France-Espagne : Mbappé touché, Tchouaméni incertain, cinq Bleus diminués avant la demi-finale
Les Bleus affrontent la Roja ce mardi soir avec un capitaine diminué et deux milieux sur le fil
Kylian Mbappé traîne une cheville douloureuse. Aurélien Tchouaméni et Manu Koné sont incertains. À quelques heures du choc, l'infirmerie bleue déborde.
- Mbappé traîne une entorse légère depuis le quart contre le Maroc mais jouera
- Tchouaméni (cuisse) et Koné (genou) incertains, verdict médical attendu
- Upamecano et Saliba touchés à l'entraînement, dos et pied
- Côté espagnol, Pino (clavicule) et Muñoz (musculaire) en doute
- Coup d'envoi mardi 14 juillet, 20h BST, AT&T Stadium à Dallas
Le capitaine boite. Depuis le quart de finale contre le Maroc - Kylian Mbappé traîne une cheville qui le fait grimacer. Rien de grave sur le papier, minor ankle injury, disent les médecins, mais assez pour ralentir ses accélérations à l’entraînement. Ce mardi 14 juillet - face à l’Espagne à Dallas - il sera sur la pelouse. Diminué, mais là.
Dans le vestiaire français, on parle à voix basse. Aurélien Tchouaméni a une cuisse qui tire. Manu Koné, un genou gonflé. Les deux milieux figurent sur la liste des incertains. Dayot Upamecano s’est tordu le pied à l’entraînement. William Saliba se plaint du dos depuis trois jours. Au total, cinq joueurs de l’effectif sont diminués ou incertains. Pour une demi-finale de Coupe du Monde, c’est beaucoup. Le sélectionneur attend le dernier moment pour trancher.
Le parcours qui use
Six matchs depuis la mi-juin. La France a battu le Sénégal - l’Irak - la Norvège - la Suède - le Paraguay - le Maroc. Zéro défaite. Mais les corps accusent le rythme. L’équipe de France a enchaîné les déplacements intercontinentaux, les pelouses synthétiques, les fuseaux horaires américains. Les médecins du staff parlent d’un « déficit de récupération musculaire » après les longues heures d’avion entre la côte Est et le Texas. Les jambes gonflent, les articulations encaissent mal les impacts répétés sur des surfaces différentes. L’Espagne, elle aussi, sort d’un calendrier écrasant: six victoires en ligne depuis le nul contre le Cap-Vert - dont un quart arraché contre la Belgique et un huitième tendu face au Portugal.
L’Espagne aussi touchée, mais moins
En face, l’équipe espagnole n’est pas épargnée. Yeremy Pino souffre de la clavicule. Victor Muñoz traîne un problème musculaire non précisé. Les deux joueurs figurent sur la liste des incertains publiée par le staff espagnol. Mais l’infirmerie ibérique reste moins encombrée que celle des Bleus: deux joueurs en doute contre cinq. Sur le papier, l’Espagne aborde ce choc avec un avantage physique.
Les choix tactiques du sélectionneur
Le sélectionneur français doit trancher sur Tchouaméni et Koné. Jouer Tchouaméni diminué, c’est prendre le risque d’une aggravation qui le sortirait du terrain en cours de match. Le lancer sans lui, c’est modifier l’équilibre du milieu. La France a joué toute la compétition avec un double pivot Tchouaméni-Koné. Si les deux sont incertains, le sélectionneur doit choisir: Camavinga seul en sentinelle et un système à trois derrière, ou Fofana associé à Rabiot dans un dispositif à deux. Les compositions d’équipe tomberont une heure avant le coup d’envoi. Le staff médical a jusqu’au dernier moment pour rendre son verdict.
Dallas, 21h heure française, le verdict
Le coup d’envoi est fixé à 20h BST. AT&T Stadium, Texas. La pelouse est impeccable. Mbappé, lui, jouera. Avec ou sans sa cheville. C’est une demi-finale de Coupe du Monde. On ne rate pas ça pour une entorse légère.
Les deux sélectionneurs savent que l’équipe la plus fraîche ne sera pas forcément la meilleure. Mais celle qui tiendra physiquement 120 minutes aura un avantage. Les jambes pèsent lourd en fin de parcours. Ce mardi soir, ce sont peut-être elles qui trancheront.