Facundo Medina, à peine arrivé, déjà sur le départ à l’OM
À peine arrivé définitivement, le défenseur argentin est déjà poussé vers la sortie
Arrivé définitivement à l'OM après la levée de son option d'achat, Facundo Medina fait déjà l'objet de négociations avec le Bayer Leverkusen.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Équilibre financier
L'OM cherche à récupérer les 20 M€ investis sur Medina pour équilibrer ses comptes après une saison de dépenses
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'OM a levé l'option d'achat de Medina à 18 M€ il y a quelques semaines, pour un investissement total de 20 M€
- Le Bayer Leverkusen négocie mais aucun accord n'a été trouvé fin juillet 2026
- L'OM exige de récupérer au minimum 20 M€, certaines sources évoquent 25 M€
- Medina est sous contrat jusqu'en juin 2030, ce qui donne une marge de manœuvre au club
- L'agent du joueur prospecte activement en Italie et en Espagne pour multiplier les options
Dans les bureaux du centre d’entraînement de l’OM, on range les dossiers des arrivées et on en ouvre d’autres, ceux des départs. Facundo Medina n’a même pas eu le temps de déballer ses cartons. Arrivé définitivement après la levée de son option d’achat à 18 millions d’euros - pour un investissement total de 20 millions avec le prêt initial - il est déjà sur la liste des partants de ce mercato estival 2026.
Le Bayer Leverkusen a entamé les discussions. Carles Martinez Novell - le dirigeant tactique du club allemand, cherche un défenseur central gaucher pour son système à trois derrière. Medina correspond au profil. Les négociations sont en cours fin juillet 2026.
Un seuil financier non négociable
L’OM a posé ses conditions. Le club exige de récupérer au minimum les 20 millions d’euros investis. Certaines sources évoquent même une somme espérée de 25 millions. Une source proche du dossier tranche: « le club ne se laissera pas dicter les conditions par les acquéreurs. Si le prix d’achat n’est pas couvert, il n’y a aucune urgence à se séparer d’un joueur de ce calibre ».
Cette fermeté n’est pas qu’une posture de communication. Fin juillet 2026 - alors que le mercato estival entre dans sa dernière ligne droite, les tractations sont toujours en cours entre les deux clubs. Leverkusen, de son côté, ne montre pas de signe d’urgence: le club allemand sait qu’il n’est pas seul sur le marché des défenseurs centraux gauchers et semble jouer la carte de la patience plutôt que de la confrontation directe. Medina reste sous contrat jusqu’en 2030: le club n’a, sur le papier, aucune obligation de vendre dans l’urgence.
Medina est sous contrat jusqu’en juin 2030. Quatre ans de marge. La nouvelle direction de l’OM - pilotée par Pablo Longoria - restructure l’effectif et optimise les finances. Il a récemment disputé la Coupe du Monde 2026 avec l’Argentine.
L’agent cherche ailleurs
Pendant que Leverkusen négocie, l’agent du joueur s’active sur d’autres fronts. Ses démarches l’ont mené vers l’Italie et l’Espagne - deux championnats où le profil de Medina, défenseur central gaucher capable d’évoluer aussi bien dans une ligne à trois qu’à quatre, conserve une belle cote. La manœuvre poursuit un objectif clair: multiplier les pistes pour ne pas laisser l’OM dépendant d’un seul acheteur potentiel au moment de fixer le prix. Le joueur, arrivé via un prêt payant de 2 millions d’euros en provenance du RC Lens - n’aura porté le maillot marseillais qu’une saison en statut de joueur permanent.
Ce que personne ne dit
L’OM a levé l’option d’achat de Medina il y a quelques semaines seulement, transformant un prêt payant de 2 millions en transfert définitif à 18 millions. Total: 20 millions déboursés. Aujourd’hui, le club cherche à récupérer cette somme, voire plus.
Ce qui interroge: pourquoi lever une option d’achat si c’est pour vendre immédiatement? Soit l’OM espérait une plus-value rapide après la Coupe du Monde - soit la stratégie financière a basculé entre la levée et aujourd’hui. Dans les deux cas, Medina paie la facture d’un choix qui le dépasse.
Le paradoxe du mercato olympien
L’OM restructure, dégraisse, optimise. Medina n’est ni trop vieux ni trop jeune. Il a quatre ans de contrat - une vitrine internationale récente, un profil recherché en Europe. Sur le papier, c’est le joueur parfait à vendre. Sauf qu’il vient d’arriver.
Le Bayer Leverkusen négocie, mais sans précipitation. Le club allemand sait que l’OM a besoin de vendre pour équilibrer ses comptes. Les discussions se poursuivent fin juillet. Leverkusen cherche un défenseur pour son 3-4-3 - mais pas à n’importe quel prix.
Medina attend. Son agent prospecte en Italie, en Espagne. Le mercato estival 2026 n’est pas terminé. Le dossier reste ouvert, mais l’OM a fixé son seuil: 20 millions minimum - sinon rien ne presse.