Façade atlantique : l’État confirme le classement de 3 % des eaux en protection forte d’ici 2027
La préfète de Nouvelle-Aquitaine et le préfet maritime ont officialisé l'objectif lors du Conseil maritime de façade, visant à préserver les écosystèmes marins du littoral aquitain.
Ce jeudi 2 juillet, le Conseil maritime de façade Sud-Atlantique a validé le classement de 3 % des eaux marines de la façade aquitaine en zones de protection forte d'ici 2027. Une décision conjointe de la préfète Sophie Brocas et du préfet maritime Jean-François Quérat.
L’essentiel
- Objectif : 3 % des eaux marines de la façade Aquitaine classées en protection forte d’ici 2027.
- Décision : Officialisée par Sophie Brocas (préfète) et Jean-François Quérat (préfet maritime) lors du Conseil maritime de façade Sud-Atlantique en juillet 2026.
- Zones ciblées : Bassin d’Arcachon, estuaire de la Gironde et autres habitats sensibles.
- Contexte : Mesure s’inscrivant dans la Stratégie nationale aires protégées 2030 et la nouvelle stratégie de façade 2050 adoptée en novembre 2025.
La façade atlantique aquitaine franchit une nouvelle étape dans la protection de son milieu marin. Réunis ce jeudi 2 juillet 2026, les membres du Conseil maritime de façade Sud-Atlantique ont entériné l’objectif de classer 3 % des eaux de la façade en zones de protection forte (ZPF) d’ici 2027.
Une décision conjointe des préfets
La décision a été portée par Sophie Brocas, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde, et le vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat, ancien préfet maritime de l’Atlantique. Tous deux ont officiellement validé cet objectif à l’issue du Conseil, comme le rapporte la préfecture dans un communiqué.
« L’État et l’ensemble des membres du Conseil Maritime de Façade s’accordent pour classer 3 % des eaux de la façade aquitaine en protection forte », a indiqué la préfecture sur son compte X.
Des zones sensibles identifiées
Les eaux concernées couvrent des espaces marins où les activités humaines seront réglementées : pêche professionnelle et de loisir, plaisance, extraction de ressources ou projets énergétiques. Parmi les secteurs prioritaires figurent le Bassin d’Arcachon et l’estuaire de la Gironde, deux zones à forte valeur écologique. L’objectif est de préserver les habitats marins (herbiers, zones d’alimentation pour les oiseaux marins) tout en maintenant un usage durable de la mer.
Contexte dans le département
La Gironde, premier département littoral de la Nouvelle-Aquitaine avec 126 kilomètres de côtes, est directement concernée par cette mesure. Le Bassin d’Arcachon, haut lieu touristique et de pêche, et l’estuaire de la Gironde, plus grand estuaire d’Europe, abritent des écosystèmes fragiles. Selon la Direction interrégionale de la mer Sud-Atlantique, environ 30 % des eaux du département font déjà partie d’aires marines protégées (parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et mer des Pertuis), mais seule une partie bénéficie d’une protection forte. Ce nouveau classement vise à renforcer les restrictions sur 3 % de l’ensemble de la façade Aquitaine.
Un processus engagé depuis plusieurs mois
L’annonce de ce jeudi concrétise plusieurs étapes préparatoires. Dès le 5 juin 2026, les préfets compétents avaient proposé la reconnaissance de zones de protection forte pour la façade Sud-Atlantique, dans le cadre du label national « Zones de Protection Forte en mer » (63 sites labellisés à ce jour). Cette démarche s’inscrit dans la Stratégie nationale pour les aires protégées 2030, qui vise 10 % de protection forte sur l’ensemble du territoire terrestre et marin d’ici 2030. En novembre 2025, la nouvelle stratégie de façade maritime Sud-Atlantique à l’horizon 2050 avait été adoptée, fixant un cadre pour la planification écologique de l’espace maritime.
La mise en œuvre détaillée des restrictions d’activités sera précisée dans les prochains mois, avant l’échéance de 2027. Le prochain Conseil maritime de façade devrait faire un point d’étape en 2027.