Évry-Courcouronnes : une grenade lacrymogène s’active accidentellement au commissariat

Jeudi matin, une grenade MP7 s'est déclenchée lors d'un inventaire de la BAC, provoquant l'évacuation du rez-de-chaussée et l'intervention des pompiers.

Évry-Courcouronnes : une grenade lacrymogène s'active accidentellement au commissariat
Illustration Caroline Petit / info.fr

Au commissariat d'Évry-Courcouronnes, une grenade lacrymogène MP7 s'est activée accidentellement le 29 mai 2026 lors d'un inventaire de matériel par la BAC. Le rez-de-chaussée a été évacué. Aucun blessé. L'incident a révélé une dizaine de grenades dégradées dans l'armurerie.

L’essentiel

  • Date et lieu : Jeudi 29 mai 2026, commissariat d’Évry-Courcouronnes (Essonne).
  • Cause : Goupille retirée involontairement lors d’un inventaire de matériel par des agents de la BAC ; grenade MP7 activée accidentellement.
  • Conséquences immédiates : Évacuation du rez-de-chaussée, déclenchement de l’alarme incendie, intervention des sapeurs-pompiers pour ventilation - aucun blessé.
  • Découverte annexe : Une dizaine de grenades lacrymogènes ou de désencerclement dégradées (usure, goupilles fragilisées) repérées lors du même inventaire.
  • Décision : Revue complète du matériel pyrotechnique de l’armurerie décidée à la suite de l’incident.

Ce qui s’est passé jeudi matin

En milieu de matinée le jeudi 29 mai 2026, des agents de la Brigade anti-criminalité (BAC) procédaient à une vérification de dotation en matériel au commissariat d’Évry-Courcouronnes. Lors de la manipulation d’un sac contenant des grenades, une goupille a été retirée involontairement, activant une grenade lacrymogène de type MP7, selon Le Parisien et Evasion FM.

Le dégagement de gaz lacrymogène a été important. L’alarme incendie s’est déclenchée. Le personnel présent au rez-de-chaussée a été évacué. Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour ventiler les locaux. Le bâtiment a pu être réintégré rapidement, indique Evasion FM.

Aucun blessé n’est à déplorer, confirment les deux médias régionaux.

Une dizaine de grenades dégradées dans l’armurerie

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L’incident a mis en lumière un problème plus large. L’inventaire en cours a révélé la présence d’une dizaine d’autres grenades - lacrymogènes ou de désencerclement - présentant des signes d’usure avancée : goupilles fragilisées, dégradation liée à des manipulations répétées sur le terrain, selon Le Parisien.

La direction a décidé d’une revue exhaustive du matériel pyrotechnique stocké dans l’armurerie du commissariat. Les modalités et le calendrier de cet audit n’ont pas été précisés à ce stade.

Pour des faits-divers liés aux forces de l’ordre, voir aussi l’opération CODAF à Échirolles ou le déploiement policier à Nice après une fusillade.

Contexte dans l’Essonne

Le commissariat d’Évry-Courcouronnes est le principal commissariat du département de l’Essonne (91). La BAC locale intervient régulièrement dans une des préfectures d’Île-de-France les plus actives en matière d’ordre public. Aucun précédent similaire - grenade activée accidentellement dans des locaux de police - n’a été identifié dans les archives locales récentes. La préfecture de l’Essonne n’a pas communiqué de position officielle sur cet incident à l’heure de la publication.

La grenade MP7, modèle courant dans l’équipement des brigades anti-criminalité, est utilisée pour disperser des rassemblements. Les grenades de désencerclement font partie du même inventaire de dotation, rappelle Wikipedia à propos de l’équipement type des BAC.

La revue complète du matériel pyrotechnique du commissariat devrait permettre de déterminer l’ampleur des dégradations et les conditions de stockage des grenades concernées.

Sources

Caroline Petit

Caroline Petit

Caroline est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Essonne (91), avec Évry-Courcouronnes pour chef-lieu. Spécialité du département : Genopole (biotech) et Saclay (recherche). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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