Éric Roy laisse un vide dans le paysage footballistique français, entre Marseille et Brest, entre souvenirs de joueur et exploits d’entraîneur.

