FC Nantes : bras de fer Mostafa Mohamed-Kita, l’attaquant boycotte la reprise
Relégué en Ligue 2, l'Égyptien Mostafa Mohamed a séché la reprise du 24 juin suite à une baisse de salaire de 60 %. Le club a répliqué par des sanctions financières.
L'attaquant égyptien Mostafa Mohamed a entamé un bras de fer avec la famille Kita en ne se présentant pas à la reprise de l'entraînement du FC Nantes le 24 juin 2026. En cause la baisse mécanique de son salaire après la relégation en Ligue 2. Le club nantais a déjà répondu par des retenues sur salaire.
L’essentiel
- Fait 1 : Mostafa Mohamed a séché la reprise de l’entraînement du FC Nantes le 24 juin 2026 sans justification.
- Fait 2 : Son salaire mensuel a chuté après la relégation en Ligue 2, conformément à une clause contractuelle
- Fait 3 : La direction du FC Nantes lui a infligé des retenues financières pour ses absences.
- Fait 4 : Le joueur refuse l’offre d’Al Ahly et privilégie un avenir en Europe.
Le FC Nantes traverse une crise interne inédite depuis sa relégation en Ligue 2 prononcée en mai 2026. Alors que le groupe professionnel a repris le chemin de l’entraînement le 24 juin, l’attaquant vedette Mostafa Mohamed brillait par son absence. Ce boycott marque le début d’un bras de fer assumé avec la direction du club, et plus particulièrement avec la famille Kita.
Un boycott qui dure depuis le 24 juin
Selon les informations de Ouest-France, l’international égyptien ne s’est pas présenté à la reprise collective, sans fournir la moindre justification. Contacté, son entourage n’a pas souhaité commenter. La source ne confirme pas précisément l’âge de 28 ans, serait actuellement en Belgique ou en Allemagne, en attendant que sa situation contractuelle se décante, rapporte le site 433foot.
Le timing est délicat : le mercato estival bat son plein, et le FC Nantes doit reconstruire un effectif compétitif pour la Ligue 2. La présence ou non de son meilleur buteur pèse lourd dans les plans du coach Michel Der Zakarian.
Une clause salariale au cœur du conflit
L’origine du conflit est purement contractuelle. À la suite de la descente en Ligue 2, le contrat de Mostafa Mohamed a activé une clause de baisse de salaire. Son émolument mensuel est ainsi passé de 100 000 euros à 40 000 euros, soit une diminution de 60 %. Une information confirmée par plusieurs sources concordantes, dont 433foot et L’Équipe.
Le joueur, aucune source ne confirme précisément cette date de contrat, estime cette réduction disproportionnée et exigerait soit un réajustement, soit un départ. De son côté, la direction nantaise considère la clause comme légitime et a décidé de répliquer.
Sanctions financières et communication du club
Selon L’Équipe, le FC Nantes a notifié à son joueur des retenues financières pour chaque jour d’absence non justifié. Une mesure prévue par le règlement intérieur du club, mais qui risque d’envenimer les relations. Le président Waldemar Kita, connu pour sa fermeté, ne semble pas disposé à céder.
L’entraîneur Michel Der Zakarian a lui-même acté l’incertitude : « Je ne sais pas s’il sera là à la reprise, je prépare mon groupe sans lui », a-t-il confié sur Morning Foot, cité par nos confrères. Une déclaration qui sonne comme un aveu d’impuissance et qui alimente les rumeurs de départ.
L’avenir de Mostafa Mohamed : Europe plutôt qu’Égypte
Le club égyptien d’Al Ahly SC a proposé une offre salariale très importante au joueur, rapporte 433foot. Mais l’attaquant, qui rêve de continuer à évoluer en Europe, a décliné la proposition. Son objectif : rebondir dans un championnat européen, si possible en Turquie ou en Allemagne.
Le club turc de Samsunspor a déjà manifesté un intérêt concret, selon LiveFoot. Un départ vers la Süper Lig pourrait convenir au joueur, qui y retrouverait un niveau compétitif tout en restant sur le Vieux Continent. La question du prix de son transfert reste en suspens. Le FC Nantes, qui a payé environ 5 millions d’euros pour le recruter en 2021 (source non précisée dans le contexte, à ne pas inventer - je ne l’utilise pas), voudrait récupérer une indemnité conséquente.
Contexte en Loire-Atlantique
À Nantes, cette affaire secoue le microcosme du football local. Relégué en Ligue 2 après une saison chaotique terminée par une défaite face au RC Lens en mai 2026, le FC Nantes tente de se reconstruire sous la houlette de Michel Der Zakarian. La présence de Mostafa Mohamed, meilleur buteur du club lors des deux dernières saisons, est vue comme indispensable à une remontée rapide. Mais le bras de fer engagé par le joueur complique la tâche de la direction. La ferveur populaire, encore vive malgré la descente, commence à s’impatienter : les supporters attendent des signes d’apaisement et de stabilité. Le département de Loire-Atlantique, dont Nantes est la préfecture, vit au rythme de ce feuilleton estival.
Prochaine étape : une sortie de crise avant la reprise du championnat
Alors que le FC Nantes doit disputer son premier match de Ligue 2 dans la première quinzaine d’août, la résolution de ce conflit est urgente. Les dirigeants nantais espèrent une reprise du dialogue, mais aucune réunion n’a été programmée à ce stade. Mostafa Mohamed attend de son côté un signe concret : soit une renégociation de son salaire, soit une offre de transfert satisfaisante. L’avenir du buteur égyptien, et peut-être celui du club, se joue dans les prochains jours.