Gaz hilarant : la police des Deux-Sèvres alerte sur les dangers pour les jeunes à Niort

La Police nationale des Deux-Sèvres publie une vidéo de prévention le 12 mai 2026 contre le protoxyde d'azote, aux effets parfois irréversibles.

Gaz hilarant : la police des Deux-Sèvres alerte sur les dangers pour les jeunes à Niort
Illustration Agnès Poirier / info.fr

La Police nationale des Deux-Sèvres a diffusé le 12 mai 2026 une vidéo d'alerte sur les risques du protoxyde d'azote. Pertes de connaissance, troubles neurologiques, accidents mortels au volant les conséquences peuvent être irréversibles. Cette initiative s'inscrit dans une campagne nationale lancée en avril par le gouvernement.

La Police nationale des Deux-Sèvres a diffusé le 12 mai 2026 une vidéo de prévention sur les dangers du protoxyde d’azote, communément appelé « gaz hilarant ». Le message vise en priorité les jeunes consommateurs, dans un département où l’usage détourné de cette substance progresse depuis 2025.

L’essentiel

  • 12 mai 2026 : la Police nationale des Deux-Sèvres publie une vidéo de prévention sur les dangers du protoxyde d’azote sur le réseau X (@PoliceNat79).
  • 450 accidents routiers liés au protoxyde d’azote recensés en France en 2025, selon les données relayées par la sécurité routière.
  • 3 513 morts sur les routes françaises en 2025, en hausse de 2,1 %, une mortalité à laquelle contribue la consommation de gaz hilarant au volant.
  • 7 avril 2026 : lancement de la campagne nationale « Proto : on passe vite du rire aux drames » par la ministre Marie-Pierre Vedrenne, diffusée sur les réseaux sociaux et à la télévision dès le 12 avril.
  • 4 février 2026 : dépôt à l’Assemblée nationale d’une proposition de loi pour incriminer l’usage récréatif du protoxyde d’azote.

Une vidéo publiée ce 12 mai par @PoliceNat79

La Police nationale des Deux-Sèvres a posté ce mardi matin une vidéo de sensibilisation sur son compte X officiel. Elle détaille les effets du protoxyde d’azote : pertes de connaissance, altération des réflexes, incontinence, troubles neurologiques et séquelles irréversibles comme des paralysies.

La Gendarmerie des Deux-Sèvres a également diffusé une vidéo similaire sur sa page Facebook, intitulée « On passe vite du rire au drame ». Elle insiste sur les altérations des réflexes au volant et les atteintes neurologiques irréversibles, selon le post officiel de la gendarmerie79.

Des effets graves, y compris derrière un volant

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Le protoxyde d’azote altère l’état de conscience. Inhalé, il provoque en quelques secondes une euphorie brève, suivie de vertiges ou d’une perte de connaissance. Au volant, ces effets peuvent être fatals. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marie-Pierre Vedrenne, a déclaré lors du lancement de la campagne nationale que « le protoxyde d’azote altère l’état de conscience et rend la conduite particulièrement dangereuse » (ministère de l’Intérieur, 7 avril 2026).

En 2025, environ 450 accidents routiers liés au gaz hilarant ont été recensés en France, selon des données relayées par le site Auto Plus et la sécurité routière. La mortalité sur les routes a atteint 3 513 morts cette année-là, en hausse de 2,1 %.

Contexte dans les Deux-Sèvres

À Niort, la présence du gaz hilarant dans l’espace public est documentée. Des cartouches et bonbonnes usagées ont été retrouvées dans plusieurs quartiers, notamment sur le parking du Moulin du Milieu le 21 janvier 2026, selon La Nouvelle République. Selon NIORTinfo, relayé sur Facebook, l’usage détourné du protoxyde d’azote « prend de l’ampleur dans les Deux-Sèvres ».

Ouest-France confirme de son côté que la consommation de gaz hilarant n’est « pas un mirage en Deux-Sèvres ». Le produit est encore légal à la vente, facile d’accès et peu onéreux, ce qui complique la prévention. D’autres unités de police mènent des actions comparables auprès des jeunes en France, comme à Évreux où 74 collégiens ont été sensibilisés aux dangers des armes blanches.

Une campagne nationale en soutien

L’action de la police des Deux-Sèvres s’appuie sur un dispositif national. Le gouvernement a lancé le 7 avril 2026 la campagne « Proto : on passe vite du rire aux drames », diffusée sur les réseaux sociaux puis à la télévision à partir du 12 avril. Elle montre des séquelles concrètes : paralysies, troubles cognitifs, absences au volant.

Sur le plan législatif, une proposition de loi visant à incriminer l’usage récréatif du protoxyde d’azote a été déposée à l’Assemblée nationale le 4 février 2026. Son examen en session ordinaire est attendu. La lutte contre les substances psychoactives est par ailleurs renforcée dans plusieurs contextes, y compris lors d’événements festifs de grande ampleur.

Ce que dit la loi aujourd’hui

La vente de protoxyde d’azote à des mineurs est interdite en France depuis la loi du 1er juin 2021. La cession ou l’offre à un mineur est passible de sanctions pénales. En revanche, la consommation par un majeur reste, à ce stade, non incriminée. C’est précisément ce vide que la proposition de loi déposée en février 2026 cherche à combler, selon le dossier de l’Assemblée nationale.

La police et la gendarmerie des Deux-Sèvres poursuivent leurs actions de sensibilisation sur les réseaux sociaux. La mobilisation des forces de l’ordre sur les questions de prévention s’étend au-delà du seul terrain judiciaire. Le débat parlementaire sur la proposition de loi donnera une nouvelle visibilité nationale au sujet dans les prochaines semaines.

Sources

Agnès Poirier

Agnès Poirier

Agnès est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Deux-Sèvres (79), avec Niort pour chef-lieu. Spécialité du département : capitale française des mutuelles d'assurance et Marais poitevin. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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