Éric Roy, l’entraîneur du Stade Brestois, est mort à 58 ans
L'architecte de l'épopée brestoise en Ligue des champions s'est éteint ce mercredi, plongeant le football français dans l'émotion.
Éric Roy, l'entraîneur du Stade Brestois, est décédé le 17 juin 2026 à l'âge de 58 ans. Sous sa direction, le club breton s'était qualifié pour la Ligue des champions pour la première fois de son histoire en 2024.
L’essentiel
- Fait 1 : Éric Roy, entraîneur du Stade Brestois, est décédé le 17 juin 2026 à 58 ans.
- Fait 2 : Il avait pris la tête du club en janvier 2023, le sauvant de la relégation.
- Fait 3 : En 2024, il qualifie Brest pour la Ligue des champions, une première historique.
- Fait 4 : Élu meilleur entraîneur de Ligue 1 en 2024 par l’UNFP.
- Fait 5 : Son père, Serge Roy, ancien international français, était décédé quelques mois plus tôt à 93 ans.
Le monde du football est sous le choc. Éric Roy, l’entraîneur emblématique du Stade Brestois, est mort ce mercredi 17 juin 2026 à l’âge de 58 ans, a annoncé Foot Mercato. La cause de son décès n’a pas été précisée dans l’immédiat. Le club breton n’avait pas encore communiqué officiellement en fin d’après-midi.
Un sauveur devenu bâtisseur
Né le 26 septembre 1967 à Nice, Éric Roy avait d’abord connu une carrière de joueur à l’Olympique de Marseille, à l’OGC Nice ou encore à Sunderland. Reconverti comme entraîneur, il avait pris les rênes du Stade Brestois en janvier 2023, alors que le club luttait pour son maintien en Ligue 1. Il réussit à le sauver in extremis, posant les bases d’un projet solide.
La saison suivante, la 2023-2024, marque un tournant : porté par un jeu collectif séduisant et une défense de fer, Brest termine à une surprenante troisième place du championnat, synonyme de qualification directe pour la Ligue des champions. Une première dans l’histoire du club finistérien, fondé en 1903. L’épopée européenne qui s’ensuit reste gravée dans les mémoires des supporters.
Une consécration individuelle méritée
Pour ses exploits, Éric Roy est élu meilleur entraîneur de Ligue 1 lors de la cérémonie des trophées UNFP, le 12 mai 2024. Il succède à Paulo Fonseca. Cette récompense salue la vision et la rigueur d’un technicien souvent qualifié de « discret mais terriblement efficace » par ses pairs.
Son décès brutal laisse un vide immense à Brest, où il était considéré comme le père de l’âge d’or moderne du club. Les réactions affluent : joueurs, dirigeants et observateurs saluent un homme de foot passionné, profondément attaché à son groupe.
Une famille marquée par le football
Éric Roy était le fils de Serge Roy, ancien international français et attaquant de l’AS Monaco dans les années 1950-1960. Avec le club princier, Serge Roy avait remporté la Coupe de France en 1960 et le championnat de France en 1961. Il était, jusqu’à son décès en mars 2026 à l’âge de 93 ans, le doyen des internationaux français (une sélection en 1959), selon la FFF et Ouest-France.
La disparition du père et du fils à quelques mois d’intervalle ajoute une dimension tragique à cette histoire. Le football breton tout entier pleure une dynastie.
Contexte dans le Finistère
Situé dans le Finistère (29), le Stade Brestois est l’un des deux clubs professionnels du département avec l’US Concarneau (National). Avec une population d’environ 140 000 habitants, Brest est une ville portuaire dont le club de football est un vecteur d’identité et de fierté. L’aventure européenne de 2024-2025 a mis le Finistère sous les projecteurs, attirant des visiteurs du monde entier. La mort d’Éric Roy intervient alors que le club préparait la saison 2026-2027, avec l’ambition de confirmer son nouveau statut dans l’élite.
La préfecture du Finistère et la mairie de Brest devraient rendre hommage au technicien dans les prochains jours. Les drapeaux du stade Francis-Le Blé resteront en berne.
Hommages et perspectives
Sur les réseaux sociaux, les messages de condoléances se multiplient. L’UNFP a exprimé sa « profonde tristesse ». Plusieurs clubs de Ligue 1, dont l’OM et l’OL, ont adressé leurs pensées à la famille et au Stade Brestois. Les joueurs, en vacances pour certains, devraient être réunis prochainement par la direction.
La prochaine étape sera l’organisation des funérailles, dont la date n’a pas encore été communiquée. Un hommage populaire est attendu à Brest, là où Éric Roy a écrit les plus belles pages de l’histoire du club.
Le Stade Brestois et le football français perdent un entraîneur d’exception, dont l’héritage restera vivant.
