Féminicide à Pierre-de-Bresse : le témoignage du fils confirme le double drame

Sylvie Godart, 64 ans, a été abattue par son ex-conjoint le 1er mai 2026. Son fils, témoin direct, a confirmé les faits à la gendarmerie.

Féminicide à Pierre-de-Bresse : le témoignage du fils confirme le double drame
Illustration Élodie Petitjean / info.fr

Sylvie Godart, 64 ans, a été tuée par deux tirs au visage par son ex-conjoint Pascal Guyot, 65 ans, le 1er mai 2026 à Pierre-de-Bresse (Saône-et-Loire). L'auteur s'est ensuite suicidé. Le fils de la victime, présent sur les lieux, a confirmé le déroulement des faits. Le parquet de Chalon-sur-Saône retient la thèse du féminicide suivi d'un suicide.

Sylvie Godart, 64 ans, a été tuée par deux tirs au visage par son ex-conjoint Pascal Guyot, 65 ans, le 1er mai 2026 à Pierre-de-Bresse (Saône-et-Loire). L’auteur s’est ensuite suicidé. Le fils de la victime, présent sur les lieux, a confirmé le déroulement des faits. Le parquet de Chalon-sur-Saône retient la thèse du féminicide suivi d’un suicide.

L’essentiel

  • 1er mai 2026, vers 19h : Sylvie Godart, 64 ans, abattue de deux tirs au visage au 14 Grande Rue à Pierre-de-Bresse par Pascal Guyot, 65 ans, son ex-conjoint.
  • Témoin direct : le fils de la victime, 20 ans, présent sur les lieux, a alerté les secours et confirmé le scénario à la gendarmerie.
  • Enquête ouverte : le parquet de Chalon-sur-Saône a retenu l’homicide volontaire avec préméditation, confiée à la gendarmerie de Louhans.
  • Antécédents : Pascal Guyot avait été condamné en 2009 pour violences conjugales, à 15 jours de prison avec sursis.
  • 4e féminicide en deux ans en Saône-et-Loire, selon le Journal de Saône et Loire.

Ce qui s’est passé le 1er mai

Vers 19 heures, au 14 Grande Rue à Pierre-de-Bresse, Pascal Guyot se rend au domicile de Sylvie Godart. Il tire deux fois au visage. Sylvie Godart meurt sur place. Guyot se suicide ensuite avec la même arme à feu, selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté et Creusot Infos.

Le fils de Sylvie Godart, âgé de 20 ans, est présent au moment des faits. C’est lui qui alerte les secours. Les corps sont découverts par les équipes dépêchées sur place.

Le témoignage du fils, pièce centrale de l’enquête

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Selon Le Parisien et Ouest-France, le fils a confirmé aux enquêteurs que Pascal Guyot a tiré sur sa mère avant de retourner l’arme contre lui. Ce témoignage direct consolide la thèse défendue par le parquet.

Le parquet de Chalon-sur-Saône a ouvert une enquête pour homicide volontaire avec préméditation sur ex-conjoint. L’instruction est confiée à la gendarmerie de Louhans. Dans un communiqué rapporté par Creusot Infos, le procureur de la République qualifie explicitement les faits de « féminicide suivi d’un suicide ».

Ce type d’affaire - où la victime féminine est tuée par un ancien partenaire masculin - touche plusieurs départements français en 2026, dont l’Agen où un ex-compagnon a récemment été mis en examen pour un meurtre similaire.

Une séparation récente, un harcèlement signalé

Le couple était séparé depuis quelques semaines seulement au moment des faits, selon France 3. La relation était décrite comme houleuse. Sylvie Godart comptait déposer une plainte pour harcèlement, d’après sa fille Jennifer.

Jennifer a accordé un témoignage à France 3, dans lequel elle affirme qu’en avril 2026, lors d’une démarche pour signaler le harcèlement, un gendarme aurait répondu : « j’en ai marre de vous et de votre mère ». Cette déclaration, rapportée par un seul média, reste à ce stade non corroborée par une source officielle.

La gendarmerie et le parquet n’ont pas commenté publiquement cet épisode à la date de publication de cet article.

Un passé judiciaire pour violences conjugales

Le Journal de Saône et Loire révèle que Pascal Guyot avait été condamné en 2009 pour violences conjugales. La peine prononcée : 15 jours de prison avec sursis. Cette condamnation ancienne n’avait, semble-t-il, pas entraîné de suivi particulier dans les années suivantes.

La question du suivi des auteurs condamnés pour violences conjugales est régulièrement soulevée dans ce type d’affaire. À Bry-sur-Marne, un homme a récemment poignardé sa compagne à 38 reprises, illustrant la répétition de ces violences extrêmes à l’échelle nationale.

Contexte dans la Saône-et-Loire

Pierre-de-Bresse est une commune de 2 000 habitants, chef-lieu de canton dans la Bresse bourguignonne, à environ 40 kilomètres au nord-est de Chalon-sur-Saône. La ville n’est pas habituée à ce type de drame.

À l’échelle départementale, le Journal de Saône et Loire recense quatre féminicides en deux ans (2024-2026) dans le département. Le cas de Sylvie Godart serait le quatrième. Ce chiffre place la Saône-et-Loire parmi les départements de taille moyenne les plus touchés de la région Bourgogne-Franche-Comté sur la période récente.

Au niveau national, l’association #NousToutes comptabilise ce féminicide comme le 31e de l’année 2026. Une autre estimation, citée par France 3 au 3 mai 2026, porte ce décompte à 43, selon la méthodologie retenue. Ces écarts tiennent aux définitions et aux sources utilisées par chaque collectif.

Ce que l’enquête doit encore établir

L’enquête pour homicide volontaire avec préméditation est en cours sous la direction du parquet de Chalon-sur-Saône. La gendarmerie de Louhans est chargée des investigations. Aucune date d’audience n’a été communiquée à ce stade.

Les circonstances exactes de la présence de Pascal Guyot au domicile de Sylvie Godart ce 1er mai, ainsi que la provenance de l’arme à feu utilisée, n’ont pas été précisées dans les communications officielles disponibles. La question du traitement des signalements antérieurs par la gendarmerie fait l’objet d’un examen, selon les informations de France 3, sans qu’une procédure disciplinaire ait été annoncée.

Le dossier est entre les mains de la justice. La famille de Sylvie Godart attend des réponses sur les conditions dans lesquelles ce drame aurait pu - ou non - être évité.

Sources

Élodie Petitjean

Élodie Petitjean

Élodie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Saône-et-Loire (71), avec Mâcon pour chef-lieu. Spécialité du département : AOC pouilly-fuisse et abbaye Cluny. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

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