Fontainebleau : incendie toujours actif, renforts BSPP et Canadair mobilisés
Plus de 2 050 hectares parcourus au matin du 14 juillet. Six engins-pompe de la BSPP déployés en renfort du SDIS 77 sur deux fronts. Quatre Canadair engagés.
L'incendie qui ravage la forêt de Fontainebleau depuis le 12 juillet a parcouru plus de 2 050 hectares au matin du 14 juillet. Un détachement de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, composé de six engins-pompe et deux VSAV, renforce le SDIS 77 sur deux fronts. Quatre Canadair et deux Dash ont été engagés, une première pour ce massif d'Île-de-France.
L’essentiel
- Surface parcourue : plus de 2 050 hectares au matin du 14 juillet 2026
- Moyens humains : plus de 850 sapeurs-pompiers sur le terrain ce mardi
- Renfort BSPP : 6 engins-pompe et 2 VSAV déployés depuis le 13 juillet
- Moyens aériens : 4 Canadair, 2 Dash et 3 hélicoptères bombardiers d’eau
- Deux suspects interpellés : âgés de 18 et 20 ans
L’incendie qui s’est déclaré le 12 juillet dans la forêt de Fontainebleau n’est toujours pas fixé ce mardi 14 juillet 2026 au matin. Selon la préfecture de Seine-et-Marne, les deux fronts actifs ont parcouru plus de 2 050 hectares de végétation. Un détachement de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) est déployé en renfort depuis le 13 juillet pour appuyer le SDIS 77.
Six engins-pompe de la BSPP attaquent directement le feu de forêt, tandis que deux véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) renforcent le dispositif sanitaire à Melun et Fontainebleau. Au total, plus de 850 sapeurs-pompiers restent engagés sur le terrain ce mardi pour tenter de maîtriser la progression des flammes.
Une armada aérienne inédite en Île-de-France
La Sécurité Civile a engagé des moyens aériens exceptionnels pour ce massif forestier francilien. Quatre avions bombardiers d’eau de type Canadair, deux Dash et trois hélicoptères bombardiers d’eau ont été mobilisés au petit matin. Les Canadair ont écope directement sur la Seine le 13 juillet au matin, une première pour l’Île-de-France selon plusieurs sources.
Ces moyens aériens prennent le relais pendant que les équipes au sol se reconditionnent après une nuit de lutte contre les flammes, comme l’a précisé la BSPP sur X. La coordination entre les secours terrestres et aériens s’avère cruciale face à l’étendue du sinistre.
Accès au massif interdit jusqu’au 15 juillet
Le préfet de Seine-et-Marne Pierre Ory a pris un arrêté interdisant l’accès au massif forestier de Fontainebleau jusqu’au 15 juillet inclus. Cette mesure vise à protéger le public et à faciliter l’intervention des secours sur les deux fronts actifs. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez s’est rendu sur place le lundi 13 juillet pour faire le point sur la situation avec les services de l’État et les sapeurs-pompiers.
L’incendie, favorisé par la canicule qui frappe la France, avait déjà parcouru plus de 1 300 hectares le 13 juillet au soir selon la préfecture. La progression du feu s’est poursuivie durant la nuit malgré les efforts des secours.
Deux suspects interpellés
Le parquet de Fontainebleau a confirmé l’interpellation de deux jeunes suspects en lien avec le départ de feu. Les deux hommes, âgés de 18 et 20 ans, ont été placés en garde à vue. L’enquête doit déterminer les circonstances exactes du déclenchement de l’incendie et les éventuelles responsabilités.
Les autorités n’ont pas précisé à ce stade les charges retenues contre les suspects ni les éléments qui ont conduit à leur interpellation. Le caractère suspect du départ de feu avait été évoqué dès le 13 juillet par les services de gendarmerie.
Contexte dans le département
La forêt de Fontainebleau, située à cheval sur la Seine-et-Marne et l’Essonne, s’étend sur plus de 25 000 hectares. Ce massif, l’un des plus vastes d’Île-de-France, attire chaque année des millions de visiteurs pour ses sites d’escalade, ses sentiers de randonnée et son patrimoine naturel exceptionnel. Il n’avait jamais connu d’incendie d’une telle ampleur dans son histoire récente.
La Seine-et-Marne, département le plus étendu de la région francilienne avec 5 915 km², compte environ 1,4 million d’habitants. Le SDIS 77 dispose de plus de 3 000 sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, mais l’ampleur du sinistre a nécessité des renforts venus de la capitale et des moyens aériens nationaux.
La survenue de cet incendie en pleine période de canicule rappelle la vulnérabilité des massifs forestiers franciliens face aux épisodes de chaleur extrême. Les conditions météorologiques, avec des températures dépassant les 35 degrés et une végétation très sèche, ont favorisé la propagation rapide du feu sur deux fronts distincts.
Des moyens concentrés sur la fixation du feu
La priorité des secours reste la fixation des deux fronts actifs pour empêcher toute nouvelle progression. Les équipes au sol travaillent en coordination avec les moyens aériens, qui multiplient les rotations pour larguer des milliers de litres d’eau sur les zones les plus sensibles. La topographie du massif, avec ses reliefs et ses zones rocheuses, complique l’intervention des engins au sol.
Le point de situation publié par la préfecture de Seine-et-Marne ne précise pas à ce stade le délai nécessaire pour maîtriser totalement l’incendie. Les conditions météorologiques des prochaines heures seront déterminantes pour l’évolution de la situation. Les équipes de la BSPP et du SDIS 77 restent mobilisées en continu sur les deux fronts.
Un nouveau point de situation est attendu dans la journée du 14 juillet pour faire le bilan de l’évolution du sinistre et des moyens déployés.