Ferias dans le Gard : Alès et Nîmes, deux ambiances, une même passion taurine

Du Tempéras aux arènes romaines, les deux ferias gardoises se suivent sans se ressembler, de mi-mai à la Pentecôte.

Ferias dans le Gard : Alès et Nîmes, deux ambiances, une même passion taurine
Illustration Marine Vidal / info.fr

La Feria d'Alès ouvre le bal du 13 au 17 mai 2026 aux arènes du Tempéras. Une semaine plus tard, Nîmes prend le relais pour la Pentecôte. Deux événements, deux formats, deux atmosphères - mais une aficion gardoise qui y trouve son compte.

La Feria d’Alès ouvre le bal du 13 au 17 mai 2026 aux arènes du Tempéras. Une semaine plus tard, Nîmes prend le relais pour la Pentecôte. Deux événements, deux formats, deux atmosphères - mais une aficion gardoise qui y trouve son compte.

L’essentiel

  • Feria d’Alès : du 13 au 17 mai 2026, arènes du Tempéras (3 000 places), avec une corrida, une novillada, deux courses libres et des animations. Environ 300 000 personnes attendues sur cinq jours.
  • Feria de Nîmes : du 20 au 25 mai 2026, plus d’un million de visiteurs attendus. En 2025, la fréquentation a atteint 1 176 566 entrées.
  • Retombées économiques : la Feria de Nîmes génère environ 65 millions d’euros annuellement, dont 40 % issus des touristes, selon France 3 Régions.
  • Histoire du Tempéras : arènes inaugurées en 1966 après rachat par la mairie en 1960, sur un site dont l’histoire taurine remonte à 1891.
  • Organisateur à Alès : l’Empresa des arènes Tempéras Alès Cévennes, dirigée par Didier Cabanis, a annoncé les cartels le 5 mars 2026.

Alès : cinq jours de feria à taille humaine

Aux arènes du Tempéras, la Feria d’Alès se construit sur un format resserré. Cinq jours de programme, une corrida, une novillada, deux courses libres et des animations familiales. La jauge de 3 000 places donne le ton : l’événement reste ancré dans son territoire, loin de la massification des grandes ferias méridionales.

Le site lui-même est chargé d’histoire. Les premières arènes du Tempéras remontent à 1891, selon Midi Libre. Après une interdiction des spectacles taurins en 1895, liée à la loi Grammont, il faut attendre le rachat du site par la mairie d’Alès en 1960 et la rénovation de 1966 pour que la tradition reprenne. Aujourd’hui, l’Empresa des arènes Tempéras Alès Cévennes, sous la direction de Didier Cabanis, pilote l’organisation. Les cartels 2026 ont été dévoilés le 5 mars, selon le site officiel de la ville.

Selon des estimations basées sur les éditions précédentes, relayées par Actu.fr, la feria alésienne attire environ 300 000 personnes sur l’ensemble de la manifestation.

Nîmes : l’éclat international de la Pentecôte

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Du 20 au 25 mai 2026, la Feria de Pentecôte s’installe dans les arènes romaines de Nîmes, classées parmi les amphithéâtres antiques les mieux conservés d’Europe. Le cadre change tout. L’événement mêle corridas, courses camarguaises, abrivados et concerts, dans un format pensé pour capter un public national et international.

Les chiffres confirment cet écart d’échelle. En 2025, la ville de Nîmes a comptabilisé 1 176 566 visiteurs, selon son bilan officiel. Les retombées économiques tournent autour de 65 millions d’euros par édition, dont 40 % générés par des touristes extérieurs au département, d’après France 3 Régions.

Deux arènes qui se complètent sans se concurrencer

Le calendrier joue un rôle clé. Les deux ferias se succèdent sans se chevaucher - Alès se termine le 17 mai, Nîmes commence le 20. L’aficion locale peut donc assister aux deux, et les professionnels du milieu taurin circulent d’une ville à l’autre.

Objectif Gard résume la complémentarité dans un dossier consacré au sujet : Alès propose une ambiance plus locale et familiale, Nîmes une fête plus internationale et touristique. Les deux modèles coexistent sans friction, selon le média gardois. C’est aussi ce qui distingue le Gard d’autres territoires taurins, où un seul site concentre toute l’activité.

La programmation taurine d’Alès met en avant les traditions camarguaises et une approche plus proche du public. Nîmes mise sur des cartels d’envergure et un rayonnement médiatique dépassant les frontières régionales. Ces logiques différentes attirent des profils de festayres distincts, même si les deux publics peuvent se superposer.

Contexte dans le Gard

Le Gard concentre une culture taurine dense, héritée des territoires camarguais et des influences hispaniques. Alès est la deuxième ville du département, avec une population en croissance de 5 220 habitants entre 2018 et 2023, selon l’INSEE. Cette dynamique démographique renforce le potentiel d’un événement local comme la feria.

Nîmes, préfecture, s’appuie sur ses arènes romaines pour ancrer son offre touristique dans un patrimoine monumental. Les deux villes gardoises illustrent la diversité des territoires du département : l’une tournée vers les Cévennes et l’arrière-pays, l’autre rayonnant sur tout le pourtour méditerranéen. Les rencontres citoyennes lancées par Carole Delga dans le Gard témoignent d’ailleurs de l’attention portée au département dans le contexte régional d’Occitanie.

Le tourisme événementiel reste un levier économique structurant pour le Gard, où les ferias figurent parmi les temps forts de l’agenda annuel. La complémentarité entre Alès et Nîmes en fait un cas singulier dans le paysage festif méridional, comparable aux ferias et fêtes folkloriques qui rythment d’autres villes du sud-ouest.

Prochaine étape

La Feria d’Alès entre dans son dernier jour le 17 mai 2026. La Feria de Pentecôte de Nîmes ouvre ses portes trois jours plus tard, le 20 mai.

Sources

Marine Vidal

Marine Vidal

Marine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Gard (30), avec Nîmes pour chef-lieu. Spécialité du département : patrimoine romain (arenes Nimes, Pont du Gard) et Camargue. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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