Figeac : un homme au lourd casier menace des occupants avec couteau et grenade

Un individu de 42 ans, déjà condamné pour complicité d’assassinat et suivi pour prévention d’actes terroristes, a été condamné à 4 mois de prison ferme après avoir menacé des occupants avec un couteau et une grenade, le 7 juin à Figeac.

Figeac : un homme au lourd casier menace des occupants avec couteau et grenade
Illustration Marc Delmas / info.fr

Le dimanche 7 juin 2026, vers 21h, un homme de 42 ans a menacé les occupants d’un appartement à Figeac avec un couteau et une grenade, en criant « Allahu akbar ». Les gendarmes sont intervenus rapidement. Aucune grenade n’a été retrouvée. L’homme, au casier lourd, a été jugé le 12 juin.

L’essentiel

  • Fait 1 : Dimanche 7 juin 2026, vers 21h, un homme de 42 ans menace des occupants d’un appartement à Figeac avec un couteau et une grenade, en criant « Allahu akbar ».
  • Fait 2 : L’individu cumule 24 mentions à son casier judiciaire, dont une condamnation à 17 ans pour complicité d’assassinat et un suivi pour prévention d’actes terroristes.
  • Fait 3 : Jugé en comparution immédiate le 12 juin 2026 à Cahors, il est condamné à 4 mois de prison ferme (maintien en détention), révocation de 3 mois de sursis et interdiction de paraître à Figeac pendant 3 ans.
  • Fait 4 : Le prévenu conteste les faits ; son avocat a plaidé la relaxe invoquant l’ivresse et le manque de preuves.

Ce qui s’est passé

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Le dimanche 7 juin 2026, vers 21h, à Figeac (Lot), un homme de 42 ans prénommé Sébastien a fait irruption dans un appartement. Selon La Dépêche du Midi, il menaçait les occupants, un couteau à la main et une grenade rose et verte brandie, en criant « Allahu akbar » et « J’ai une grenade, je vais la dégoupiller, on va tous péter ».

Les gendarmes sont intervenus rapidement. Sur place, aucune grenade n’a été retrouvée, mais un couteau a été découvert au sol. L’homme était ivre : son taux d’alcool s’élevait à 0,87 mg par litre d’air expiré. Les tests stupéfiants se sont révélés négatifs. Les occupants ont expliqué aux enquêteurs que le suspect s’était énervé parce qu’ils ne pouvaient pas lui fournir de cocaïne. Aucune drogue ni arme n’a été trouvée chez eux.

Un lourd passé judiciaire

Le profil du suspect a rapidement attiré l’attention des enquêteurs. Selon la même source, son casier judiciaire comporte 24 mentions. Il a notamment été condamné à 17 ans de prison pour complicité d’assassinat. Par ailleurs, il faisait l’objet d’un suivi judiciaire pour des infractions liées à la prévention d’actes terroristes.

Ce passé a été exposé lors de son procès en comparution immédiate, le 12 juin 2026, devant le tribunal de Cahors. La présidente du tribunal a détaillé les antécédents : 24 condamnations, dont une pour complicité d’assassinat et une pour « infractions à la prévention de la commission d’actes terroristes », une mesure rarement utilisée. Le parquet a requis une peine exemplaire.

Le jugement

Le 12 juin 2026, le tribunal de Cahors a condamné Sébastien à 4 mois de prison ferme, avec maintien en détention. À cette peine s’ajoute la révocation de 3 mois de sursis probatoire antérieur. Le tribunal a également prononcé une interdiction de paraître à Figeac pendant trois ans.

Lors de l’audience, le prévenu a contesté les faits. Il affirme être venu aider un ami qu’il croyait séquestré par des dealers. Il nie avoir crié « Allahu akbar » et avoir menacé avec la grenade. Son avocat a plaidé la relaxe, invoquant l’ivresse incompatible avec un rigorisme islamiste et un dossier qu’il estime « parole contre parole ». Aucune preuve matérielle de la grenade n’a été retrouvée. Le tribunal a toutefois retenu la version des occupants et le contexte des menaces.

Contexte dans le Lot

Figeac, sous-préfecture du Lot d’environ 10 000 habitants, n’avait pas connu d’incident de cette nature depuis plusieurs années. Cette affaire intervient alors que le département a été marqué récemment par d’autres faits divers : deux incendies à Cardaillac et Cieurac ont mobilisé une trentaine de pompiers, et une minute de silence a été observée à la préfecture de Cahors en hommage à l’adjudant Dorian Larigaudrie, tué en service. (Lire aussi : Cardaillac et Cieurac : deux incendies mobilisent plus de trente pompiers dans le Lot et Cahors : minute de silence à la préfecture du Lot en hommage à l’adjudant Dorian Larigaudrie).

L’affaire a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Le parquet de Cahors n’a pas souhaité faire de commentaire après le jugement. L’avocat du condamné n’a pas indiqué si un appel serait formé.

Marc
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Sources

Marc Delmas

Marc Delmas

Marc est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Lot (46), avec Cahors pour chef-lieu. Spécialité du département : AOC cahors et tourisme rural quercynois. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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