Etats-Unis : le sénateur Lindsey Graham, allié de Trump, mort à 71 ans
Figure du Sénat depuis 2003 et proche conseiller de Donald Trump, l'élu de Caroline du Sud est mort samedi soir d'une maladie soudaine.
Le sénateur républicain Lindsey Graham, 71 ans, est mort samedi 11 juillet au soir d'une maladie brève et soudaine, selon un communiqué de son bureau. Allié de longue date de Donald Trump, il siégeait pour la Caroline du Sud depuis plus de vingt ans.
L’essentiel
- Fait 1 : Le sénateur républicain Lindsey Graham est mort samedi 11 juillet 2026 au soir, à 71 ans, d’une « maladie brève et soudaine », selon son bureau.
- Fait 2 : Il représentait la Caroline du Sud au Sénat depuis 2003, réélu en 2008, 2014 et 2020, après huit ans à la Chambre des représentants.
- Fait 3 : Allié proche de Donald Trump, il le conseillait régulièrement sur la politique étrangère, notamment sur l’Ukraine, Israël et l’Iran.
- Fait 4 : Il venait de remporter, en juin 2026, la primaire républicaine pour un cinquième mandat sénatorial.
- Fait 5 : Selon des enregistrements de la police cités par CBS News et le Washington Post, les secours sont intervenus samedi soir à son domicile pour des douleurs thoraciques et un arrêt cardiaque.
Ce qui s’est passé samedi soir
Lindsey Graham est mort samedi 11 juillet 2026 au soir, a annoncé son bureau dans un communiqué évoquant une « maladie brève et soudaine ». Il avait 71 ans. Selon des enregistrements radio de la police relayés par CBS News et le Washington Post, une intervention des secours a eu lieu à sa résidence pour des douleurs thoraciques suivies d’un arrêt cardiaque. Le bureau du sénateur n’a pas communiqué à ce stade de détails médicaux supplémentaires, ni de programme précis pour ses funérailles.
Vingt ans de Sénat, une carrière commencée sous l’uniforme
Lindsey Graham avait débuté sa carrière politique à la Chambre des représentants, où il a siégé de 1995 à 2003, avant d’être élu au Sénat pour la Caroline du Sud en 2002. Il y a ensuite été réélu en 2008, 2014 et 2020, selon Wikipédia et Ballotpedia. Avant de se lancer en politique, il avait servi dans l’armée de l’air américaine, atteignant le grade de colonel au terme de 33 années de service, d’après les archives biographiques disponibles. Il venait tout juste de remporter, en juin 2026, la primaire républicaine qui devait lui permettre de briguer un cinquième mandat sénatorial, selon le Washington Post et WJCL.
L’homme qui conseillait Trump sur la politique étrangère
Graham était considéré comme l’un des alliés les plus proches de Donald Trump au Congrès, qu’il conseillait régulièrement sur les dossiers de politique étrangère, rapportent Boursorama et l’Associated Press. Il défendait une ligne interventionniste assumée : soutien affirmé à Israël, appui constant à l’Ukraine face à l’invasion russe, et fermeté revendiquée envers l’Iran. Cette posture faisait de lui une figure singulière au sein d’un parti républicain de plus en plus tenté par le repli, un positionnement qui explique en partie l’ampleur des hommages venus de l’étranger.
Des hommages de Kiev à Jérusalem
Donald Trump a rendu hommage à son allié sur son réseau Truth Social, le qualifiant selon Boursorama et Libération de « l’une des plus grandes personnes et sénateurs qu’il ait jamais connus » et de « vrai patriote américain ». Le président israélien Isaac Herzog a salué en lui un « modèle de clarté morale », tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rappelé, selon Libération et TV5MONDE, qu’il s’était rendu à dix reprises en Ukraine depuis le début de l’invasion russe. En Caroline du Sud, le gouverneur Henry McMaster l’a décrit comme « irremplaçable » et « le plus ardent défenseur de la Caroline du Sud et de l’Amérique ».
Contexte : le poids politique de la Caroline du Sud
La Caroline du Sud est un bastion républicain du sud-est des États-Unis, où Graham s’était imposé comme la voix la plus écoutée à Washington depuis plus de deux décennies. Sa disparition intervient alors qu’il venait de valider, en juin 2026, sa candidature pour un cinquième mandat, ce qui ouvre une incertitude sur la suite du processus électoral dans l’État, sans que les modalités de remplacement aient été détaillées à ce stade par les autorités locales ou fédérales. Pour un lecteur français, ce décès illustre aussi un débat récurrent aux États-Unis, où les manda ts sénatoriaux ne connaissent pas de limite d’âge : plusieurs médias, dont le Washington Post et l’Associated Press, relèvent que cette mort relance les interrogations sur le manque de transparence concernant l’état de santé des élus du Congrès, nombreux à rester en fonction jusqu’à un âge avancé.
Ce que cela change, vu de France
Sur le plan diplomatique, la disparition de Graham retire au Congrès américain l’un des rares parlementaires républicains à porter sans relâche le soutien militaire à l’Ukraine, à un moment où ce dossier divise profondément son camp. Sa proximité avec Donald Trump en faisait aussi un relais d’influence sur les orientations de politique étrangère de l’exécutif américain, notamment sur l’Iran et le Proche-Orient, deux dossiers suivis de près par les diplomaties européennes.
La primaire remportée en juin 2026 laisse en suspens la question de sa succession pour le siège de Caroline du Sud. Les modalités précises - désignation d’un remplaçant ou nouvelle élection - n’ont pas encore été communiquées par les autorités de l’État.