Évadé de Dijon arrêté à Bey : la chambre de l’instruction rejette la demande de Wartelle
Le 27 mai 2026, Kevin Wartelle demandait la levée de sa détention provisoire et de son isolement. La chambre de l'instruction a refusé.
Kevin Wartelle, 32 ans, arrêté le 28 novembre 2025 dans un bar-tabac de Bey après son évasion de la maison d'arrêt de Dijon, comparaissait mercredi devant la chambre de l'instruction. Son avocat réclamait un régime de détention allégé. La demande a été rejetée.
Kevin Wartelle, 32 ans, originaire du Jura, s’était évadé de la maison d’arrêt de Dijon le 27 novembre 2025. Arrêté le lendemain à Bey, en Saône-et-Loire, il purge depuis une peine de 12 ans de réclusion criminelle. Le 27 mai 2026, sa défense tentait d’obtenir la levée de sa détention provisoire et de son isolement. La chambre de l’instruction en a décidé autrement.
L’essentiel
- Évasion : Kevin Wartelle s’évade de la maison d’arrêt de Dijon le 27 novembre 2025, en sciage des barreaux du quartier disciplinaire, avec Yanik Touoibati (19 ans).
- Arrestation : Repris le 28 novembre 2025 vers 7h30 à Bey (Saône-et-Loire, ~870 hab.), dans un bar-tabac, sans résistance, par la BRI de Dijon.
- Condamnation : En janvier 2026, la cour criminelle du Jura (Lons-le-Saunier) le condamne à 12 ans de réclusion pour violences graves sur son ex-compagne ; il ne fait pas appel.
- Audience du 27 mai 2026 : Son avocat Me Nicolas Bensa demande la levée de la détention provisoire et de l’isolement devant la chambre de l’instruction.
- Décision : La demande est rejetée le même jour.
Une évasion réglée en moins de 24 heures
Dans la nuit du 27 au 28 novembre 2025, Kevin Wartelle et Yanik Touoibati Chaduli scient les barreaux du quartier disciplinaire de la maison d’arrêt de Dijon. Les deux hommes prennent la fuite. Wartelle ne va pas loin.
Le lendemain matin, vers 7h30, la BRI de Dijon l’interpelle à Bey, commune rurale de Saône-et-Loire proche de Chalon-sur-Saône. Il se trouvait dans l’Auberge bar-tabac du village, buvait un café, lisait Le JSL, les mains écorchées. Il n’oppose aucune résistance, selon le Journal de Saône-et-Loire.
Le deuxième évadé, Yanik Touoibati Chaduli, reste en fuite plusieurs semaines. Il est arrêté le 18 décembre 2025 à Marseille, selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté.
Douze ans pour violences conjugales graves
Wartelle cumule une vingtaine de condamnations antérieures, dont une évasion précédente. Son parcours judiciaire débute tôt : placé en foyer dès l’âge de 7 ans, selon Le JSL.
En janvier 2026, la cour criminelle du Jura, réunie à Lons-le-Saunier, le condamne à 12 ans de réclusion criminelle. Les faits retenus : violences graves sur son ex-compagne, notamment un coup de fourchette lui ayant crevé l’œil. Wartelle ne fait pas appel, selon ici.fr (France Bleu).
« Un régime de détention à la limite de l’indignité »
Le 27 mai 2026, Wartelle comparaît devant la chambre de l’instruction, représenté par Me Nicolas Bensa. La demande porte sur la levée de la détention provisoire et de l’isolement - non pas une remise en liberté, mais un régime permettant de purger la peine de 12 ans dans des conditions allégées, sous forme de « contrôle judiciaire en prison ».
Me Bensa plaide : « Ce n’est pas un enfant de chœur, il s’est évadé de façon rocambolesque, mais il ne mérite pas un régime de détention à la limite de l’indignité ! », selon Le Bien Public.
La chambre de l’instruction rejette la demande le jour même.
Contexte dans la Saône-et-Loire
L’arrestation de Wartelle à Bey avait frappé par son caractère banal. La commune, 870 habitants en 2023 (+ 2,96 % depuis 2017 selon Wikipedia), est une petite entité rurale bordant la Saône, à une douzaine de kilomètres de Chalon-sur-Saône. L’évadé y avait été repris dans le seul bar-tabac du village, moins de douze heures après avoir quitté Dijon.
En Saône-et-Loire, les faits-divers liés à la maison d’arrêt de Dijon - qui relève de la Côte-d’Or - sont régulièrement couverts par Le JSL en raison des ramifications géographiques des affaires. L’arrestation à Bey avait donné au département un rôle inattendu dans ce dossier. D’autres affaires judiciaires suivies localement, comme la mise en examen d’un enseignant pour agressions sexuelles à Dinard, rappellent que les chambres de l’instruction statuent régulièrement sur des détentions provisoires contestées.
Un profil suivi depuis six mois par les médias régionaux
Depuis novembre 2025, le dossier Wartelle est couvert en continu par Le Bien Public, Le JSL, ici.fr, Le Progrès et France 3 Bourgogne-Franche-Comté. Chaque étape judiciaire - évasion, arrestation, condamnation à Lons-le-Saunier, audience du 27 mai - a fait l’objet de dépêches croisées. Le Bien Public le qualifie d’« ennemi public numéro 1 de l’administration pénitentiaire ».
La procédure liée à l’évasion elle-même - évasion en bande organisée - reste distincte de la peine de 12 ans déjà prononcée. Les suites judiciaires sur ce volet n’ont pas encore été précisées à ce stade.
Sources
- Le Bien Public : Évadé de la prison de Dijon, il réclame « un régime de détention digne »
- Le Journal de Saône-et-Loire : Évadé de la prison de Dijon, arrêté à Bey, il réclame « un régime de détention digne »
- ici.fr (France Bleu) : Condamné pour violences conjugales, Kevin Wartelle ne fera pas appel
- France 3 Bourgogne-Franche-Comté : Évasion à la prison de Dijon : Yanik Touoibati, le deuxième évadé, a été arrêté