Gif-sur-Yvette : Samuel Coriat, 21 ans, tué par un bus près du campus Paris-Saclay

Étudiant à CentraleSupélec et ancien espoir du PSG Handball, le jeune homme est décédé le 16 avril sur l'avenue des Sciences.

Gif-sur-Yvette : Samuel Coriat, 21 ans, tué par un bus près du campus Paris-Saclay
Illustration Caroline Petit / info.fr

Samuel Coriat, 21 ans, a été mortellement percuté par un bus de la ligne 269 le 16 avril 2026 à Gif-sur-Yvette. Étudiant en ingénierie et ancien joueur formé au PSG Handball, il est décédé sur place. Les gendarmes enquêtent. L'accident rouvre le débat sur la sécurité des usagers vulnérables autour du plateau de Saclay.

C’était un jeudi matin, vers 10 heures. Avenue des Sciences, à hauteur de l’arrêt Le Moulon et de la bibliothèque Lumen de l’Université Paris-Saclay, Samuel Coriat a été percuté par un bus de la ligne 269. Malgré l’intervention des secours, le jeune homme de 21 ans est décédé sur place. L’information a été confirmée par Le Parisien.

Un parcours entre le sport de haut niveau et les études d’ingénieur

Samuel Coriat n’était pas un étudiant ordinaire. Formé au PSG Handball depuis 2014, il avait poursuivi en parallèle des études à CentraleSupélec, l’une des grandes écoles d’ingénieurs les plus sélectives de France, implantée sur le plateau de Saclay. Le lendemain du drame, le 17 avril, le club parisien lui a rendu hommage dans un communiqué officiel, le décrivant comme un « étudiant brillant et un sportif prometteur », selon Ouest-France.

Son père, interrogé par Le Parisien, l’a décrit comme « un garçon solaire ». Il a qualifié sa mort de « drame absolu ».

Les circonstances en cours d’élucidation

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La brigade de gendarmerie de Gif-sur-Yvette a ouvert une enquête. Les investigations portent notamment sur les raisons pour lesquelles Samuel Coriat traversait la voie réservée aux bus au moment de l’impact, selon Actu.fr. Les résultats de ces investigations n’ont pas encore été rendus publics.

Des riverains ont réagi sur les réseaux sociaux pour pointer la configuration de l’avenue. Un témoin souligne sur X que les bus y circulent à vive allure sur leur voie dédiée, et que les arbres plantés pour végétaliser le campus masquent la visibilité des usagers comme des conducteurs.

La mairie de Gif-sur-Yvette rappelle sur son site que les automobilistes ont l’obligation de céder le passage aux piétons engagés sur les passages cloutés, dans un contexte de forte densité étudiante sur le plateau de Saclay. La commune n’a pas fait de déclaration spécifique sur cet accident à ce stade.

Un contexte de sécurité piétonne sous tension

Cet accident s’inscrit dans une tendance préoccupante. En Essonne, le nombre de morts sur les routes avait reculé à 31 en 2023, soit dix de moins qu’en 2022, mais les piétons représentaient une part croissante des victimes, selon Le Parisien.

À Gif-sur-Yvette spécifiquement, deux accidents de la route avaient été recensés en 2024, sans décès signalé, selon les données de L’Internaute. Mais le secteur du campus avait déjà connu un drame en décembre 2025 : un cycliste avait été héliporté entre la vie et la mort après avoir été heurté par un engin de chantier, d’après Actu.fr. Les risques pour les usagers vulnérables autour du chantier permanent du plateau de Saclay étaient déjà documentés.

À l’échelle nationale, l’ONISR indique que les piétons représentaient environ 15 % des tués sur les routes françaises en 2024. Les outils de cartographie des accidents permettent d’identifier les zones à risque, dont des axes comme l’avenue des Sciences à Gif peuvent relever.

Prochaine étape

L’enquête de la gendarmerie est en cours. La question d’une révision des aménagements routiers sur l’avenue des Sciences pourrait être portée lors du conseil municipal de mai 2026, selon les informations disponibles à ce stade. Aucune décision formelle n’a été annoncée.

Sources

Caroline Petit

Caroline Petit

Correspondante à Évry-Courcouronnes, elle suit les tensions sur le logement, les projets de Grand Paris Express, l'université et les débats sur la sécurité. Diplômée du CFJ, elle a commencé en agence. Ligne de travail : interroger les élus, les bailleurs, les étudiants, vérifier les permis de construire avant de conclure.

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