Féminicide à Agen : Jason Berthet mis en examen pour meurtre et écroué

L'ex-compagnon d'Angelyne Taillefer, 29 ans, tuée par arme blanche dans la nuit du 30 avril au 1er mai, a été mis en examen pour meurtre par conjoint et placé en détention provisoire le 3 mai 2026.

Féminicide à Agen : Jason Berthet mis en examen pour meurtre et écroué
Illustration Sandrine Pouget / info.fr

Angelyne Taillefer, 29 ans, mère d'une fillette de 5 ans, a été retrouvée morte d'une plaie à la gorge à la frontière entre Agen et Bon-Encontre dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026. Son ex-compagnon, Jason Berthet, a été mis en examen pour meurtre par conjoint et écroué le 3 mai. L'affaire est confiée à un juge d'instruction.

Angelyne Taillefer, 29 ans, originaire du Gers, a été tuée d’une plaie à la gorge par arme blanche dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026, dans un quartier résidentiel en périphérie d’Agen, à la frontière avec la commune de Bon-Encontre (Lot-et-Garonne). Son ex-compagnon, Jason Berthet, trentenaire et préparateur de commandes résidant dans l’Agenais, a été interpellé dans les heures suivant la découverte du corps. Mis en examen pour meurtre par conjoint le 3 mai, il est désormais en détention provisoire.

L’essentiel

  • Victime : Angelyne Taillefer, 29 ans, tuée par arme blanche (plaie à la gorge) dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026 à Agen/Bon-Encontre (47).
  • Mise en examen : Jason Berthet, ex-compagnon et père de leur fille de 5 ans, inculpé pour meurtre par conjoint le 3 mai 2026 après 48 heures de garde à vue.
  • Détention provisoire : le suspect a été écroué le 3 mai 2026 ; il a nié toute implication durant sa garde à vue.
  • Antécédents signalés : Angelyne Taillefer avait déposé plusieurs mains courantes contre son ex-compagnon avant les faits, selon Sud Ouest et Actu.fr.
  • Contexte national : ce drame est recensé comme le 32e féminicide en France en 2026 par le collectif Féminicides par compagnons ou ex.

Une nuit du 1er mai fatale en périphérie d’Agen

C’est dans un secteur résidentiel mal éclairé, à la limite entre Agen et Bon-Encontre, qu’Angelyne Taillefer a été retrouvée morte. Elle vivait là avec sa fille de 5 ans, qu’elle avait eue avec Jason Berthet. Les deux s’étaient séparés plusieurs mois avant les faits, selon le parquet d’Agen. Son entourage la décrivait comme une femme « discrète et douce », selon Sud Ouest.

Le corps a été découvert dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026. La cause du décès est une plaie à la gorge infligée par arme blanche, d’après les informations concordantes de La Dépêche et de Sud Ouest.

Interpellation et 48 heures de garde à vue

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Jason Berthet a été interpellé dans les heures suivant la découverte du corps. Trentenaire, préparateur de commandes, il est le père de l’enfant de la victime. Durant ses 48 heures de garde à vue, il a nié toute implication dans les faits, selon Sud Ouest.

Le 3 mai 2026, il a été présenté à un magistrat. Le parquet d’Agen a requis sa mise en examen pour meurtre par conjoint, qualification retenue en raison du contexte conjugal. Le juge d’instruction a ordonné son placement en détention provisoire.

Des mains courantes déposées avant le drame

Angelyne Taillefer avait alerté les autorités à plusieurs reprises avant sa mort. Elle avait déposé plusieurs mains courantes contre Jason Berthet, témoignant d’une relation post-séparation tendue, selon des informations croisées par Sud Ouest et Actu.fr. Ces éléments figurent désormais dans le dossier du juge d’instruction, chargé de reconstituer le déroulement exact des faits.

Les raisons précises pour lesquelles ces signalements n’ont pas conduit à des mesures de protection supplémentaires n’ont pas été communiquées à ce stade par le parquet.

Contexte dans le Lot-et-Garonne

Le Lot-et-Garonne n’en est pas à son premier féminicide. En février 2022, Laura de Pradena Caceres avait été tuée à l’arme blanche par son compagnon Younès Moudni à Marmande. Ce dernier a été condamné à 27 ans de réclusion criminelle en 2025, selon La Dépêche. L’affaire avait déjà mis en lumière les lacunes dans la prise en charge des victimes de violences conjugales dans le département.

À l’échelle régionale, la Nouvelle-Aquitaine a enregistré plus d’une douzaine de féminicides en 2025, selon Sud Ouest, qui qualifiait l’année de « noire » pour ces violences. Aucun chiffre précis pour le seul Lot-et-Garonne en 2026 n’a été communiqué à ce jour.

Pour d’autres affaires judiciaires non élucidées dans le Sud-Ouest, le schéma des enquêtes confiées à un juge d’instruction suit souvent un calendrier long avant un renvoi en assises.

Un 32e féminicide recensé en France en 2026

Le collectif Féminicides par compagnons ou ex recense ce drame comme le 32e féminicide en France depuis le début de l’année 2026. L’accélération est notable : au 20 avril, le comptage provisoire s’établissait à 30 cas. En 2025, l’association #NousToutes avait dénombré 164 féminicides sur l’ensemble de l’année, soit une hausse de 16 % par rapport aux 141 recensés en 2024, selon les chiffres transmis à l’Assemblée nationale.

Ces statistiques s’appuient sur un recensement militant et médiatique, non sur des données judiciaires officielles consolidées. Le ministère de l’Intérieur publie ses propres chiffres annuels avec un décalage.

Le cas d’Angelyne Taillefer illustre un profil récurrent : une séparation récente, des signalements préalables aux forces de l’ordre, une arme blanche. Les hommages aux victimes de violence se multiplient partout en France, dans des contextes très différents, mais la question de l’effectivité des protections reste posée.

Instruction en cours, pas d’audience fixée

L’enquête est désormais entre les mains d’un juge d’instruction du tribunal judiciaire d’Agen. Sa mission : reconstituer précisément les faits de la nuit du 30 avril au 1er mai 2026. Aucune date d’audience ni de renvoi en assises n’a été annoncée à ce stade, selon Sud Ouest.

Jason Berthet reste en détention provisoire. Son avocat n’a pas fait de déclaration publique recensée à la date de publication de cet article.

La fille du couple, âgée de 5 ans, a été prise en charge. Les modalités de sa garde n’ont pas été précisées par les autorités.

Sources

Sandrine Pouget

Sandrine Pouget

Sandrine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Lot-et-Garonne (47), avec Agen pour chef-lieu. Spécialité du département : premier verger français (pruneau, prune, kiwi) et Garorock. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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