Exercice départemental feux de forêt et test FR-Alert ce vendredi à Houeillès
La Préfecture de Lot-et-Garonne et le SDIS47 organisent un exercice de sécurité civile à l'école départementale d’incendie et de secours, avec un test du dispositif FR-Alert
Vendredi 19 juin 2026 à partir de 9h, un exercice de sécurité civile sur le risque feux de forêt se déroule à Houeillès. La population des environs recevra une notification FR-Alert précisant qu’il s’agit d’un exercice.
L’essentiel
- Date : Vendredi 19 juin 2026 à partir de 9h00
- Lieu : École départementale d’incendie et de secours (EDIS), Houeillès
- Test FR-Alert : Les habitants des communes voisines recevront une notification sur leur téléphone portable indiquant qu’il s’agit d’un exercice
- Objectif : Renforcer l’acculturation au risque feu de forêt et tester la préparation collective
- Contexte : Vigilance jaune canicule activée depuis le 17 juin, risque accru de feux de végétation
Un exercice programmé pour le 19 juin
La Préfecture de Lot-et-Garonne, en partenariat avec le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS47), organise un exercice de sécurité civile dédié au risque feux de forêt. Il se déroulera vendredi 19 juin 2026 à l’école départementale d’incendie et de secours (EDIS) de Houeillès, à partir de 9h00. L’information a été diffusée le 17 juin par les services préfectoraux sur leurs réseaux sociaux.
Cet exercice vise à mettre les sapeurs-pompiers et les services de l’État en situation réelle face à un départ de feu en milieu forestier. Le simulateur feux de forêts du SDIS47 sera utilisé pour placer les participants dans une dynamique de crise. L’objectif est de tester la coordination entre les acteurs et d’identifier les éventuelles améliorations à apporter aux procédures.
Un test grandeur nature du dispositif FR-Alert
Une particularité de cet exercice : le déclenchement du dispositif FR-Alert. Les personnes se trouvant aux abords de l’école d’incendie de Houeillès recevront une notification sur leur téléphone portable. Celle-ci précisera explicitement qu’il s’agit d’un exercice et qu’aucune action n’est attendue de la part de la population. Aucune consigne de déplacement ou de confinement ne sera donnée.
Selon la préfecture, ce test permet de vérifier le bon fonctionnement du système d’alerte en conditions réelles. Depuis sa mise en service en 2022, FR-Alert a été déclenché 61 fois dans le Sud-Ouest, dont 53 fois dans le cadre d’exercices, comme le rapporte Sud Ouest.
Un contexte de vigilance canicule
L’exercice intervient alors que Météo France a placé le Lot-et-Garonne en vigilance jaune canicule depuis le mercredi 17 juin. Les températures élevées et la sécheresse des sols augmentent le risque de feux de végétation. Dans ce contexte, la préfecture et le SDIS47 entendent sensibiliser la population au danger et aux bons réflexes à adopter. L’acculturation au risque est l’un des axes prioritaires de la stratégie départementale de sécurité civile.
Contexte dans le Lot-et-Garonne
Avec près de 340 000 habitants (chiffres INSEE 2025), le Lot-et-Garonne est un département rural où les surfaces boisées couvrent environ 25 % du territoire. Les communes du sud du département, dont Houeillès, sont particulièrement exposées au risque de feux de forêt en période estivale. Le SDIS47 dispose de plusieurs centres de secours et d’une école départementale d’incendie à Houeillès, qui sert de centre de formation et de simulation pour les interventions de grande ampleur. Cet exercice s’inscrit dans le plan départemental de prévention des risques naturels, régulièrement actualisé.
Un outil de sensibilisation pour la population
Au-delà de la dimension technique, l’exercice vise à familiariser les habitants avec le dispositif FR-Alert. En cas de véritable incendie, les notifications pourraient contenir des consignes précises (évacuation, confinement, itinéraires de fuite). La préfecture insiste sur le fait que ce test permet de « renforcer la culture du risque » auprès du grand public, comme le souligne La Dépêche du Midi dans son édition du 17 juin.
Les habitants des communes limitrophes sont donc invités à ne pas s’inquiéter s’ils reçoivent une alerte sur leur téléphone vendredi matin. Aucune action n’est requise de leur part.

