France-Suède : les Bleus favoris d’un 16e de finale inédit au Mondial 2026
Retour de Deschamps, Dembélé en feu, Zlatan donne les Bleus favoris… Tout ce qu'il faut savoir avant le choc de mardi soir à New York.
L'équipe de France affronte la Suède mardi 30 juin à 23h au MetLife Stadium en 16es de finale de la Coupe du monde 2026. Première confrontation entre les deux nations en phase finale, ce match promet un duel haletant entre des Bleus conquérants et une Suède blessée mais déterminée.
L’essentiel
- Match : France - Suède, mardi 30 juin 2026 à 23h (heure française) au MetLife Stadium, East Rutherford (New York).
- Première historique : jamais les deux sélections ne se sont rencontrées en phase finale de Coupe du monde.
- Phase de groupes : les Bleus terminent 1er du groupe I avec 9 points (3 victoires) ; la Suède se qualifie comme meilleur 3e du groupe F (4 points).
- Retour de Deschamps : le sélectionneur a rejoint le groupe samedi 27 juin après les obsèques de sa mère.
- Dembélé en feu : un triplé express en 25 minutes face à la Norvège (4-1) pour le numéro 11 tricolore.
Les Bleus ne s’arrêtent plus. Après une phase de groupes parfaitement maîtrisée - trois victoires, dix buts marqués - l’équipe de France aborde les 16es de finale de la Coupe du monde 2026 avec la confiance d’un favori. Face à elle, la Suède de Graham Potter, qualifiée in extremis, devra composer avec une attaque tricolore en état de grâce.
Un 16e de finale inédit dans l’histoire du Mondial
Pour la première fois depuis la création de la Coupe du monde, la France et la Suède vont en découdre dans le tournoi final. Une statistique qui souligne la rareté du duel. Les deux nations se sont croisées en qualifications ou en matches amicaux, mais jamais sur la scène mondiale. Le décor sera américain : le MetLife Stadium, antre des New York Giants et des New York Jets, avec une capacité de 82 500 spectateurs. Le coup d’envoi est prévu à 23 heures, heure française, soit 17 heures locales.
De son côté, la Suède a souffert dans le groupe F, avec une seule victoire contre la Tunisie (5-1), un match nul face au Japon (1-1) et une défaite cinglante contre les Pays-Bas (5-1). Quatre petits points qui ont tout de même suffi pour décrocher l’un des meilleurs bilans de troisièmes. Les hommes de Graham Potter, entraîneur britannique passé par Chelsea et Brighton, ont montré des qualités offensives (7 buts marqués) mais des faiblesses défensives évidentes.
Deschamps de retour, Dembélé sur un nuage
Le sélectionneur Didier Deschamps a rejoint le groupe des Bleus samedi 27 juin, après avoir assisté aux obsèques de sa mère en France. Son absence contre la Norvège, gérée par son adjoint Guy Stéphan, n’a pas perturbé l’équipe, victorieuse 4-1. Mais son retour apporte une dimension supplémentaire. « Le groupe est soudé et concentré », a-t-il confié à son arrivée à New York, selon une source proche. La polémique autour du refus de la FIFA d’autoriser un hommage n’a fait que renforcer la détermination collective.
Sur le terrain, Ousmane Dembélé est l’homme en forme du moment. Auteur d’un triplé retentissant - trois buts en 25 minutes - contre la Norvège, l’attaquant du Paris Saint-Germain compte désormais quatre réalisations dans ce Mondial, à égalité avec Kylian Mbappé (4 buts également). Le duo d’attaque terrifie les défenses adverses. « Dembélé, c’est un tourbillon. Il est capable de faire basculer un match à lui tout seul », soulignait le consultant Zlatan Ibrahimović, interrogé par FOX Sports.
La Suède privée de Hien, Potter en quête de solutions
Le sélectionneur suédois Graham Potter doit composer avec l’absence de son défenseur central Isak Hien, forfait pour le reste du tournoi en raison d’une blessure aux ischio-jambiers. Un coup dur pour une équipe qui a encaissé sept buts en trois matches de groupe. Face au rouleau compresseur offensif français (12 buts en 3 matches toutes compétitions confondues), le défi s’annonce immense. Les Suédois ont dû s’entraîner dans un stade en ruine à Dallas, un épisode qui a fait réagir dans le pays scandinave.
Graham Potter reste pragmatique : « On sait ce qui nous attend. La France est une équipe complète, avec des individualités qui font la différence. Mais on a nos armes. » Il pourra compter sur Alexander Isak, étincelant contre la Tunisie (un but), mais aussi sur le jeune milieu Dejan Kulusevski, qui monte en puissance.
Les pronostics de Zlatan et Duplantis
L’ambiance monte d’un cran à l’approche du match. Zlatan Ibrahimović, légende du football suédois et consultant pour FOX Sports, a désigné les Bleus comme grands favoris. « La France est à un autre niveau. Mais attention au relâchement », a-t-il déclaré après la victoire contre la Norvège. Un message que Didier Deschamps n’aura pas manqué de transmettre à ses joueurs. De son côté, le perchiste suédois Armand « Mondo » Duplantis, présent au Meeting de Paris, s’est prêté au jeu des pronostics. Invité par L’Équipe à donner son pronostic, il a botté en touche avec humour, tout en reconnaissant la supériorité française.
Les supporters français, eux, ne cachent pas leur optimisme. Un large majorité prédit une victoire nette des coéquipiers de Kylian Mbappé. Ce dernier, après une saison en Liga où il a augmenté son pressing de 76 % par rapport à son temps au PSG, semble avoir transposé cette intensité en sélection.
Contexte en France : l’engouement national avant le choc
À l’échelle de l’Hexagone, la ferveur monte crescendo. La Coupe du monde 2026, disputée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, offre des horaires tardifs mais n’a pas refroidi les fans. Les bars et les fan-zones, notamment à Paris (Parc des Princes, Champ-de-Mars), affichent complets pour cette affiche. Côté chiffres, la Fédération française de football a recensé plus de 12 millions de téléspectateurs pour le dernier match de groupe - un record pour le tournoi. L’ambiance devrait être à son comble mardi soir, avec une large communauté française de la côte Est attendue au MetLife Stadium.
Prochaine étape : un billet pour les 8es, et un possible choc
Pour les Bleus, l’objectif est clair : passer ce tour pour rejoindre les 8es de finale, où les attendrait soit le Danemark, soit l’Argentine - un scénario de choc. Didier Deschamps répète que « chaque match est une finale » et ne veut pas entendre parler de suite. Mais dans le vestiaire, on sait que le chemin vers le titre passe d’abord par l’élimination de la Suède. Réponse mardi soir, aux alentours de 1h du matin, heure française.