Étape 2 du Tour : Pogacar et Montjuïc, le duel annoncé
Après la déception du chrono, Tadej Pogacar vise l'arrivée explosive à Barcelone pour reprendre du temps à Vingegaard.
Ce dimanche, la deuxième étape du Tour de France s'achève à Barcelone avec trois ascensions du redoutable Montjuïc. Tadej Pogacar, vexé par son retard de 12 secondes, pourrait y lancer sa première attaque. Analyse des forces en présence.
L’essentiel
- Distance : 168,5 kilomètres entre Tarragone et Barcelone.
- Montjuïc : Trois passages de la côte du château, soit 1,6 km à 9,3 % de moyenne avec un passage à 13 %.
- Retard de Pogačar : 12 secondes au général après le contre-la-montre inaugural.
- Maillot jaune : Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) leader provisoire.
Ce qui s’est passé hier
Le Tour de France 2026 a débuté samedi à Barcelone par un contre-la-montre par équipes de 19,6 kilomètres. La formation Visma-Lease a Bike a survolé l’exercice, propulsant Jonas Vingegaard en tête du classement général. Tadej Pogačar et son équipe UAE Team Emirates ont pris la troisième place, concédant douze précieuses secondes au Danois.
« Pogačar est sûrement vexé, il voudra remettre les pendules à l’heure », résume le compte spécialisé Vélo Futé sur X.
Un sentiment partagé par le directeur du Tour, Christian Prudhomme, interrogé par les organisateurs : « Cette étape sera le théâtre d’un premier duel au corps-à-corps entre les favoris. »
Le piège de Montjuïc
Ce dimanche, les 168,5 kilomètres reliant Tarragone à Barcelone ne présentent aucune difficulté majeure avant l’entrée dans la ville catalane. Mais le final réserve un véritable test : trois ascensions de la côte du château de Montjuïc, longue de 1,6 kilomètre avec une pente moyenne de 9,3 %. Selon les données de l’organisation, le passage le plus raide affiche 600 mètres à 13 %.
Un profil de puncheur qui colle parfaitement au gabarit de Tadej Pogačar. Le Slovène, coureur UAE Team Emirates, domine le classement mondial UCI avec 11 593 points (mise à jour au 29 juin 2026). Sa saison 2026 est déjà stratosphérique : vainqueur des Strade Bianche, de Milan-San Remo et du Tour des Flandres. Il s’est même offert une deuxième place sur Paris-Roubaix.
« On s’attend à des attaques de sa part dans la finale », a confié Juan Ayuso (Lidl-Trek) aux médias du Tour. Un avertissement que tout le peloton a bien compris.
Les favoris à la loupe
Au-delà de Pogačar, plusieurs puncheurs de renom viseront la victoire d’étape. Remco Evenepoel aime les arrivées nerveuses. Mathieu van der Poel, triple vainqueur de monuments en 2026, pourrait surprendre si le rythme est suffisamment élevé pour éliminer les sprinteurs.
Mais l’objectif principal du Slovène reste le maillot jaune. Avec seulement douze secondes de retard, une attaque tranchante dans la dernière montée pourrait suffire à inverser la tendance. « Pogačar a gagné le Tour de France l’an dernier, il sait gérer ce genre de situation », rappelle un observateur.
Contexte en Catalogne
Le Tour de France pose ses roues en Catalogne pour ce début d’édition, une région habituée à accueillir de grandes courses cyclistes (Volta a Catalunya notamment). Barcelone, métropole de 1,6 million d’habitants, offre un cadre spectaculaire avec son port et la colline de Montjuïc. C’est la quatrième fois que la ville reçoit une arrivée du Tour, après 2009 (contre-la-montre) et les étapes des années 1960. La population locale, passionnée de cyclisme, devrait garnir les pentes du château.
Prochaine étape : dès ce soir, le classement général pourrait être chamboulé. Si Pogačar recolle ou prend l’avantage, le duel avec Vingegaard s’installera pour le reste de la première semaine. Sinon, il faudra attendre les Alpes.