Essonne : le méthaniseur Méthagase inauguré à Angerville, cap sur l’Éco-Ambition 91

Sept agriculteurs du sud de l'Essonne produisent 18 GWh de biométhane par an, dans le cadre du plan départemental visant -40% de GES d'ici 2030.

Essonne : le méthaniseur Méthagase inauguré à Angerville, cap sur l'Éco-Ambition 91
Illustration Caroline Petit / info.fr

Le méthaniseur Méthagase a été inauguré le 29 avril 2026 à Angerville, dans le sud de l'Essonne. Porté par sept agriculteurs locaux, le site transforme des déchets agricoles en biométhane injecté dans le réseau gaz. Il s'inscrit dans le plan Éco-Ambition 91 du Conseil départemental.

Le méthaniseur Méthagase a été inauguré le 29 avril 2026 à Angerville, dans le sud de l’Essonne. Porté par sept agriculteurs locaux, le site transforme des déchets agricoles en biométhane injecté dans le réseau gaz. Il s’inscrit dans le plan Éco-Ambition 91 du Conseil départemental.

L’essentiel

  • Inauguration : 29 avril 2026, à Angerville (91), en présence de la préfète Fabienne Balussou et du sous-préfet d’Étampes Benoît Vidon.
  • Production : plus de 18 GWh de biométhane par an, soit l’équivalent de 4 700 foyers ou 70 bus alimentés.
  • Porteurs : sept agriculteurs issus de huit exploitations voisines, dont trois en agriculture biologique.
  • Financement : 300 000 euros apportés par le plan France Relance, selon la préfecture de l’Essonne.
  • Objectif départemental : -40% d’émissions de GES d’ici 2030 et neutralité carbone d’ici 2050, dans le cadre d’Éco-Ambition 91.

Ruban coupé à Angerville

La préfète de l’Essonne Fabienne Balussou et le sous-préfet d’Étampes Benoît Vidon ont officié mercredi 29 avril à Angerville pour l’inauguration du site Méthagase. Le projet rassemble sept agriculteurs du secteur, issus de huit exploitations agricoles voisines du sud de l’Essonne, dont trois certifiées en agriculture biologique.

Le méthaniseur est opérationnel depuis le printemps 2023. L’inauguration officielle intervient trois ans après la mise en service, une pratique courante pour des installations de ce type, qui nécessitent une période de montée en charge avant d’être présentées aux autorités.

18 GWh par an, 4 700 foyers alimentés

Publicité

Le site traite les déchets agricoles - fumiers, lisiers, résidus de cultures - pour en extraire du biométhane. Celui-ci est injecté directement dans le réseau de gaz naturel. La capacité de production dépasse 18 GWh par an, soit environ 200 m³ par heure, selon actu.fr et Le Journal du Grand Paris.

En équivalents concrets : 4 700 logements alimentés ou une flotte de 70 bus. Le procédé génère également du digestat, un résidu organique utilisé comme fertilisant, ce qui réduit le recours aux engrais chimiques dans les exploitations partenaires.

Le projet a bénéficié de 300 000 euros dans le cadre du plan France Relance, selon la préfecture de l’Essonne. Ce financement a permis de lever des obstacles techniques et économiques au démarrage, précise la préfecture.

Éco-Ambition 91 : le cadre départemental

Le Conseil départemental de l’Essonne a adopté le plan Éco-Ambition 91 le 3 avril 2023, avec 15 mesures phares pour la transition écologique. Le plan fixe deux objectifs chiffrés : une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990, et la neutralité carbone d’ici 2050.

La méthanisation agricole figure parmi les leviers identifiés par le département. Des projets comme l’Écosite Semardel, visité par des élus en Essonne, illustrent la même logique de valorisation locale des déchets. Le département souhaite multiplier ce type d’installations sur son territoire.

Contexte dans l’Essonne

L’Essonne (91) couvre un territoire mixte : urbanisé au nord, agricole au sud. Le secteur d’Angerville, dans l’arrondissement d’Étampes, est dominé par les grandes cultures céréalières de la plaine de Beauce. Ce tissu agricole dense constitue un gisement de matières organiques adapté à la méthanisation.

À l’échelle régionale, l’Île-de-France vise à multiplier par dix le nombre d’unités de méthanisation d’ici 2030, pour atteindre environ 240 installations, selon des données relayées par le réseau AMAP Île-de-France et le site essonne21.fr. L’Essonne est identifiée comme l’un des territoires à fort potentiel dans cette dynamique.

La gendarmerie de l’Essonne et la préfecture multiplient par ailleurs les actions de sensibilisation sur d’autres enjeux locaux. La gendarmerie alertait récemment les motards avec le retour des beaux jours, autre volet de la sécurité dans le département.

Un modèle porté par des agriculteurs

La structure Méthagase est une société coopérative agricole. Les sept exploitants fondateurs ont investi collectivement dans l’outil. Trois des huit exploitations sont conduites en agriculture biologique, ce qui, selon Horizons, confère au projet une dimension supplémentaire en matière de pratiques agronomiques.

Le biométhane produit est injecté dans le réseau GRDF. Il ne nécessite pas de transformation supplémentaire pour les utilisateurs finals. Ce modèle de circuit court énergétique - production locale, consommation locale - est mis en avant par les défenseurs du projet comme un avantage par rapport aux grandes installations industrielles.

La préfète a déjà couvert l’inauguration du méthaniseur dans ses communications officielles. Le Conseil départemental, de son côté, cite Méthagase comme exemple concret de mise en œuvre d’Éco-Ambition 91.

La prochaine étape pour le Conseil départemental sera de préciser, dans le cadre du bilan à mi-parcours d’Éco-Ambition 91, les indicateurs de suivi des émissions. Aucune date n’a été communiquée à ce stade.

Sources

Caroline Petit

Caroline Petit

Caroline est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Essonne (91), avec Évry-Courcouronnes pour chef-lieu. Spécialité du département : Genopole (biotech) et Saclay (recherche). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie