Gap : un septuagénaire de La Saulce disparaît des urgences, enquête ouverte
Marc Facquez, 70 ans, a été transporté par les pompiers aux urgences de Gap le 11 juin. Il est reparti sans avoir été vu par un médecin et n'a plus donné signe de vie. La procureure a ouvert une enquête pour disparition inquiétante.
Un habitant de La Saulce, âgé de 70 ans, a disparu après son passage aux urgences de Gap le 11 juin. Transporté par les pompiers à la suite d'une chute, il a quitté l'hôpital avant toute prise en charge. Sa famille a signalé sa disparition le 14 juin.
L’essentiel
- 11 juin 2026 : Marc Facquez, 70 ans, est transporté par les pompiers aux urgences de Gap après une chute.
- Pas de trace : Il quitte l’hôpital sans être examiné ; aucun enregistrement de son passage n’est retrouvé.
- Disparition inquiétante : La famille signale l’absence le 14 juin ; une enquête est ouverte par le parquet de Gap.
Ce qui s’est passé
Le jeudi 11 juin 2026, Marc Facquez, un habitant de La Saulce âgé de 70 ans, fait une chute près d’un distributeur automatique de billets dans son village. Blessé à la tête et aux côtes, il est pris en charge par les sapeurs-pompiers, qui le conduisent aux urgences du centre hospitalier de Gap.
Selon les informations recueillies par Le Dauphiné Libéré, l’homme arrive à l’hôpital mais n’attend pas d’être reçu par un médecin. Il quitte l’établissement de sa propre initiative, sans consultation ni soins. Depuis, il n’a plus donné aucun signe de vie.
Une absence de trace préoccupante
Le lendemain, la famille de Marc Facquez appelle l’hôpital pour prendre de ses nouvelles. À sa grande surprise, le service des urgences ne trouve aucune trace administrative de son passage. Aucun dossier d’admission n’a été ouvert, ce qui empêche même de confirmer qu’il a bien été présent dans les locaux.
Sa fille Cécilia, interrogée par BFM DICI, a souligné le caractère inhabituel de cette absence : son père ne prend jamais sa voiture seul. Les proches redoutent un traumatisme crânien non traité, susceptible d’avoir entraîné une désorientation ou une perte de mémoire.
L’enquête ouverte pour disparition inquiétante
Face à l’absence prolongée, la famille a officiellement signalé la disparition à la gendarmerie de La Saulce le dimanche 14 juin. Le parquet de Gap a été saisi. La procureure de Gap, Marion Lozac’hmeur, a confirmé à Le Dauphiné Libéré l’ouverture d’une enquête pour « disparition inquiétante ».
Les investigations ont été confiées à la communauté de brigades de gendarmerie de La Saulce. Les enquêteurs cherchent à retracer le parcours de Marc Facquez depuis sa sortie de l’hôpital. Ils examinent notamment les images de vidéoprotection aux abords de l’établissement et du centre-ville de Gap. Un appel à témoins pourrait être diffusé dans les prochains jours.
Dans un contexte judiciaire similaire à d’autres départements, la rapidité de la réaction du parquet souligne le caractère préoccupant de la situation.
Contexte dans les Hautes-Alpes
La Saulce est une commune de 1 400 habitants située dans la vallée de la Durance, à une quinzaine de kilomètres de Gap. Le centre hospitalier de Gap est le principal établissement de santé du département des Hautes-Alpes. En 2026, ses services d’urgences connaissent une pression continue liée à l’afflux estival et au manque de personnel médical. Selon l’Agence régionale de santé PACA, le taux de passage aux urgences sans prise en charge médicale immédiate (départs avant avis médical) est en légère augmentation dans le département ces dernières années.
Cette affaire relance les interrogations sur les conditions d’accueil et de traçabilité des patients dans les services d’urgence, particulièrement pour les personnes âgées ou vulnérables. Le département comptait, en 2024, 26 % de sa population âgée de plus de 65 ans, soit légèrement au-dessus de la moyenne régionale.
L’appel de la famille
La famille de Marc Facquez lance un appel à toute personne qui l’aurait aperçu depuis le 11 juin. Il pourrait se trouver dans un état de confusion. Il est décrit comme mesurant environ 1,70 m, cheveux blancs, de corpulence mince. Il était vêtu d’un pantalon beige et d’une polaire bleu foncé le jour de sa disparition.
Sa fille Cécilia a confié à Orange Actu : « Mon père n’a jamais fait ça. Il est très casanier. On craint qu’il ait eu un malaise après son traumatisme crânien et qu’il ne sache plus où il habite. »
En attendant, la gendarmerie poursuit ses investigations. Une procédure d’appel à témoins similaire à celle lancée en Vendée pourrait être mise en place si les recherches n’aboutissent pas rapidement.