Espagne-Argentine : Pedri sur le banc, Ruiz titulaire pour la finale
Luis de la Fuente aligne le même XI qu'en demi-finale contre la France pour affronter l'Argentine
Luis de la Fuente reconduit le même onze qu'en demi-finale contre la France. Fabián Ruiz démarre dans l'entrejeu, Pedri reste sur le banc pour la troisième fois consécutive en phase à élimination directe.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Choix tactique assumé
Luis de la Fuente privilégie l'intensité de Ruiz à la technique de Pedri pour la 3e rencontre à élimination directe consécutive. Un pari gagnant jusqu'ici.
Parcours immaculé en danger
L'Espagne arrive en finale avec 6 victoires en 6 matchs et un record de minutes sans but encaissé. Un onze inchangé pour préserver la dynamique.
Pedri hors du coup
Le milieu barcelonais de 23 ans n'a pas joué une minute depuis le quart de finale. Que se passe-t-il si Ruiz baisse de régime ?
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Luis de la Fuente reconduit le même onze qu'en demi-finale contre la France (2-0)
- Pedri reste sur le banc pour la 3e fois consécutive en phase finale, Fabián Ruiz titulaire
- L'Espagne arrive en finale avec un parcours immaculé 6 victoires en 6 matchs
- Coup d'envoi à 21h heure française
Le onze est tombé une heure avant le coup d’envoi. Pas de surprise. Luis de la Fuente reconduit les onze joueurs qui ont battu la France 2-0 en demi-finale le 14 juillet. Fabián Ruiz démarre dans l’entrejeu aux côtés de Rodri. Pedri reste sur le banc.
C’est la troisième fois consécutive en phase à élimination directe. Contre la Belgique (2-1) - contre la France (2-0) - maintenant contre l’Argentine. Le Barcelonais de 23 ans n’a pas disputé une minute depuis le quart de finale. À chaque fois, le staff a préféré la solidité de Ruiz à la créativité de Pedri. À chaque fois, l’Espagne a gagné.
Un onze inchangé depuis la demi-finale
La composition officielle en 4-2-3-1: Unai Simón dans les buts, des défenseurs sur les côtés et en charnière centrale. Devant eux, le double pivot Rodri-Ruiz. Sur le front de l’attaque, Lamine Yamal à droite, Dani Olmo en soutien, Alex Baena à gauche, Mikel Oyarzabal en pointe.
Oyarzabal arrive en finale. Il a ouvert le score contre la France sur penalty. L’Espagne a doublé la mise en seconde période.
Le pari Ruiz, trois fois gagnant
Fabián Ruiz n’était pas titulaire en phase de poules. Il l’est devenu contre la Belgique en quart. Depuis, Luis de la Fuente n’a plus changé. Le milieu du PSG [1] apporte du volume, de la percussion, une capacité à presser haut. Contre la France, il a étouffé le milieu adverse. Contre la Belgique, il a couvert de nombreux kilomètres.
Pedri offre autre chose: de la conservation, des passes entre les lignes, une lecture du jeu supérieure. Mais en phase finale, le sélectionneur a privilégié l’intensité. Le FC Barcelone compte plusieurs joueurs dans l’effectif espagnol pour cette finale. Pedri n’est pas le seul cadre sur le banc. Gavi aussi.
Ce que personne ne dit
L’Espagne arrive en finale avec un parcours immaculé: six victoires en six matchs. Uruguay (1-0) - Arabie Saoudite (4-0) - Autriche (3-0) - Portugal (1-0) - Belgique (2-1) - France (2-0). Zéro défaite. Zéro nul. Unai Simón a établi un record de minutes consécutives sans encaisser de but en Coupe du Monde.
Mais ce parcours s’est construit sans Pedri titulaire en phase finale. Le joueur le plus technique de la génération a été écarté au moment où le niveau est monté. C’est un choix qui fonctionne. C’est aussi un choix qui interroge: que se passe-t-il si Ruiz baisse de régime? Pedri n’a pas joué 90 minutes depuis trois semaines.
Sur les réseaux, des supporters espagnols et des analystes ont exprimé leur malaise. « Laisser Pedri de côté et aligner Oyarzabal en finale de Coupe du Monde, c’est soit du génie, soit le plus gros pari de l’histoire du football espagnol » - a écrit un compte sur X.
La finale ce 19 juillet à 21h
Le coup d’envoi de la finale est prévu à 21h heure française. Face à l’Espagne, une Argentine qui cherche une troisième étoile.
Luis de la Fuente a fait son choix. Le même onze qu’en demi-finale. Pedri attendra sur le banc. Peut-être qu’il entrera. Peut-être qu’il regardera ses coéquipiers soulever le trophée sans avoir joué une minute en phase finale. Le football est comme ça.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (1)
fr.wikipedia.org ↗ ↩