Forêt de Fontainebleau : patrouilles équestres renforcées après les feux d’avril
La police nationale multiplie les rondes à cheval avec Galopin et rappelle l'interdiction stricte de tout feu dans le massif
Deux incendies en dix jours ont mis le massif de Fontainebleau sous haute tension. La police nationale de Seine-et-Marne a renforcé ses patrouilles équestres, avec la policière-cavalière et son cheval Galopin. Le message est simple pas de feu, pas de cigarette.
Deux incendies en dix jours ont mis le massif de Fontainebleau sous haute tension. La police nationale de Seine-et-Marne a renforcé ses patrouilles équestres, avec la policière-cavalière et son cheval Galopin. Le message est simple : pas de feu, pas de cigarette.
L’essentiel
- 21 avril 2026 : incendie de 6 500 m² dans la parcelle 721 (Apremont Brûlis), détecté par IA et maîtrisé par une trentaine de pompiers.
- 24 avril 2026 : deux feux simultanés près de Barbizon (parcelle 883, Bas-Cuvier), 2 600 m² au total, 50 pompiers mobilisés.
- 28 avril 2026 : arrêté préfectoral n°2026-CAB-BSIR-660 autorisant l’usage de drones de surveillance dans le massif.
- Patrouilles à cheval : présence renforcée de la police nationale avec la policière-cavalière et Galopin, interdiction rappelée de tout apport de feu.
- 15 millions : nombre de visiteurs annuels dans la forêt de Fontainebleau, facteur de risque humain majeur.
Deux feux en dix jours, une réponse coordonnée
Le 21 avril 2026, un incendie s’est déclaré dans la parcelle 721 du massif, secteur dit d’Apremont Brûlis. Superficie brûlée : 6 500 m². Selon Le Parisien, c’est un système de surveillance par intelligence artificielle, opérationnel depuis 2026, qui a repéré le foyer en premier, permettant une intervention rapide d’une trentaine de sapeurs-pompiers.
Trois jours plus tard, le 24 avril, deux départs de feu simultanés ont été signalés près de Barbizon, dans la parcelle 883 (secteur Bas-Cuvier). Au total, 2 600 m² touchés. Cinquante pompiers ont été engagés, toujours avec l’appui du système d’IA, selon actu.fr. Dans les deux cas, les feux ont été maîtrisés sans blessé.
Galopin et sa cavalière, en première ligne
Face à cette série de départs de feu, la police nationale de Seine-et-Marne a intensifié ses patrouilles équestres. La policière-cavalière et son cheval Galopin sillonnent les chemins du massif pour assurer une présence visible et dissuasive.
La police nationale rappelle l’interdiction d’allumer tout feu ou de fumer dans le massif. Ce type de patrouille à cheval présente un avantage pratique : les cavaliers accèdent à des zones difficiles à atteindre en véhicule, notamment les sentiers et clairières fréquentés par les promeneurs.
Le sous-préfet de Fontainebleau, Yannis Bouzar, a de son côté appelé à « redoubler de vigilance » et rappelé l’interdiction stricte de tout apport de feu dans le massif, selon actu.fr.
Drones et IA : le dispositif technologique complète le terrain
Par arrêté préfectoral n°2026-CAB-BSIR-660 du 28 avril 2026, la préfecture de Seine-et-Marne a autorisé l’utilisation de drones équipés de caméras pour surveiller la forêt. Cette mesure fait suite directement à la multiplication des départs de feu signalés ce mois d’avril, selon le site officiel de la préfecture.
La surveillance par IA, déployée cette année, avait déjà montré son efficacité lors du feu du 21 avril : la détection précoce a limité l’extension du sinistre. France Info souligne que ce système permet de réduire sensiblement le délai entre le départ de feu et l’alerte aux pompiers. Drones, IA et patrouilles à cheval forment ainsi un dispositif combiné autour d’un massif classé parmi les plus exposés d’Île-de-France. À titre de comparaison, la plateforme de signalement mise en place à Carrières-sous-Poissy illustre une logique similaire de prévention technologique dans le département.
Contexte dans la Seine-et-Marne
La forêt de Fontainebleau couvre environ 25 000 hectares dans le sud de la Seine-et-Marne. Avec 15 millions de visiteurs par an, elle est l’une des forêts périurbaines les plus fréquentées d’Europe, ce qui en fait un terrain à risque élevé d’incendies d’origine humaine, selon France 3 Régions et l’Office national des forêts.
Historiquement, le massif enregistre environ 40 départs de feu par an depuis un siècle. Les données varient fortement selon les saisons et les épisodes de sécheresse : 22 incendies recensés en juillet 2022, 11 en juillet 2023, 2 seulement en juillet 2024, selon le site Sauvez la forêt de Fontainebleau. Les feux de grande ampleur restent dans les mémoires : celui de 1904 avait détruit le chêne Clovis, celui de 2020 avait calciné 5 hectares. Le contexte de 2026, avec deux feux d’ampleur en dix jours dès le mois d’avril, préoccupe les autorités avant l’été.
Un programme de replantation est par ailleurs prévu : environ 50 000 jeunes plants de chênes devaient être mis en terre dans différentes parcelles lors de l’hiver 2025-2026, selon le site Sauvez la forêt de Fontainebleau.
Appel aux promeneurs
Les consignes rappelées par la police nationale et la sous-préfecture sont claires : aucun feu, aucune cigarette dans l’enceinte du massif. Les week-ends et jours fériés, la fréquentation explose - le 1er mai en est un exemple direct. La présence de Galopin et de sa cavalière vise autant la sensibilisation que la dissuasion. D’autres mobilisations citoyennes liées à la sécurité, comme la fermeture temporaire des Champs-Élysées ce week-end, témoignent d’une vigilance accrue sur l’ensemble de la région.
Les prochaines semaines, avec l’approche des congés de mai et les premiers épisodes de chaleur, seront déterminantes pour la saison.
Sources
- Police Nationale 77 (X) : Patrouilles équestres en forêt de Fontainebleau
- Le Parisien : L'IA repère le premier incendie de l'année en forêt de Fontainebleau
- actu.fr : Deux feux simultanés en forêt de Fontainebleau, 50 pompiers mobilisés
- Préfecture de Seine-et-Marne : Arrêté autorisant les drones de surveillance après les feux en forêt de Fontainebleau