Eurockéennes 2026 : 125 000 festivaliers, un bilan marqué par la polémique des tireuses automatiques
L'édition 2026 des Eurockéennes de Belfort a rassemblé 125 000 personnes. Le directeur Jean-Paul Roland dresse un bilan contrasté entre succès populaire et tensions avec l'inspection du travail.
Le festival des Eurockéennes de Belfort a refermé ses portes dimanche 5 juillet avec 125 000 festivaliers. L'édition a été marquée par une polémique sur le service de bière par distributeurs automatiques après une décision de l'inspection du travail. Le directeur Jean-Paul Roland revient sur une organisation bousculée par la canicule.
L’essentiel
- 125 000 festivaliers ont fréquenté l’édition 2026 des Eurockéennes de Belfort du 2 au 5 juillet.
- Distributeurs automatiques de bière installés après l’interdiction du bénévolat pour servir l’alcool par l’inspection du travail.
- Panne technique le premier jour, critiques du public et du président Matthieu Pigasse.
- Vigilance rouge canicule : le montage du site a dû être réalisé de nuit.
Un record de fréquentation quasi stable
L’édition 2026 des Eurockéennes de Belfort a accueilli 125 000 festivaliers sur quatre jours, du 2 au 5 juillet sur la presqu’île du Malsaucy. Un chiffre quasi identique à celui de 2025, selon les organisateurs. Le directeur du festival, Jean-Paul Roland, s’est dit « satisfait de la fréquentation malgré les contraintes » lors d’un point presse lundi.
« Le public était au rendez-vous, l’ambiance générale a été bonne », a-t-il ajouté. La programmation, qui a notamment vu les têtes d’affiche Orelsan, M83 et The Strokes, a attiré un large public régional et national.
La polémique des tireuses automatiques
Mais l’édition restera aussi marquée par une controverse inédite. À partir de l’édition 2026, les bénévoles d’associations locales ne pourront plus tenir les buvettes des Eurockéennes de Belfort. Les organisateurs ont dû installer des distributeurs automatiques de bière en urgence.
Dès le premier jour, vendredi 3 juillet, une panne technique a touché ces machines, provoquant de longues files d’attente et la colère de nombreux festivaliers. Le président du festival, Matthieu Pigasse, a dénoncé sur X une lecture « ayatolesque » du droit du travail par les autorités locales. Il a annoncé qu’une démarche collective serait lancée avec d’autres festivals français pour clarifier le statut légal du bénévolat d’ici 2027.
La canicule, un défi organisationnel
L’organisation a également dû composer avec une vigilance rouge canicule déclenchée par Météo-France dans le Territoire de Belfort pendant la semaine de montage. Les équipes techniques ont dû travailler de nuit pour installer les scènes et les infrastructures, sous la direction de Jean-Paul Roland. « On a adapté les horaires pour protéger les salariés et les bénévoles », a-t-il expliqué.
Ce phénomène climatique n’est pas isolé : plusieurs départements français ont connu des alertes canicule cet été, comme la Vendée en vigilance orange ou l’Ardèche en risque incendie. Le directeur des Eurockéennes a appelé à un dialogue plus concerté avec les pouvoirs publics face à ces contraintes météorologiques récurrentes.
Contexte dans le Territoire de Belfort
Avec 125 000 entrées, les Eurockéennes restent l’un des plus grands festivals de l’est de la France. Le Territoire de Belfort, département de 143 000 habitants, voit son économie locale dopée par cet événement chaque premier week-end de juillet. La presqu’île du Malsaucy, site naturel classé, accueille le festival depuis 1990. La fréquentation 2026 confirme la stabilité du rendez-vous, après une édition 2025 déjà à 125 000 festivaliers.
La gendarmerie nationale a déployé un dispositif de sécurisation d’ampleur, incluant des drones de la CNOEIL et le système Harpon, comme l’a indiqué la gendarmerie sur son site. Aucun incident majeur n’a été signalé.
Quelles suites pour le bénévolat dans les festivals ?
La polémique sur les tireuses automatiques ne s’arrête pas à la clôture du festival. Plusieurs grands festivals français, dont les Vieilles Charrues et le Hellfest, se sont joints aux Eurockéennes pour demander une clarification juridique. Une réunion avec le ministère du Travail est espérée à l’automne. En attendant, l’édition 2027 pourrait voir le retour des bénévoles aux buvettes, si une solution légale est trouvée.
Prochaine étape : le démontage du site, qui s’achèvera dans la semaine, et le bilan financier définitif, attendu en septembre.