Étape 2 du Tour : Pogacar veut sa revanche après le chrono, cap sur Montjuïc
Après avoir concédé 12 secondes à Vingegaard lors du contre-la-montre par équipes, le Slovène compte attaquer dans le final explosif de la deuxième étape autour de Barcelone.
Tadej Pogacar, vexé d'avoir perdu du temps sur son rival danois, aura l'occasion de frapper fort dès la deuxième étape du Tour de France 2026. Un parcours accidenté avec trois ascensions de Montjuïc pourrait faire des différences.
L’essentiel
- 12 secondes : l’écart concédé par Tadej Pogačar et l’UAE Team Emirates lors du contre-la-montre par équipes, remporté par la Visma-Lease a Bike.
- Trois ascensions : la côte du Castell de Montjuïc (1,6 km à 8,8 %) sera gravie trois fois lors du final de l’étape 2.
- 34 °C : les températures attendues pour la course de dimanche, avec un vent de sud de 20 km/h.
- 10e place : Paul Seixas, néo-professionnel français, occupe cette position au classement général après la première étape.
Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour voir le premier accroc entre les ogres du Tour. Ce samedi 4 juillet, sur les 19,6 kilomètres du contre-la-montre par équipes dans les rues de Barcelone, Tadej Pogačar et l’UAE Team Emirates ont concédé 12 secondes à la Visma-Lease a Bike de Jonas Vingegaard. Le Danois s’empare du premier maillot jaune, le Slovène reçoit le maillot blanc à pois rouges, récompense de son meilleur temps dans le dernier secteur chronométré. Une différence minime mais qui donne le ton : Pogačar veut sa revanche dès dimanche sur la deuxième étape.
Un terrain de jeu favorable au Slovène
Prévue sur 168,5 kilomètres entre Tarragone et Barcelone, l’étape de ce 5 juillet n’a rien d’une transition tranquille. Les organisateurs ont concocté un final en enfer : trois ascensions de la côte du Castell de Montjuïc (1,6 km à 8,8 % de moyenne), avec l’arrivée jugée au sommet du Stade Olympique (700 mètres à 7,9 %). Un profil qui fait saliver les puncheurs-grimpeurs et pourrait permettre à Pogačar de refaire son retard. « Sûrement vexé, le Slovène va-t-il vouloir remettre les pendules à l’heure ? », interroge l’expert VeloFute sur X.
Sous une chaleur annoncée de 34 °C et un vent de sud de 20 km/h, les organismes seront mis à rude épreuve. La dernière ascension, à moins de cinq kilomètres de l’arrivée, devrait voir les cadors du général en découdre. Vingegaard, solide au chrono, devra montrer sa capacité à répondre dans les pentes sélectives de Montjuïc, où les pourcentages flirtent avec les 10 %.
Les favoris : qui pour embêter Pogačar ?
Si le maillot à pois part favori sur un tel terrain, il devra compter sur Geraint Thomas et Egan Bernal (INEOS Grenadiers, 2e du chrono à 8 secondes), ainsi que sur Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step), excellent en grimpeur. Mais l’inconnue vient du jeune Paul Seixas. À seulement 19 ans, le néo-professionnel de Decathlon CMA CGM occupe la 10e place du général grâce à la 6e place de son équipe. Dans les pourcentages de Montjuïc, le Français pourrait créer la surprise et grappiller des places, comme l’analysent les observateurs d’Eurosport.
Contexte sur le Tour : un début en terres catalanes
Pour la première fois de son histoire, le Tour de France s’élance de Barcelone, une ville pourtant habituée à accueillir des événements sportifs majeurs (Jeux Olympiques, Championnats du monde de cyclisme). Ce départ en Catalogne, à une centaine de kilomètres de la frontière française, attire un public nombreux et métissé. La région, traversée ce dimanche de Tarragone au site olympique de Montjuïc, offre un décor méditerranéen radieux mais aussi un relief accidenté qui mettra les jambes à rude épreuve. Les organisateurs espèrent que ce final à répétition créera le spectacle, à l’image des classiques ardennaises.
Les clés du succès pour Pogačar
Pour s’imposer, le Slovène devra attaquer tôt dans la dernière ascension afin de profiter de sa pointe de vitesse. Il pourra compter sur l’armada UAE pour durcir le rythme dans les deux premiers passages. Mais attention à ne pas se brûler : si l’étape est intense, la suite du Tour est longue. Un coup de force réussi lui permettrait de reprendre le maillot jaune dès dimanche soir, effaçant les 12 secondes de retard. Un scénario qui ravirait les millions de téléspectateurs français, encore échaudés par la démonstration de la Visma.
Prochaine étape : lundi 6 juillet, direction la côte Vermeille pour un contre-la-montre individuel entre Port-Vendres et Collioure, où les spécialistes du chrono comme Filippo Ganna (5e du général) seront attendus.