Tour de France 2026 : l’étape 13, piège à baroudeurs entre Dole et Belfort
205,8 km, le Ballon d'Alsace et une rampe finale la 13e étape du Tour 2026 promet une bataille tactique entre échappés et favoris.
205,8 km, le Ballon d'Alsace et une rampe finale la 13e étape du Tour 2026 promet une bataille tactique entre échappés et favoris.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
« Tout dépend du feu vert donné par les équipes de leaders »
Lilian Calmejane - ancien coureur au tempérament offensif, désormais consultant - connaît ce profil par cœur. Il a gagné une étape partie de Dole…
Pogačar, coureur d'instinct
Tadej Pogačar - leader de l'équipe UAE Team Emirates, reste sous surveillance. « Pogačar, c'est un coureur qui court avec son instinct », soulign…
Départ à 13h ce vendredi 17 juillet. Les coureurs roulent plat pendant 150 km - puis les Vosges se dressent. Le Col des Croix d’abord (3e catégorie - km 157,4 ), puis le Ballon d’Alsace: 8,8 km à 6,9 % - 1re catégorie. Le sommet tombe à 30 km de Belfort. Entre les deux, une rampe finale de 800 m à 8 % à moins de 5 km de la ligne. De quoi exploser un groupe. Ou de quoi laisser filer.
C’est la plus longue étape de la 113e édition. 2400 m de dénivelé. Belfort n’avait pas accueilli d’arrivée depuis 1978. Le Ballon d’Alsace a vu passer le Tour pour la première fois en 1904.
« Tout dépend du feu vert donné par les équipes de leaders »
Lilian Calmejane - ancien coureur au tempérament offensif, désormais consultant - connaît ce profil par cœur. Il a gagné une étape partie de Dole en 2017. Il a raccroché fin 2024. Il regarde cette 13e étape comme un test: qui contrôle, qui laisse filer?
« Pour qu’une échappée aille au bout, il faut que le peloton soit dans une phase de digestion ou de gestion », dit-il. Traduction: si aucune équipe de sprinteurs ou de leaders ne verrouille dès le départ, un groupe solide peut prendre dix minutes. Mais dès qu’un coureur dangereux au général pointe dans l’échappée, le peloton resserre.
« Si une équipe de sprinteurs ou de puncheurs contrôle la course pour éviter que l’écart ne dépasse les 3 ou 4 minutes - les chances sont minces », poursuit Calmejane. En revanche, sur un parcours accidenté comme celui-ci, si 15 à 20 coureurs solides sortent avec des éléments dangereux au général, le peloton peut leur laisser un bon de sortie. « Tout dépend du feu vert donné par les équipes de leaders », résume-t-il.
Pogačar, coureur d’instinct
Tadej Pogačar - leader de l’équipe UAE Team Emirates, reste sous surveillance. « Pogačar, c’est un coureur qui court avec son instinct », souligne Calmejane. Le Slovène peut décider d’attaquer sur le Ballon, de tester ses rivaux, de provoquer une sélection. Mais ce n’est pas sans risque.
« Attaquer trop tôt, c’est aussi s’exposer. S’il lance les hostilités, il doit être sûr que son équipe peut tenir le choc derrière ou qu’il peut basculer seul. C’est un pari risqué, mais c’est exactement ce qui fait de lui un coureur à part », analyse Calmejane.
Si l’équipe UAE contrôle le rythme pour protéger Pogačar, elle peut aussi laisser filer les attaquants pour se concentrer sur l’étape de montagne du lendemain au Markstein. Dans ce cas, l’échappée tient ses chances.
